Fatalis Imperator

Comme quand j'étais môme

Après avoir parlé de La vengeance du Monolithe vivant dans la chronique précédente, nous allons nous projeter un an plus tard et parler d’un autre album de la collection Top BD.

Fatalis Imperator est sorti en décembre 1987 dans la collection Top BD et contient un récit complet de David Michelinie et Bob Hall.

Fatalis Imperator

 

Décembre 1987…Ayant déjà été conquis par La vengeance du Monolithe vivant, je me laisse tenter par cet album qui me semble intéressant et dont là encore la couverture m’attire. J’y découvre alors un Fatalis comme je l’apprécie, c’est à dire assez proche du travail de John Byrne dans Les Quatre Fantastiques, des Vengeurs et en plus une mise en avant de Wonder Man. L’album m’avait beaucoup plu, déjà pour son histoire bien faite mais aussi pour la réflexion sur la liberté que l’on y trouvait. Je commençais en effet à apprécier de plus en plus de ne pas lire d’histoire se résumant à des matches de catch entre super héros (même si j’aimais quand même en lire ;)) mais dont le propos allait un peu plus loin. Un très bon album, que je n’ai jamais regretté d’avoir acheté.

Fatalis Imperator (David Michelinie/Bob Hall)

Qu’est ce qui se passerait si un super vilain arrivait enfin à son but ultime, à savoir dominer le monde sans avoir à craindre les super héros ? C’est à cette question que David Michelinie va répondre dans Fatalis Imperator. Le récit est articulé autour de Wonder Man, qui par hasard se retrouve à l’écart du monde lorsque Fatalis prend le pouvoir et contrôle tous les héros du monde. Insensible à l’artifice employé par le souverain de Latverie de par sa nature, Wonder Man va alors devoir se poser une question essentielle : faut-il libérer le monde de Fatalis ? Car en effet l’auteur montre ici un Fatalis qui n’est pas uniquement un excité uniquement soucieux de sa petite personne. Dominant le monde, Fatalis met en place un âge d’or sans précédent : tout le monde mange à sa faim, les armes sont démantelées…bref tous les maux de l’humanité depuis la nuit des temps, au prix il est vrai de sa liberté. Et en plus nous pouvons voir qu’une fois que Fatalis a atteint son but, il devient blasé car il n’a plus de défi à relever, et du coup l’intervention de Wonder Man l’intéresse au plus haut point. Il y a beaucoup de bonnes idées dans cette histoire, dont le moyen utilisé par Fatalis pour parvenir à ses fins qui est particulièrement ingénieux,ainsi que sa nemesis désignée par la nature même du procédé. Les dialogues sont soignés, et la réflexion des héros sur la pertinence de leur intervention est bien pensée (le final est en ce sens particulièrement bien fichu). Il n’y a rien à redire sur le rythme, qui dose parfaitement l’action et des moments plus calmes. J’ai toujours beaucoup aimé le travail de David Michelinie, et là franchement c’est l’une de ses meilleurs histoires.

Du côté du dessin, là aussi nous sommes gâtés. Bob Hall livre en effet des planches très réussies, qui font honneur au récit qu’elles illustrent. En plus le grand format de la collection Top BD permet d’en profiter pleinement.

Fatalis Imperator, à l’instar de La vengeance du monolithe vivant, est vraiment un album qui vaut le détour et une valeur sûre de la collection Top BD.

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A propos mdata

Fondateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

2 réponses à Fatalis Imperator

  1. Strider Tag dit :

    Tiens, encore une histoire qui mériterait d’être réimprimée en VO …

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