Du côté de la librairie

Cette fois, je vais parler d’albums dont j’ai fait l’acquisition au cours des deux derniers mois, mais qui ne sont plus franchement dans l’actualité.

  • Fantastic Four la fin : Il fut un temps où Marvel a particulièrement exploité le concept d’avenir possible pour ses séries avec les « La fin », donnant un point final fictif aux aventures de ses héros. Ce volet, sans surprise, est consacré aux Fantastiques. Ecrit et dessiné par Alan Davis, c’est un excellent récit qui pose un univers très cohérent pour l’avenir des FF, suite à un évènement tragique. Cet album est captivant de bout en bout, et le graphisme est absolument splendide avec des couleurs éclatantes. Un must pour les fans des FF et d’Alan Davis.
  • Fell t1 : J’ai acheté cet album sur le conseil d’un vendeur d’Album (Carré Sénart pour être précis) et je ne le regrette pas. Warren Ellis nous livre ici un travail assez étonnant (publié sous forme de récit hebdomadaire en VO), parlant d’un policier muté dans un secteur désolé où personne n’aimerait vivre. L’ambiance est très spéciale, on a l’impression qu’Ellis ne devait pas être très  net quand il a écrit Fell (imaginez du Twin Peaks sous acide). Le dessin est également très particulier : Templesmith a un style assez spécial, mais il sait parfaitement rendre l’ambiance de cette histoire. A noter que la suite se fait attendre, car l’ordinateur de Warren Ellis a rendu l’âme et il n’avait aucune sauvegarde de son travail, l’obligeant à tout recommencer. Ce livre est si particulier que je vous conseille fortement de le feuilleter avant achat.
  • Grounded : Profitant d’une arrivée inespérée de comics Angle soldés dans un hypermarché proche de chez moi, je me suis pris cet album dont le pitch m’a plu : un ado qui rêve d’être un super héros découvre un jour que ses parents sont des super héros (alors que lui n’a pas le moindre pouvoir) et se retrouve plongé dans leur univers. Cet album sans prétention remplit avec brio la mission d’un comics : divertir. Sans être inoubliable, l’histoire est intéressante (et bourrée de clins d’oeil) et se lit vraiment très bien. Le graphisme quant à lui n’est pas extraordinaire mais sert très bien le récit. Un bon petit album pour un prix vraiment attractif (en soldes les comics Angle se trouvent entre 3 et 4 euros), ça vaut vraiment le coup.
  • Le privé de Hawai : Lors de la vague de soldes Angle de l’automne, quelqu »un m’avait dit du bien de cet album (désolé si je ne me souviens pas qui, ma mémoire me joue de vilains tours). J’ai donc profité des soldes dont je parlais plus haut pour me procurer cet album. Cette histoire est un polar se passant dans les années 50 et met en scène un détective privé.  Si vous aimez le polar et l’ambiance des années 50, ce livre est fait pour vous. L’enquête est intéressante et se lit avec beaucoup de plaisir. Le dessin quant à lui illustre très bien l’ambiance du récit. Encore un bon achat grâce aux soldes d’Angle 🙂
  • Flash t1 (Big Book) : Dans cet album se trouvent des histoires faisant suite au Semic Book Flash, où c’est Wally West qui se trouve dans le costume rouge et jaune. Même si Barry Allen reste pour moi le seul vrai Flash, j’aime beaucoup Wally et sa vie partagée entre super héroïsme et vie de famille (ça me fait penser à Spiderman avant que Quesada ne vienne nous imposer son délire métaphysique). Ce Big book se lit vraiment très bien, les histoires sont vraiment intéressantes et le graphisme est plus que correct.
  • Omnibus Daredevil : Lors de la sortie de ce recueil, j’ai exprimé de façon assez soutenue mon opinion sur son prix excessif. L’ayant eu pour une somme plus que raisonnable (merci LeBig1 !), je peux maintenant parler d’autre chose que de son prix. On y trouve des aventures avec Spiderman (du bon Spiderman !), Born again, Love and war et Man without fear (déjà réédité en Incontournable). C’est du très bon Daredevil, surtout Born again qui pose les fondements du Daredevil de Bendis et Brubaker. Love and war peut surprendre de par son graphisme signé Bill Scienkenwicz, mais l’histoire est captivante. Quant à Man without fear, cette relecture des origines de Daredevil est très bonne. Deux reproches pour ce livre : la traduction un peu à la ramasse par endroits, et le sommaire qui respecte l’ordre chronologique alors qu’il aurait été plus logique de mettre Man without fear en premier (mais là ça vient de Marvel). Côté bonus, outre les couvertures originales et les habituels léchages de pompes des confrères de Miller, on trouve des crayonnés et un script de Miller pour Man without fear.  C’est un très beau livre, que je vous recommande si vous aimez Daredevil ET que vous pouvez le payer moins cher que son prix éditeur (je dirais qu’il ne doit pas vous coûter plus de 35/40 euros, à 65 euros c’est du vol).

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, suivant l’humeur je parlerai des sorties récentes ou bien de choses plus anciennes comme Alias dont j’ai repris la lecture (et dont je cherche toujours le tome 2 !)

Du côté de la librairie

Les livres s’accumulent, et le retard aussi. Voici mon avis sur mes dernières lectures en librairie.

  • Incognito t1 : Voici enfin la nouvelle série de Brubaker ! Le concept est original, et Brubaker prend un malin plaisir à nous ballader d’un bout à l’autre de son récit pour enchaîner les révélations et les surprises. On retrouve quelques ingrédients de Sleeper, mais recyclés intelligemment contrairement à certains auteurs qui s’auto-plagient. Du côté du dessin, nous avons droit à un très bon graphisme de Sean Philips, qui colle parfaitement à l’ambiance du récit. Sans être non plus l’album du siècle comme certains l’affirment, Incognito est néanmoins une excellente histoire dont j’espère bien lire la suite (non encore parue en vo).
  • Next Men t2 : Après une très longue attente, le second et dernier omnibus consacré aux Next Men est enfin sorti. John Byrne est en très grande forme dans cette série, et nous offre de très bons récits. Petit à petit les morceaux du puzzle se rassemblent jusqu’à l’incroyable final qui laisse sans voix. C’est juste dommage que cette fin n’en soit pas vraiment une, la véritable fin de Next Men n’ayant jamais été publiée. Mais la fin présente dans cet omnibus, même si elle ne résout pas toutes les intrigues, termine quand même proprement le récit et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Du côté du dessin, John Byrne est toujours aussi inspiré et nous a dessiné de bien jolies planches, encore plus belles en noir et blanc (même si certaines pages sont un peu moins nettes sur l’édition Française). Même s’il se lâche plus que dans ses récits pour Marvel ou DC, John Byrne reste fidèle à son credo de ne pas tomber dans la surabondance de détails crado et de laisser l’imagination du lecteur travailler, et franchement certains auteurs plus jeunes devraient en prendre de la graine. Si vous aimez John Byrne et la SF, je ne peux que vous conseiller de vous procurer ces deux omnibus pour passer un très bon moment de lecture.
  • Y le dernier homme t10 : On le sait, les séries Vertigo ont une fin, ça fait partie du contrat. Et bien on a beau le savoir, ça fait un drôle d’effet quand même. Avec ce tome nous pouvons lire l’épilogue des péripéties de Yorick et sa petite bande. Je n’aurai qu’un seul mot pour décrire cet album : brillant. L’histoire se conclut de fort belle manière, avec beaucoup d’émotion. Quant au dessin, il reste dans la lignée des tomes précédents et pas une fois n’aura démérité tout au long de cette épopée. En tout cas quand j’ai refermé cet album, il y avait comme de l’humidité dans mon regard…
  • Empowered t2 : L’apprentie super-héroïne la plus nulle de l’histoire des comics est de retour, avec son entourage de frappadingues. Ce second tome est tout aussi barré que le premier, mais personnellement j’ai moins ri qu’à la lecture de son prédécesseur. On retrouve en tout cas tous les ingrédients du tome 1 (l’héroïne ligotée en petite tenue, Ninjette, le Sbire, le Démon…) et même si comme je le soulignais j’ai moins ri cela reste une histoire très rafraîchissante, idéale pour chasser un coup de blues, avec des dialogues très drôles (le Démon est toujours excellent). Côté graphisme, c’est strictement identique au premier tome avec un style volontairement manga mais qui colle bien à l’atmosphère délirante d’Empowered.
  • Scalped t1 : Voici un titre que j’avais mis de côté parce que la couverture ne m’inspirait pas (je pensais que c’était du western), mais en lisant des avis ça et là je me suis décidé à le prendre et franchement je ne le regrette pas. Jason Aaron, qui sévit en ce moment sur Wolverine, nous livre un polar âpre et violent se passant dans une réserve Amérindienne. Ca se lit vraiment très bien, et le graphisme de Guerra colle parfaitement à l’atmosphère glauque de cette histoire. Le seul petit (mais vraiment petit) hic, c’est que c’est dommage qu’on réutilise une idée qui a servi de trame à une série bien connue des années 80 (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler). Un léger bémol sur la traduction qui n’est pas non plus toujours au top mais c’est largement mieux que ce dont Panini est capable habituellement.
  • Iron Fist t4 : Avec ce tome nous découvrons la nouvelle équipe créative de la série, qui débute un nouveau cycle des aventures de Danny Rand. Je suis assez mitigé sur le résultat. Le scénario reste très bon (le concept est vraiment bien trouvé) mais le dessin ne m’a pas vraiment emballé. J’ose espérer que ce n’est qu’une période de rodage, en tout cas si cela reste comme ça je ne sais pas si je poursuivrai la collection. A part ça se trouve un épisode dédié à Orson Randall  (l’autre Iron Fist), et là part contre le dessin est aussi bon que le scénario pour cette histoire passionnante.
  • Daredevil t19 : Daredevil continue son petit bonhomme de chemin sous la plume de Brubaker et le crayon de Lark. Cet album se lit très bien, c’est du très bon DD par un auteur qui a parfaitement su capter l’essence du personnage et l’exploiter de façon plus que satisfaisante. De plus le nouveau personnage, Lady Bullseye, est prometteur. Juste un léger reproche : la trame a de très fortes similitudes avec des éléments du run d’Ann Nocenti.
  • Ocean : Ce livre, adaptation Française d’un récit paru en 2004,  est une excellente surprise. On retrouve ici un Warren Ellis en grande forme dans une histoire de science-fiction à mi-chemin entre Abyss et Alien. C’est le Warren Ellis de Ministère de l’espace qu’on retrouve, avec son intérêt pour la conquête de l’espace qui ressort très visiblement. Cette histoire est passionnante de bout en bout, et se savoure comme un bon film de science fiction. Du côté du dessin, c’est Chris Sprouse qui officie et lui aussi a fait de l’excellent travail. Les dessins sont en effet très beaux et servent à merveille cette histoire que je vous recommande vivement.
  • Scott Pilgrim t1 : Cette série est un véritable OVNI, débarquant de façon totalement inattendue dans l’univers des comics. Scott Pilgrim est une série particulièrement farfelue, baladant le lecteur au fil des délires de l’auteur. C’est très agréable à lire, très drôle et comme Epowered c’est un remède idéal contre la déprime. Le dessin est un peu particulier, tirant un peu vers le manga sans être toutefois aussi marqué qu’Empowered dans ce style. J’étais sceptique mais je suis conquis ! (et en plus ce n’est vraiment pas cher)

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, je parlerai d’albums plus anciens dont j’ai fait l’acquisition récemment.

Le Souffle du vent

Pour les fiches de lecture, je sépare en deux parties : un petit résumé de ce que je pense du livre, sans aucune révélation. Pour l’article plus détaillé, donc susceptible de contenir des révélations sur l’histoire, il faudra cliquer sur le lien en bas de ce résumé.

A l’aube du 3e millénaire, le monde est en plein chaos. Elise, une jeune orpheline, est recueillie par Maître Koleilat, professeur de Zen et d’arts martiaux qui l’initie à son art. Il lui fait découvrir un monde spirituel où elle doit achever son apprentissage, un monde peuplé d’êtres sombres et tourmentés. Guidée par le Maître des lieux, Elise se retrouve vite engagée dans un voyage initiatique hors du commun dépassant de loin sa quête initiale, un voyage pour le salut de son âme…

La bande-dessinée adaptée du spectacle Le Souffle du vent est sortie la semaine dernière. Depuis le temps que je vous en parle, il est temps que je vous dise ce que j’en ai pensé 😉

Cette adaptation du spectacle du même nom est une vraie réussite. Pourtant le défi était de taille : adapter en bande-dessinée un spectacle reposant sur le visuel et l’ambiance (renforcée par du chant lyrique qui plus est) n’était en effet pas facile, et les auteurs s’en sont tirés de façon brillante.

Au final nous avons donc une adaptation qui parvient à conserver l’esprit de l’histoire d’origine (la trame principale et les personnages sont conservés) tout en étant assez différente sur le traitement (visuel différent, nouveaux personnages).

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Du côté de la librairie…

Retour à la normale, avec principalement des albums un peu en dehors de l’actualité et dont j’ai fait l’acquisition au cours des derniers mois, mais aussi la nouvelle aventure des Gentlemen extraordinaires.

  • Gotham Central 2 : second tome de cette série policière, consacré cette fois-ci à l’inspecteur Renée Montoya. Cette histoire de harcèlement est très bien faite et captive de bout en bout, même si sa trame est un peu classique (le policier poussé à bout par un maniaque n’a rien de nouveau). Le personnage principal est attachant, et le concept de base de la série – les policiers à l’écart des supers slips tout en partageant leur univers – est toujours très bien exploité. Je déplore par contre la couverture de l’album (Semic Book) qui est un énorme spoiler et gâche une partie de l’effet de surprise.
  • Gotham Central 3 : dans ce premier tome publié par Panini, nous retrouvons nos policiers qui doivent lutter contre le Joker. Ce récit est assez critique envers les super héros (et Batman en particulier). Encore plus que dans les précédents tomes le fait que les policiers sont les participants involontaires de la guerre que se livrent héros et vilains est omniprésent. On retrouve aussi cette « version » de Batman qui a été largement répandue depuis quelques temps, à savoir que Batman est largement aussi cinglé que ses ennemis (ce que Brubacker exploitera aussi lorsqu’il reprendra Daredevil). Un album passionnant, parfaitement servi par le graphisme de Michael Lark.
  • Gotham Central 4 : Cet album contient deux histoires. La première, via une enquête assez classique (malgré des touches de capes ça et là), montre l’ambiguïté de la position de certains policiers, et les compromis qu’ils doivent parfois accepter pour parvenir à leurs fins et finalement faire leur travail. La seconde montre comment le métier de policier affecte ces hommes et femmes, au point qu’ils ne peuvent plus faire autre chose même lorsqu’ils ne le sont plus. J’ai l’impression de me répéter, mais encore une fois c’est absolument excellent aussi bien du côté du scénario que du dessin.
  • Gotham Central 5 : Cette fois, on a droit à un Big Book ! Du coup nous avons droit à plusieurs récits, tous aussi captivants les uns que les autres (j’ai l’impression de taper la même critique à chaque Gotham Central). L’implication des super héros est plus marquée que dans les autres récits, sans pour autant dénaturer la série. L’ambiance policière est toujours aussi bien rendue, magnifiquement servie par un graphisme en phase avec le récit. C’est avec cet album que se termine la série, et c’est bien dommage car on tient là une des meilleures séries de DC.
  • Green Lantern & Green Arrow 1 (TPB VO) : Dans ce TPB commence un run mythique, à savoir celui de Dennis O’Neil et Neal Adams. Bien que les deux héros soient très différents (un héros « cosmique » et un héros « urbain »), l’alchimie entre ces deux personnages permet une fusion très cohérente de leurs deux univers. A travers ces récits super héroïques, ce sont des thèmes bien réels qui sont abordés : le racisme, le viol, le sort des Indiens d’Amérique, la surpopulation, les sectes…Autant de thèmes que les lecteurs de l’époque n’étaient pas franchement habitués à retrouver dans ce genre de parutions. C’est en tout cas passionnant de bout en bout, et je dirais même que c’est un livre à ne pas commencer le soir, sous peine de se coucher vraiment tard pour le finir. Du côté du dessin, Neal Adams livre un travail de toute beauté.
  • Green Lantern & Green Arrow 2 (TPB VO) : Je vais être honnête, ce second tome est moins bon que le premier. Ce n’est pas non plus mauvais, loin de là, mais les histoires sont un peu moins captivantes que dans le premier tome. Cela reste cependant excellent, et on retrouve dans cet album l’excellent récit « Snowbirds don’t fly », traitant de la drogue chez les jeunes (un épisode qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie). Du côté du dessin, Neal Adams est toujours aussi inspiré et c’est un régal que de savourer ses planches. Le dernier épisode est un peu particulier, car colorisé par des moyens « modernes », et cela permet de voir que les techniques ont beaucoup changé en 30 ans.
  • La Ligue des Gentlemen extraordinaires Century 1 : Dans cet album, Moore et O’Neill commencent un nouveau cycle autour de ces aventuriers d’un genre un peu spécial. On retrouve des visages familiers des tomes précédents et des nouveaux personnages pour une histoire encore une fois très intéressante. La construction de ce récit est un peu inhabituelle, articulée par moments autour d’une chanson dont les paroles collent à l’histoire. J’avoue que pour ma part j’ai moins accroché à cet album qu’aux précédents (que j’aime beaucoup), mais c’est personnel et je ne nie pas la richesse de cette oeuvre (il faudrait sûrement que fasse une relecture). Du côté du dessin, on retrouve cette ambiance particulière que l’on trouvait dans les autres tomes, ce qui signifie également que les personnes qui n’ont pas aimé le style graphique des autres aventures des Gentlemen extraordinaires ne seront pas plus à l’aise avec ce nouveau cycle (et réciproquement si vous avez aimé le style des albums précédents vous aimerez celui-ci).

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, retour à l’actualité avec des parutions plus récentes.

Du côté de la librairie

Avant de retomber sur mes pattes avec des avis en stand-by depuis quelques semaines, voici un avis sur mes derniers achats, collant au mieux à l’actualité des sorties.

  • War Machine 1 : Cet album reprend les premiers épisodes d’une nouvelle série War Machine, se situant à cheval sur les évènements de Secret Invasion. On y découvre notamment ce qui est arrivé à Rhodey, devenu un cyborg. Cet album peut se résumer en un seul mot : bourrin. Greg Pak reprend le concept de la première série War Machine (dans les années 90), où le personnage utilisait son équipement pour intervenir de façon musclée dans les conflits mondiaux. Du côté du dessin, c’est plutôt bon, sans être non plus exceptionnel. L’album se lit assez bien, malgré une intrigue très mince et un fil rouge repompé sur Deathlock, sans être palpitant non plus (« pif, paf, ratata, pan dans ta face, hop transformation »).
  • Iron Man – La guerre des armures : Ah, La guerre des armures…Tout lecteur d’Iron Man ayant connu cette période affiche généralement un sourire nostalgique en repensant à cette excellente histoire. Il s’agit en effet d’une des meilleures histoires d’Iron Man toutes époques confondues, partant d’un concept assez simple : voir comment réagirait Tony Stark si on lui volait la technologie d’Iron Man. La réponse est simple : brutalement. Les amateurs de bastons en armure sont comblés avec cet arc bourré d’action. David Michelinie, ayant déjà sévi sur Iron Man dans les années 70 (le Diable en bouteille par exemple c’est lui), était de retour sur le titre depuis quelques numéros et a réussi le pari de relancer un personnage complètement enlisé. La guerre des armures est passionnante de bout en bout, et la double identité Stark/Iron Man exploitée à fond. Du côté du dessin, c’est Mark Bright qui officie et c’est pas mal du tout. Son trait est très marqué Années 80 (le brushing de Tony Stark !) et les personnages ont tous des visages assez carrés mais même vingt ans après cela reste agréable à regarder (et il nous fait des armures superbes). L’album se conclut par un épilogue signé Barry Windsor Smith. Cet épisode est vraiment angoissant et conclut brillamment cette histoire, même si personnellement je suis toujours un peu mal à l’aise à sa lecture (à la première lecture il y a vingt ans j’ai carrément fait des cauchemars). Un mot maintenant sur l’édition Française : le rendu sur papier glacé est correct (un ou deux tout petits loupés mais on est loin de la catastrophe X Factor en janvier) mais la traduction est encore un chef d’oeuvre de Laurence Belingard (east traduit en ouest, une bourde sur « nome » au début) ce qui gâche un peu la lecture. Mais très franchement cette fois-ci les défauts sont suffisamment minimes pour que je vous recommande chaudement cet album, indispensable à tout lecteur aimant Iron Man.
  • Preacher 7 : L’attente est longue entre chaque tome de Preacher, ce que le porte-monnaie apprécie, mais cela en vaut la peine. Une fois encore Ennis et Dillon nous offrent une aventure excellente de bout en bout. Dans la plus pure tradition du héros sollitaire Américain, Jesse Custer arrive dans une petite ville où il va remettre de l’ordre. Mais Ennis restant fidèle à lui-même, il y a forcément un adversaire d’anthologie qui est largement aussi barré que Jesus de Sade. Passionnant de bout en bout, ce récit se lit d’une traite et laisse presque un goût de trop peu. En tout cas c’est l’occasion enfin de découvrir ce qui s’est passé dans le désert lors de la chute de Jesse depuis un avion. La dernière partie de l’album est plus sérieuse, consacrée au père de Jesse et à sa conduite pendant la guerre du Vietnam. Les guerres sont également un sujet récurrent chez Ennis, que cela soit dans des récits complets (303 par exemple) ou des allusions (The Boys, Preacher). On est loin du ton déjanté du reste de l’album mais c’est toujours aussi passionnant. Il est clair que cette série ne s’adresse pas à tous les publics (il faut quand même de l’estomac) mais franchement Preacher est la meilleure série de Vertigo (Transmetropolitan la talonne de près).
  • Leave it to Chance 1 : Un petit achat lors d’un énième destockage Semic, et au final un album très sympathique. Robinson (Starman) nous raconte ici une histoire se déroulant sur une Terre où la magie tient une place très importante, et axée sur la notion d’héritage et de transfert de responsabilités que l’on retrouve souvent chez DC (et justement dans Starman aussi). C’est très sympa, dommage que la suite reste inédite en vf. Du côté du dessin, c’est Paul Smith qui officie et c’est pas mal du tout. Au risque de passer pour un hérétique je n’aime pas trop le style de Paul Smith habituellement (sur X-Men par exemple), mais là j’ai trouvé que son graphisme servait particulièrement bien l’histoire. Si vous avez l’occasion de tomber sur cet album dans le cadre du destockage Semic (donc à 3 euros), n’hésitez pas à le prendre pour passer un agréable moment de lecture.
  • Transmetropolitan 6 : Et voilà, c’est le dernier album de Transmetropolitan. En l’achetant j’étais à la fois heureux et triste : heureux parce que je trépignais depuis des mois pour connaitre la suite de l’histoire, et triste parce que c’est la fin de l’histoire. La première partie de l’album est consacrée à une série d’articles de Spider Jerusalem, illustrée par différents artistes. C’est plaisant à lire, forcément très politiquement incorrect (comme la série d’ailleurs), et cela permet de voir un peu ce qu’il se passe dans la tête de Spider. Par contre je suis un peu nuancé sur un point : on nous a dit que le découpage discutable des albums Français était justifié par la nécessité d’inclure cette partie « bonus », et personnellement je ne la trouve pas si indispensable que ça même si je suis content de l’avoir lue (à la limite j’aurais préféré m’en passer et avoir moins d’albums plus épais). Ensuite, on retrouve la suite et la fin des aventures de ce journaliste si particulier. Le ton est toujours le même (Ellis en roue libre) et le graphisme de Robertson est toujours aussi bon. Un très bon moment de lecture, avec un final à la fois surprenant et finalement dans la logique d’Ellis.
  • Kick Ass 1 : Je suis assez mitigé sur cet album. Globalement j’ai plutôt aimé cette histoire, illustrant ce que tous les amateurs de comics ont rêvé de faire au moins une fois (que celui qui n’a jamais rêvé de « rendre la justice » en spandex me jette la première pierre !). Le ton choisi par Millar est assez sympa, avec un personnage attachant, et le graphisme de John Romita Jr est excellent. Mais il y a un passage qui me met mal à l’aise : sans donner trop de détails pour ne pas gâcher la lecture des personnes qui ne l’ont pas encore lu, disons que Millar retombe à un moment dans un de ses travers discutables, à savoir le gore gratuit. Le passage en question recourt en effet à du gore sans aucune nécessité, c’est racoleur et cela gâche le plaisir de lecture (j’ai eu le même sentiment pour le final d’Old Man Logan ou l’épisode de FF de ce mois-ci). Je ne dis pas que le gore n’a pas ça place dans les comics, cela serait hypocrite de ma part vu mes lectures (Preacher par exemple). Mais je distingue le gore comme partie intégrante de l’histoire (Preacher justement, The Boys, Authority…) et le gore gratuit qui n’est là que pour choquer et faire du buzz. C’est vraiment dommage, sans ce passage j’aurais été beaucoup plus enthousiaste sur cet album dont j’ai apprécié tout le reste.

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, retour au planning prévu avec notamment les volumes de Gotham Central.

Du côté de la librairie

Vu l’énorme retard accumulé, je bouscule un petit peu mon planning pour vous parler des sorties récentes en librairie, laissant de côté pour ce coup-ci des albums plus anciens dont je vous parlerai plus tard.

  • X Infernus : Cet album est une sorte de paradoxe : il sort en librairie alors qu’il intéresse surtout les lecteurs de fascicules. En effet X Infernus fait suite à des épisodes publiés dans le magazine X-Men, et qui préparaient le terrain pour le retour d’Illyana Raspoutine, notamment à travers le personnage de Pixie. Pour être franc, cet album est très dispensable : son seul et unique but est de réintroduire Illyana dans l’univers des X-Men. Le scénario est correct, sans plus et le dessin est pas mal. Très franchement, si je n’avais pas eu une remise Album j’aurais fait l’impasse sur ce livre et cela n’aurait pas été une perte insurmontable (même si sa lecture est plaisante).
  • Final Crisis 1 : On commence par un récit mettant en scène les Lascars (Rogues en VO), les ennemis à la petite semaine des Flash (Barry Allen, Bart Allen, Wally West). Ces ennemis veulent se venger car Inertia, en leur faisant tuer Bart Allen, les a fait enfreindre leur loi implicite : ne jamais tuer un bolide. Le récit est très agréable à lire, bien écrit et bien dessiné. L’histoire tient la route, et est suffisamment claire pour se suivre sans avoir lu les aventures de Bart publiées dans DC Universe HS. On passe ensuite à un récit mettant en scène Superman et la Légion des Super Héros. Ce récit justifie à lui tout seul l’achat du livre : outre une excellente histoire très bien racontée (avec deux résurrections surprenantes et faisant un peu deus ex machina), on retrouve surtout l’immense George Perez au dessin, montrant encore sa spécialité : des combats mettant en scène plein de personnages aux super-pouvoirs dans tous les coins. On aime ou on déteste, personnellement j’adore. Et plus je lis de DC, plus j’aime la Légion des Super Héros.
  • Dark Reign 1 : On commence cet album fourre-tout par une bonne dose de Deadpool. Le mercenaire à la grande g*** est toujours aussi déjanté, et ses aventures sont véritablement très drôles. Ces épisodes sont dans la directe lignée du Hors Série Secret Invasion où il apparait, et si vous avez aimé ce Hors Série vous aimerez ces épisodes. On passe ensuite à Miss Marvel, pour un récit correct, sans plus. Le soucis c’est que malgré les épisodes que Panini a publié dans ses autres albums d’events, il est difficile de s’intéresser à une série suivie en pointillés. Ca se lit cependant sans déplaisir (histoire et dessin corrects), mais franchement passer après Deadpool ce n’est pas forcément facile…Pour conclure, nous avons droit aux premiers épisodes de la nouvelle série consacrée à la Panthère Noire. Franchement, j’ai beaucoup aimé ces épisodes. Le couple royal du Wakanda est traité de façon moins gnangnan que dans les autres récits le mettant en scène, l’histoire est intéressante (bien que sans surprise) et le dessin est vraiment pas mal.
  • Witchblade 4 : Enfin, après des mois d’attente, revoici notre charmante fliquette de choc. J’ai tout simplement adoré cet album, à mon avis le meilleur des 4 publiés par Delcourt. La partie consacrée aux origines du Witchblade et à son passage parmi les siècles est très intéressante (et le graphisme changeant d’artiste à chaque époque est bien trouvé) et ce qui suit est également très bon, aussi bien du point de vue de l’histoire (les personnages sont attachants et l’intrigue tient debout) que du dessin, agréable à regarder. J’ai essayé cette série sur un coup de tête, je ne le regrette pas car c’est vraiment une lecture agréable. J’espère que cette fois la suite sera un peu moins longue à venir, vu le cliffhanger…
  • Umbrella Academy 2 : Ce nouveau tome de cette équipe atypique est dans la lignée du précédent. A ce titre, si vous n’avez pas aimé le premier, vous n’aimerez pas le second et inversement si vous avez aimé le premier vous aimerez le second. Cette fois-ci, l’histoire se concentre autour des agissements de Numéro 5 lors de de son décalage temporel, et de leurs vastes implications sur le présent. Le ton est toujours aussi déjanté, ainsi que le graphisme. On notera la présence de deux tueurs particulièrement barrés, qui ne sont pas sans rappeler Vincent et Jules dans Pulp Fiction. Le seul reproche que je ferais à cet album, c’est de sombrer un peu facilement dans le gore par moments, sans que cela soit particulièrement justifié. Mais cela reste une excellente histoire qui m’a captivé de bout en bout.
  • Powers 6 : Depuis que j’ai commencé à m’intéresser à Powers, chaque nouvel album est un ravissement et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Cette fois-ci, nous avons affaire à un scandale assez sordide dans le monde des super héros, débouchant assez vite sur une enquête de meurtre. Bendis montre encore une fois sa grande maitrise de l’univers policier, l’enquête présentée ici étant particulièrement intéressante. C’est également l’occasion de voir la face B d’une équipe de super héros évoquant très fortement la JLA. Un épisode de The Boys traitait sensiblement du même sujet mais là où Ennis se contentait d’en faire un délire pipi-caca (très drôle au demeurant), Bendis livre une histoire bien ficelée et plus ambitieuse, même si le glauque est bien plus présent. Quant au graphisme d’Oeming, il reste très cartoon, mais c’est très réussi et le style est très dymanique. Une grande réussite, et pour le moment le meilleur album de la série.
  • The Boys 5 : Faire paraitre The Boys et Powers le même moi relève selon moi du gag éditorial, vu que les deux séries ont le même concept (a face cachée des super héros) mais un traitement radicalement différent.  Cette fois-ci, Ennis nous offre des explications détaillées sur les coulisses de son univers déjanté, à travers les explications de La Légende. Il ne se passe pas grand chose côté action dans ce volume (malgré un face à face assez épatant entre les Boys et les Sept) mais ce récit bétonne particulièrement la série en donnant une base cohérente à cet univers. Beaucoup de choses sont bien plus claires maintenant, et cela augure de choses assez intéressantes pour l’avenir. Du côté du dessin, rien à redire, ça reste très bon. Un excellent volume pour passer un très bon moment.

C’est tout pour aujourd’hui. Le prochain article sur la librairie sera également consacré à mes achats les plus récents afin de coller à l’actualité, avant de repartir sur des albums plus anciens.

Du côté de la librairie

En plus de mes lectures de fascicules, j’ai eu un peu de temps pour lire des albums librairie…

  • Flash (Les West sauvages) : cet album fait suite à la série où Bart Allen avait joué le rôle de Flash (publiée dans 3 DC Universe HS) et au crossover JLA/JSA « La saga de l’éclair » (publié dans 3 DC Universe). On retrouve donc Wally West, de retour après Infinite Crisis et prêt à reprendre le rôle de Flash. La nouveauté consiste en sa vie de famille, vu que ses enfants ont également des super pouvoirs et souhaitent suivre la tradition familiale dasns le super héroïsme. Cet album est plutôt plaisant à lire, c’est à la fois amusant de voir Wally aux prises avec ses enfants (et dire que je me plains des miens…) et émouvant de voir les angoisses qu’il partage avec sa femme sur le devenir de leur progéniture. Le dessin est plutôt sympa et contribue au plaisir de lecture de cet album.
  • X-Men Noir t1 : Après le réussi Spiderman Noir, j’étais assez impatient de voir ce que cela donnerait pour les X-Men. Et très franchement je n’ai pas été déçu, car je trouve cet album encore meilleur. Spiderman Noir intègre en effet des éléments fantastiques et retranscrit l’histoire de Spiderman dans les années 30, alors que X-Men Noir est un polar à 100% (en reprenant bien sûr les noms des personnages originaux) et propose une histoire originale. Cette dernière est très bien fichue et se lit vraiment très bien. Du côté du dessin, rien à redire : le graphisme sert très bien le récit et restitue parfaitement l’ambiance « noir ».
  • Gotham Central t1 : Achat effectué suite à vos conseils et confirmé par le vendeur de l’Album de Carré Sénart, et grand plaisir de lecture ! Brubacker et Rucka nous dépeignent les coulisses de la ville de Gotham, le quotidien des forces de polices en marge des aventures de Batman. C’est du très bon polar, très bien servi par un excellent graphisme de Michael Lark (que l’on retrouve aussi sur le Daredevil de Brubacker). Cet album se lit d’une traite, et en l’ayant refermé je n’ai eu qu’une envie : lire la suite ! (ce que je vais faire ce midi d’ailleurs).
  • Criminal t1 : Encore un achat pour lequel je ne peux que vous remercier, car j’ai suivi vos avis et je me suis régalé. On retrouve donc Brubacker dans une ambiance qu’il maitrise à la perfection, à savoir le polar. A la différence de Gotham Central, nous sommes ici dans un univers « normal », c’est « simplement » un polar. Comme son titre l’indique, nous nous suivons les péripéties d’un criminel. C’est clairement un album à ne pas recommander aux dépressifs, car c’est très sombre, mais c’est excellent et il est quasiment impossible d’en décrocher avant la fin. Le graphisme, signé Sean Phillips (qui a officié également sur le Sleeper de Brubacker), est excellent et restitue à la perfection l’ambiance sombre du scénario.
  • Identity Crisis (TPB vo) : A force d’hésitations (j’ai eu autant de bons échos de que de mauvais), j’ai fini par prendre cette histoire mais en TPB, ce qui m’a permis de l’avoir pour le tiers du prix de l’édition Française…Que penser alors d’Identity Crisis ? Et bien c’est loin d’être mauvais. Certes, l’auteur en fait un peu trop dans le glauque mais cela reste une histoire intéressante et bien fichue. La thématique abordée dans cet album (la raison de la grande importance d’une identité secrète) constitue à mes yeux un des fondamentaux de la bande dessinée super-héroïque et je trouve que l’auteur se débrouille quand même pas mal avec. Par contre je ne peux pas me prononcer sur le fait que le fin mot de l’histoire se devine avant la fin ou pas, vu que je connaissais déjà les principaux éléments d’Identity Crisis qui sont résumés dans 52 (je ne comptais pas l’acheter à l’époque). Du côté du graphisme par contre, je suis moins enthousiaste. D’une planche à l’autre c’est en effet assez variable, je trouve certains visages loupés (notamment Superman) mais cela reste quand même de bonne facture. En somme une histoire honnête qui ne mérite pas forcément la volée de bois vert qu’elle a reçue mais dont le prix de l’édition Française reste quand même excessif.

C’est tout pour aujourd’hui ! La prochaine fois, je parlerai notamment du second tome de Gotham Central et des TPB Green Lantern/Green Arrow (j’ai commencé le premier et j’adore !).

Du côté de la librairie…

Par manque de temps (mon ordinateur est en train de lâcher), je n’ai pas pu parler plus tôt de mes dernières lectures en librairie. Voyons maintenant ce que je peux vous en dire 😉

  • Transmetropolitan t4 : A partir de ce tome, le ton change quelque peu. Le cynisme reste présent mais l’humour moins visible. Ellis parle de sujets très sérieux comme la prostitution infantile, et même si cela se situe toujours dans le futur un écho est fait aux tristes réalités de notre présent. La maladie et la croisade de Spider Jerusalem contribuent également au changement de ton de la série, mais ce changement de ton ne lui nuit pas, bien au contraire. Du côté du dessin, Robertson est toujours en très grande forme et ses gags visuels permettent de mieux digérer le désespoir ambiant.
  • Transmetropolitan t5 : « Grâce » au découpage Paninien, le tome précédent se terminait sur un cliffhanger ??norme (j’ose à peine imaginer la frustration des lecteurs qui ont attendu entre les deux tomes). L’arc continue sur sa lancée et c’est toujours aussi bon. Ce tome est dans la même veine que le précédent, aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Transmetropolitan est considérée comme une des meilleures séries de Vertigo, et franchement c’est plus que mérité.
  • Batman Hush (VO) : Ca peut paraitre un peu dur à imaginer quand on a lu Ultimatum ou Hulk, mais il fut un temps où Jeph Loeb n’était pas le Max Pecas des comics. Hush est un arc où un nouvel adversaire de Batman a fait son apparition : Hush (Silence en vf). Le scénario tient bien la route et le fin mot de l’histoire ne se devine pas dès la seconde page. Quant au dessin, c’est Jim Lee qui officie et franchement c’est joli. Bien sûr il ne faut pas être allergique à son style, personnellement je trouve qu’il a fait du très bon boulot. Du bon Batman en somme !
  • Les saisons de Superman : Encore un bon récit de Jeph Loeb, associé ici à Tim Sale, son complice de Batman Halloween et Batman Long Halloween. Dans ce récit découpé en quatre parties (une par saison), nous retrouvons un Superman assez proche du Superman « classique » (le graphisme de Tim Sale fait assez penser aux premières aventures de Superman). On y trouve un Superman attachant, par ses relations avec ses parents adoptifs et ses amis de Smallville et par son désir de se sentir accepté. Bien sûr pas de Superman sans Lex Luthor, et ce dernier est à la hauteur de son personnage de méchant mégalo. Un bien bel album qui peut certes décontenancer les lecteurs d’un Superman plus contemporain mais qui ravira les personnes qui sont attachées à l’essence du personnage telle qu’on la percevait notamment dans le premier Superman de Richard Donner.
  • Superman droit du sang : Encore du Superman, et du bon Superman ! Lors de la première Crisis, John Byrne eut la difficile mission de relancer Superman, ce qu’il fit avec beaucoup d’audace (suppression de Superboy) et de talent. Bien des années plus tard, c’est au tour de Mark Waid de faire de même. Le but est clairement de proposer un personnage en phase avec la série Smallville (qui faisait un gros carton à l’époque), ce qui se voit notamment au travers de la relation Clark Kent/Lex Luthor. A part ça les éléments de la « mythologie »de Superman sont toujours présents, avec quelques petits ajustements. C’est un très bon album, intéressant de bout en bout (et il est sacrément épais). Quant au dessin de Leinil Francis Yu, il est très bon et sert très bien l’histoire.

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois je parlerais de Flash et de Criminal (je viens d’acheter le premier tome en suivant vos conseils !), et il y aura peut être un peu de VO si mes achats arrivent en temps et en heure 🙂

Du côté de la librairie…

Pas beaucoup de choses cette fois-ci, le temps (et le budget) commençant à manquer pour lire plein de trucs 😉

  • Deluxe Daredevil t3 : Enfin ! Après deux semaines d’attente le 3e Deluxe consacré au run de Bendis sur le Diable Rouge est disponible ! Je me suis littéralement jeté dessus et je ne le regrette pas. On retrouve donc Tête à cornes aux prises avec l’incroyable sac de noeuds qui lui tient lieu de vie depuis le début du run. C’est très bon, Bendis nous dépeignant toujours un Daredevil marchant sur la corde raide entre raison et démence comme Miller l’avait si bien fait avant lui. C’est très bien construit, l’univers particulier de Daredevil est très bien rendu. Quant au dessin de Maleev, il colle très bien à l’atmosphère oppressante de cette histoire. Il serait vraiment criminel de ne pas nous donner la suite de ce run en tout cas, pourvu que Panini ne nous joue pas une sale blague…
  • Transmetropolitan t2 : Suite des aventures de Spider Jerusalem, qui ce coup-ci se trouve en plein coeur d’une campagne électorale Américaine. Le premier tome n’était qu’un simple amuse-gueule par rapport à celui-ci, où l’univers de Spider est complètement posé (avec notamment ses « sordides assistantes). Bien que se passant dans le futur, Ellis nous livre une critique acide des élections pouvant sans peine se transposer de nos jours…Du côté du dessin, Roberston offre un graphisme déjanté qui suit parfaitement les délires d’un Ellis en roue libre. Transmet, ce n’est pas pour tous les yeux mais c’est vraiment très bon ! 🙂
  • Transmetropolitan t3 : Comme Fort Boyard, la devise de cette série doit être « Toujours plus loin ». Alors que le second tome était déjà bien gratiné, le troisième repousse encore les limites et nous offre les aventures emplies de cynisme d’un Spider Jerusalem survolté. Autant certains passages sont tout simplement hilarants, certains font un peu rire jaune car malheureusement très actuels (et surtout dans notre pays, les « Avis D » ne sont pas si science-fictionnesques que ça). Du côté du dessin, Robertson est toujours en forme, et le passage de certains invités pour les parodies de Spider est très bien fichu (saurez-vous reconnaître les artistes sans lire les crédits ?). Du très bon, le seul défaut de ce tome c’est que je n’en ai plus que deux à lire après celui-ci…

C’est tout pour cette fois…La prochaine fois, il y aura du Loeb au programme, mais du bon : Hush (oui j’ai craqué pour la VO) et Les saisons de Superman. Et bien sûr, la suite de ma lecture des tomes de Transmet’…

Du côté de la librairie…

Et voici une nouvelle fournée de livres dont je vais vous parler…

  • Absolute Batman Dak Knight : Après tant d’années d’hésitation, j’ai fini par profiter de l’offre plus qu’alléchante d’Amazon et acheter cette histoire mythique en Absolute, contenant Dark Knight returns (DKR) et Dark Knight strikes back (DKSB). Commençons par DKR. A travers cette histoire, Frank Miller nous montre un Bruce Wayne qui décide de reprendre le rôle de Batman bien après qu’il l’ait abandonné, dans un futur proche sans héros qui n’est pas très réjouissant. DKR est un récit très sombre et pessimiste, mais son histoire redoutablement bien écrite peut sans soucis figurer au panthéon des meilleures histoires de Batman. Quant au dessin, on retrouve le trait caractéristique de Miller bien mis en valeur par Janson (il suffit de jeter un oeil aux crayonnés pour se rendre compte du travail de Janson). Par contre je serai moins enthousiaste sur DKSB. Cette suite, publiée quinze ans plus tard, est largement moins intéressante. Je n’en dirai pas trop car cela gâcherait toute la fin du premier opus, mais certains thèmes de DKR sont abandonnés et c’est dommage (sans compter quelques incohérences sur certains personnages). Du côté du dessin, c’est très moyen, très caricatural. Cela reste quand même très lisible, mais on est loin de la puissance du premier récit. Enfin concernant l’édition elle-même, c’est du bonheur : un très beau livre (bien lourd, il pèse presque 3 kilos) avec des choses très intéressantes dont pas mal de crayonnés.
  • Spiderman Noir : Premier album de cette nouvelle expérience de Marvel, cette réinvention de Spiderman dans les années 30 est une vraie réussite. Certes, on est dans le cadre du « elseworld » tout ce qu’il y a de plus classique (transposition de l’univers du héros, clins d’oeil…) mais c’est très bien fait. Le cadre des années 30 est très bien rendu, et les variations sur les personnages principaux sont bien trouvées (bon par contre il faut reconnaitre que la « naissance » de Spiderman est un peu facile). Du côté du dessin c’est très réussi, l’ambiance est parfaitement restituée. Un très bon album pour une somme plus que raisonnable, je pourrais faire mon George et demander « What else ? » 😉
  • Wildcats 1 : J’ai résisté longtemps, puis j’ai fini par prendre cet album qui marque la reprise de la série par Alan Moore. Assez peu familier de l’univers des Wildcats (j’ai découvert le groupe avec Wildcats 3.0), j’ai eu un peu de mal à entrer dans leur univers particulier mais c’est vraiment très intéressant, et la scission entre les deux mondes (Terre et Khera) est bien trouvée. Cela reste du récit de super héros mainstream, mais avec des petites choses plus profondes qui sont glissées subtilement (on discerne par exemple une critique assez acide des relations entre les Indiens d’Amérique et les colons). Du côté du dessin, c’est du classique de l’époque mais ce n’est pas vilain. Bref, un album certes pas indispensable mais à la lecture particulièrement agréable.
  • Namor Voyage au fond des mers : Même si je m’en défend habituellement, cette fois-ci j’ai acheté cet album uniquement pour le dessinateur, le talentueux Esad Ribic dont j’avais adoré le Silver Surfer Requiem (ainsi que Loki, mais celui-là je ne l’ai pas). Mais outre le dessin, le scénario est vraiment bon et nous avons une histoire où finalement Namor est assez peu présent et où règne une ambiance oppressante qui n’est pas sans rappeler l’excellent Abyss de James Cameron. Un très bon album que je recommande, j’ai passé un excellent moment à sa lecture.
  • Black Summer : On trouve décidemment de très bonnes choses chez Milady Graphics, comme en témoigne ce très bon récit de Warren Ellis. Black Summer est un peu le « What if » de Stormwatch, où on verrait ce que deviennent les super agents créés par le gouvernement une fois qu’il les lâche, avec des éléments d’Authority également. C’est très bon, Ellis se défoule dans ce récit très violent où tout est prétexte à des bastons de grande ampleur. Le concept des « armes » est également bien pensé, et le récit réserve quelques surprises. Du côté du dessin, c’est pas mal du tout, très détaillé malgré quelques confusions lors de quelques scènes de bagarre où on a du mal à voir du premier coup d’oeil ce qui est en train de se passer. Un très bon album pour pas très cher, encore une occasion de s’amuser avec le « What else ? »  Clonneysque 😉
  • Les Exilés t1 : Ca fait des années que je dis du mal des derniers travaux de Chris Claremont, faisant remonter mon immense déception quant au « déclin » du scénariste qui m’a fait aimer la BD de super héros à travers ses X-Men dont les sagas restent indétrônables dans mon panthéon des meilleures histoires que j’ai pu lire. J’ai donc beaucoup hésité à me procurer ce monster, car bien que j’aime beaucoup les Exilés j’avais peur d’être terriblement déçu. Et finalement j’ai sauté le pas et j’ai bien fait. Sans avoir non plus retrouvé l’éclat de son glorieux passé, Claremont a parfaitement capté l’esprit de la série (ce qu’il n’a pas su faire dans ses FF par exemple) et tout en intégrant les Exilés dans son univers de prédilection (les X-Men) il nous livre des récits qui se lisent vraiment très bien. Le seul hic de cet album vient des choix éditoriaux de Panini, qui ont zappé « Die by the sword » et donc rendent la transition entre deux partie de l’album particulièrement difficile. Du côté du dessin, c’est très bon et cela contribue au plaisir de lecture. Encore un album qui sans être indispensable reste une lecture très agréable (et à cause de lui j’ai envie de lire X-Men Forever maintenant, c’est malin).
  • Transmetropolitan t1 : Ca y’est, je l’ai fait, j’ai plongé tête la première dans l’univers de Transmetropolitan et j’adore ça. Grand amateur de Cyberpunk (j’ai presque tous les livres de William Gibson), l’ambiance particulière de cet univers m’a immédiatement accroché. Warren Ellis est en roue libre dans cette série bien barrée avec un personnage absolument génial dont on adore suivre les péripéties. C’est très cynique (à côté de Spider Jerusalem, le Dr House est un bisounours), et bourré d’humour noir. Quant au dessin de Darrick Robertson, il est absolument excellent et colle parfaitement à l’ambiance particulière du récit. Quand j’ai refermé ce tome, j’ai dû me faire violence pour ne pas lire les 4 suivants dans la foulée (bon il était tard aussi). A ne pas mettre entre toutes les mains, mais j’ai tendance à penser que les lecteurs qui aiment le Preacher d’Ennis aiment aussi Transmetropolitan, et vice-versa.

C’est tout pour cette fois, la prochaine fois je reparlerai sûrement de Transmetropolitan et j’espère aussi du nouveau Deluxe de Daredevil.