Strange 201

Comme quand j'étais môme

Comme quand j’étais môme… vous propose aujourd’hui la chronique d’un numéro de Strange.

Strange 201 a été édité par Lug en septembre 1986 et contient des récits signés John Byrne, Bob Layton, Tom DeFalco & Ron Frenz et Dennis O’Neil & Sal Buscema.

Strange 201

Strange 200 ayant déjà été chroniqué il y a un bon moment, on passe directement au 201 !

Septembre 1986… Bientôt l’heure de la rentrée, mais avant cela rien de mieux pour se changer les idées qu’une bonne fournée de revues Lug ! Ce numéro m’a marqué à cause de l’épisode de la Division Alpha : pour être honnête, il m’a donné des cauchemars… et pendant un bon moment. Mais j’avais apprécié les épisodes de l’Araignée et celui de Daredevil qui était particulièrement original. Et quand on y réfléchit, c’était mon premier contact – certes ténu – avec Cyrano de Bergerac, et loin d’être le dernier ! Un bon souvenir de lecture, malgré les cauchemars !

La Division Alpha – Amour et alchimie (Byrne)

 

Après une entrée en matière dans l’épisode précédent, John Byrne lève le rideau sur les mystères de son histoire… et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié dans le registre de l’horreur. Certes, pas de l’horreur visuelle (l’auteur n’aime pas ça, il l’a déjà dit à maintes reprises) mais juste de quoi lancer dans un coin de la tête de quoi faire marcher l’imagination pour compléter les blancs de l’histoire… et se faire peur ! L’histoire est en tout cas bien ficelée, et prompte à effrayer le lecteur. C’est en plus habile d’avoir bâti l’histoire de ce mystérieux personnage autour d’un autre, bien connu des lecteurs des Quatre Fantastiques et expliquant ce qui se passait dans des histoires devenues classiques.

Du côté du dessin, John Byrne signe des planches toujours aussi réussies, avec une ambiance inquiétante qui transparait à chaque dessin.

L’Homme Araignée – Secret professionnel (De Falco / Frenz)

 

Bob Layton fait un petit passage dans l’univers de l’Araignée pour nous proposer un épisode stand alone qui joue avec la plus grande peur des super héros : la divulgation de leur identité secrète. Bon, de nos jours c’est une notion beaucoup plus relative, mais à l’époque c’était encore une notion très importante et cela avait de quoi angoisser le lecteur qui imaginait son héros démasqué. L’épisode est intéressant, un peu téléphoné sur la partie « grand pouvoirs, grandes responsabilités » mais en tout cas il se lit très bien.

Du côté du dessin, également assuré par Bob Layton, nous avons droit à des planches très réussies. Le rendu est cependant un peu différent de son travail habituel, probablement parce qu’il est co-encré par Carlos Garzon.

L’Homme Araignée – Le spectaculaire Spider-Kid (De Falco / Frenz)

 

Dans cet épisode, Tom De Falco revient sur une notion qui n’a pas bonne presse chez Marvel alors qu’elle est courante chez DC : le sidekick. A travers l’histoire de Ollie Osnick, l’auteur en profite pour glisser les arguments qui font que l’éditeur ne propose pas de sidekick pour ses héros. C’est en tout cas une petite histoire qui se lit bien, assez amusante et à la morale certes extrêmement prévisible mais toujours sympa à lire. L’histoire secondaire est aussi bien ficelée, et même si l’auteur joue avec nos nerfs on se doute très fortement de sa conclusion !

Du côté du dessin, Ron Frenz retrouve le Tisseur et la qualité est toujours au rendez-vous. Le design de Spider-Kid est réussi, et les visages des personnages toujours aussi soignés.

L’intrépide Daredevil – A la fin de l’envoi… je touche ! (O’Neil / Mazzuchelli)

 

Après avoir expédié la relation entre Matt Murdock et Glorianna, Dennis O’Neil lance un épisode assez particulier. En effet, en plus de la « chasse au vilain » assez classique de cette histoire, l’auteur s’amuse à mettre Daredevil dans la peau de son adversaire et au passage le fait s’interroger sur les similitudes entre un super héros et un super vilain. En tout cas l’épisode est plaisant à lire, avec en prime une citation exacte de Cyrano de Bergerac même si l’interprétation semble assez curieuse (la pièce n’est pas un one man show !). Ce n’est pas non plus la meilleure histoire de Daredevil, mais elle se lit bien et sa morale est plutôt bien vue. Sans oublier une vanne de Matt Murdock sur Oedipe, qui surprend de sa part.

Du côté du dessin, David Mazzuchelli cède la place à Sal Buscema. L’artiste est habituellement à même de nous proposer des planches réussies, sauf que l’encrage est assuré par Akin & Garvey et du coup c’est vraiment très moyen. C’est le même genre de carnage que dans les derniers épisodes de Rom parus en VF, pour vous donner une idée…



Les informations pour écrire les chroniques de Comme quand j’étais môme proviennent du site Comics VF, merci à son équipe pour son travail de qualité.