Strange 197

Comme quand j'étais môme

Comme quand j’étais môme… vous propose aujourd’hui la chronique d’un numéro de Strange.

Strange 197 a été édité par Lug en mai 1986 et contient des récits signés John Byrne, Tom DeFalco,Rick Leonardi & Ron Frenz et Arthur Byron Cover & David Mazzuchelli.

Strange 197

Mai 1986… Une année difficile qui s’avance petit à petit et surtout un nouveau numéro de Strange ! C’est avec ce numéro que j’ai découvert Jack’O’Lantern, ainsi que les morceaux de l’histoire des X-Men qui figurent en flashback dans la Division Alpha. J’ai beaucoup aimé ce numéro, et particulièrement l’épisode de Daredevil que j’ai trouvé à la fois flippant et touchant (la fin est assez dure tout de même). Un bon souvenir de lecture, chouette dérivatif pour oublier le quotidien.

La Division Alpha – Les rêves ne meurent pas (Byrne)

Après avoir conclu son arc consacré à Marina et son passé, John Byrne nous propose ici un épisode de transition. C’est le moment de faire le point sur la Division Alpha et son devenir, alors que la veuve de Guardian (toujours hospitalisée) veut tout arrêter. L’épisode est bien ficelé, en brodant autour de moments connus de l’histoire des X-Men (le départ de Logan pour les rejoindre et le combat contre l’Arme Alpha) pour les approfondir avec des éléments provenant de la mythologie des super héros Canadiens. Ca se lit très bien, et ça fait beaucoup de sens même si je trouve que le rôle de Heather est un peu exagéré de façon artificielle alors que jusqu’à la mort de Guardian c’était un personnage très secondaire. L’arc secondaire consacré à Aurora, qui conclut l’épisode, est de son côté intriguant et laisse entrevoir des lendemains pas toujours évidents pour le personnage.

Du côté du dessin, c’est toujours un John Byrne très inspiré qui signe des planches toujours aussi jolies à regarder. Les épisodes plus anciens ne sont pas recopiés tels quels mais bel et bien redessinés, et autant dire que quand j’ai vu les originaux bien des années plus tard j’ai trouvé ça beaucoup moins joli !

L’Homme Araignée – Entre deux feux (De Falco / Leonardi)

Après une brève pause, il est temps de retrouver la nemesis récurrente de l’Araignée : le Super Bouffon… enfin pas vraiment, car Tom De Falco joue avec les nerfs du lecteur avec une intrigue autour du fameux fourgon blindé du super vilain présumé décédé. L’épisode est efficace, avec un suspense bien dosé, de l’action en quantité et des rebondissements bienvenus. La récurrence de la fâcherie entre Peter et sa tante commence à devenir lassante, mais ça reste supportable.

Du côté du dessin, les planches de Rick Leonardi sont nettement plus réussies que dans l’épisode précédent. Il reste un visage ou deux un peu loupés, mais dans l’ensemble c’est carrément sympa.

L’Homme Araignée – Même un fantôme a peur la nuit (De Falco / Frenz)

Avec cet épisode, Tom De Falco introduit un personnage qui fera office de ressort comique dans la série à de nombreuses reprises dans le futur : l’inénarrable Black Fox. Quoique le personnage est plus sérieux qu’il ne le sera après, même si notre pépé as de la cambriole amène un peu de légèreté dans cet épisode. On retrouve donc notre Tisseur face à un ennemi qui ne fait pas partie de sa brochette d’adversaires habituels, et donc au passage supérieur à son niveau, mais la mayonnaise prend plutôt bien et ça change un peu du Super Bouffon. Et bien entendu, on nous repasse une couche sur Peter et sa tante qui sont fâchés mais surtout le costume de l’Araignée devient de plus en plus mystérieux !

Du côté du dessin, cet épisode marque le retour de Ron Frenz et c’est donc un style très différent des épisodes précédents qui est ici employé pour dépeindre les aventures de Peter Parker. C’est plutôt joli et notre Tisseur et son univers sont bien mis en valeur dans des planches soignées.

L’intrépide Daredevil – Vengeance d’outre-tombe (Cover / Mazzuchelli)

Après un épisode prodigieux et éprouvant pour les nerfs, Arthur Byron Cover nous offre la suite des déboires de Matt Murdock face à une vengeance d’outre tombe mais cette fois sans Harlan Ellison. L’épisode est tout à fait efficace, avec en plus un lien vers le passé de l’avocat aveugle qui se trouve tout à fait justifié dans le cadre de l’histoire. On retrouve ce côté parano qui avait fait merveille dans l’épisode précédent, mais cette fois sans le huis clos et avec même une petite note d’humour (noir) de temps en temps. Un épisode tout à fait agréable à lire, avec un final touchant.

La partie graphique, une nouvelle fois signée David Mazzuchelli, est de son côté vraiment très réussie. L’artiste est un peu plus sage que dans l’épisode précédent en ce qui concerne la mise en page de son récit, mais ça reste très joliment dessiné et nous sommes assurément dans la fourchette haute des aventures de Daredevil graphiquement parlant.



Les informations pour écrire les chroniques de Comme quand j’étais môme proviennent du site Comics VF, merci à son équipe pour son travail de qualité.

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A propos mdata

Fondateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

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