Inhumans Saison 1

Inhumans

Suite au coup d’état de Maximus, frère du souverain Flèche noire, la famille royale des Inhumains s’échappe de sa cité lunaire Attilan et se retrouve parmi les humains dont ils se méfient et qu’ils vont devoir apprendre à connaître pour survivre.

A l’origine prévue pour le cinéma, l’adaptation des aventures de la famille royale des Inhumains s’est retrouvée convertie en série télévisée lancée en grande pompe avec la diffusion de son début de saison dans des salles IMAX. Il y avait beaucoup d’interrogations au sujet de cette série : fidélité aux personnages d’origine, intégration au MCU (les Inhumains ayant déjà été introduits via la série Agents of SHIELD) et surtout qualité de la série vu que les premiers visuels n’avaient pas forcément réussi à rassurer le public.

Les huit épisodes de la première saison ayant été diffusés aux USA, il est temps de dresser un bilan…et il n’est pas glorieux ! Ratage. Voilà comment on peut résumer la saison en un seul mot en restant poli et en évitant un parallèle scatologique. Mais pas un petit ratage : un échec cuisant, un loupé de proportion cosmique qui a de quoi faire se poser des questions sur le processus de validation qui a permis à cette saison de voir le jour. Voilà ce qu’est Inhumans.

Ca va peut être paraître sévère mais il n’y a rien à sauver : entre les comédiens qui semblent en permanence se demander ce qu’ils font là (et regretter d’être là !), l’histoire à dormir debout et blindée d’incohérences, la réalisation en pilotage automatique, les effets spéciaux aux abonnés absents (à part Gueule d’or, seul petit point positif) et le manque criant de budget qui fait se demander si nous n’assistons pas en fait à une convention de cosplay en plein magasin Ikea ou à un revival de San Ku Kai. En fait c’est même à se demander si la production de la série n’a pas été noyautée par un groupuscule qui vise à réhabiliter la défunte série Mutant X en proposant dix fois pire (si c’est le cas, mission accomplie).

Vous l’aurez compris, la saison 1 de Inhumans est une catastrophe qui est fort heureusement suffisamment déconnectée du reste du MCU pour qu’on puisse essayer de l’oublier.

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Thor – Ragnarok

Thor Ragnarok

Privé de son puissant marteau Mjolnir, Thor se retrouve aux confins de l’univers aux côté d’alliés inattendus. Pourra-t-il revenir sur Asgard, menacée par Hela, et empêcher sa destruction lors du Ragnarok ?

Les Asgardiens de la galaxie : voilà comment on pourrait résumer ce troisième opus des aventures de Thor, qui opère un sacré virage par rapport aux autres apparitions du Dieu du Tonnerre. Ce n’est pas forcément une surprise, car le ton plus léger du film avait transpiré des bandes-annonces mais c’est en voyant le film qu’on peut se rendre compte de l’influence des Gardiens de la galaxie.

On s’amuse donc beaucoup dans ce film, où Chris Hemsworth montre une nouvelle fois son aisance dans le registre comique en incarnant un Thor largement moins coincé que dans les autres films où il apparaît. L’ambiance est résolument légère, avec des situations improbables et des dialogues décalés (et souvent improvisés). Dans ce registre, mention spéciale à Jeff Goldblum qui campe ici un Grand maître complètement taré !

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut penser que Thor – Ragnarok se cantonne à plus de deux heures de rigolade. Il y a des moments sérieux (et le rythme pour passer d’un registre à l’autre est très bien dosé), mais aussi des scènes d’action spectaculaires. C’est simple : Thor n’a jamais été aussi épique (voire badass) jusque là. Il faut dire aussi que le choix d’une certaine chanson n’est pas pour rien dans l’appréciation des scènes en question !

Les autres personnages ne sont pas en reste, et donnent l’impression de beaucoup s’amuser. On appréciera aussi la prestation de Hulk, qui sous ses deux identités campe un très bon duo comique avec Thor. Cate Blanchett incarne une Hela convaincante en méchante du film, gommant ainsi un point faible récurrent des films Marvel Studios qui peinent à imposer des méchants convaincants.

Côté effets spéciaux, tout ceci est fort joliment mis en images et Hulk a profité des dernières technologies pour être encore plus convainquant qu’auparavant.

Attention : il convient de rester jusqu’à la toute fin du générique car il y a deux séquences pour ce film. N’oubliez pas les vertus de la patience enseignées par Captain America cet été ! 😉

Thor – Ragnarok est un film très drôle, avec une omniprésence de fun mais sans oublier les scènes d’action qui mettent en scène un Thor épique comme jamais. Il s’agit du meilleur des trois films consacrés au personnage, et je suis tenté de le placer dans la fourchette haute des films Marvel Studios.

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