Star Wars Episode VIII : Les derniers Jedi

Star Wars - Les derniers Jedi

Tandis que la Résistance affronte le Premier Ordre, Rey demande à Luke Skywalker de l’aider à maîtriser ses nouveaux pouvoirs. 

Sorti à la mi-décembre, l’épisode VIII de Star Wars a divisé le public, les fans mécontents allant même jusqu’à faire des pétitions pour demander son retrait du canon de la célèbre saga. Il faut dire que Rian Johnson n’a pas du tout opté pour la même approche que son prédécesseur JJ Abrams : alors que le second avait plutôt joué la carte du fan service à tous les étages et pris peu de risques (à une exception près), le premier n’a pas hésité à tenter des choses et à prendre les fans à rebrousse poil pour emmener l’univers de Star Wars vers de nouveaux horizons. Ce que ces derniers n’ont pas vraiment apprécié, alors que pour autant il n’y a pas de réelle trahison justifiant une telle colère. Si les réseau sociaux avaient existé à l’époque de L’Empire contre attaque, j’ose à peine imaginer le carnage !

Tout n’est pas parfait dans ce film, notamment un humour trop appuyé dans ses premières minutes et on sent qu’il y a quelques transitions qui sont restées sur le sol de la salle de montage (le premier jet du film durait une demi-heure de plus). Sans oublier une séquence spatiale un peu…insolite (j’y reviens en partie spoilers). Néanmoins, ce n’est pas pour autant que le film est loupé : le spectacle est au rendez-vous, que ce soit dans l’espace ou au coeur de paysages magnifiques, et même s’il est clair qu’il y a vraiment de quoi être surpris par les choix scénaristiques de cet épisode je n’ai rien trouvé non plus de honteux ou de « out of character » comme je l’ai lu ici et là.

Les effets visuels sont très réussis, les comédiens sont à l’aise dans leurs rôles et franchement on ne voit pas le temps passé au fil des 2h30 que dure Les derniers Jedi.

Star Wars Episode VIII – Les derniers Jedi est un film réussi, qui a tout à fait sa place dans l’univers Star Wars qu’il a certes bien agité en tentant des choses mais sans pour autant en trahir l’esprit. 

Dangers spoilers   LA SUITE DE L’ARTICLE CONTIENT DES REVELATIONS SUR L’INTRIGUE (SPOILERS)  Dangers spoilers

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L’histoire

Généralement les films de l’univers Star Wars ne se suivent pas directement, mais sont espacés d’une ellipse plus ou moins grande suivant les cas (Rogue One étant une exception). Là, on se retrouve dans la suite directe de l’Episode VII, mais on sent dès le départ que l’idée n’est pas forcément d’en faire une suite directe dans le même esprit car le ton est tout de même assez différent. Dans l’épisode VII, JJ Abrams et son équipe donnaient l’impression de ne pas oser trop perturber l’univers Star Wars (et surtout les fans !) en dérangeant le moins de choses possible (à part la mort de Han Solo). Un peu comme le petit frère de la famille qui a enfin le droit d’emprunter les jouets de son aîné et qui les bouge le moins possible pour ne pas les abîmer et perdre ce privilège attendu de longue date…

Star Wars Episode VIII Les derniers Jedi

L’histoire de l’Episode VIII marque surtout la fin d’une époque, la fin d’une ère et de l’univers Star Wars tel que nous le connaissions. On est maintenant sortis du cycle Siths vs Jedi, des Jedi à l’ancienne et des vestiges de la Rébellion devenue Résistance. Cela se matérialise notamment avec la disparition des figures emblématiques du « bon vieux temps », et la montée en puissance des petits nouveaux. Dans Les derniers Jedi, Rian Johnson n’hésite pas à battre énergiquement les cartes avant de les redistribuer, et les indications sur une potentielle ellipse entre ce film et le suivant semblent annoncer un voyage vers des nouveaux horizons, une nouvelle génération de personnages pour une nouvelle génération de spectateurs.

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La thématique principale du film repose donc sur l’acceptation du passage du temps et du fait qu’il faut aller de l’avant (ne serait-ce que par tout ce qui tourne autour des Jedi, ou encore Kylo Ren qui suite aux moqueries cesse de se masquer pour ressembler à son grand père), ce qui sur un plan meta est un message aux fans de Star Wars qui n’aiment pas trop qu’on les bouscule dans leur zone de confort. En tout cas, l’histoire est plutôt bien ficelée et s’autorise quelques audaces qui sont loin d’être déplaisantes (le sacrifice de Luke en mode « badass », la Résistance décimée, le grand méchant de la trilogie qui n’est pas celui qu’on croit…). Avec cet épisode, Star Wars sort du carcan narratif dans lequel l’univers était encore embourbé (tout en conservant des ingrédients qui ont fait le succès des films précédents) et même si tout n’est pas parfait cela part dans le bon sens.

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Les personnages

Massivement absent de l’Episode VII au point d’en être quasiment réduit au rôle de McGuffin sur pattes, Luke Skywalker est davantage présent dans cet opus, même si on ne le voit certes pas autant qu’on aurait pu le croire. Mais le personnage de Mark Hamill a un rôle déterminant, qu’il s’agisse d’accepter la fin de l’ordre Jedi tel que nous le connaissions (et de le faire accepter au public) ou encore de venir une dernière fois sauver la Rébellion (ou plutôt la Résistance maintenant). La boucle est bouclée pour le personnage, et même si bon nombre de personnes ont hurlé au « out of character » le concernant (y compris Mark Hamill avant de se rétracter, dans un délicat numéro d’équilibriste promotionnel visant à ne vexer aucune de ses sources de revenus, à savoir la production et les fans)  l’évolution de Luke est dans la lignée de ce qu’on a connu dans les films précédents. Ne serait-ce que pour l’expression appuyée de son extrême moralité (évolution de son caractère idéaliste du temps de sa jeunesse), matérialisée par son exil volontaire en pénitence de ses propres actions (qu’il a seulement envisagées qui plus est). Il est certes un peu provocateur de le montrer aussi insolent envers son adversaire en fin de film (à se demander si d’ailleurs la révélation du film ne serait pas que ce n’est pas Yoda qui a été son maître mais plutôt Chuck Norris) mais d’un autre côté cela montre surtout le sens de la psychologie d’un maître qui a parfaitement compris comment faire perdre ses moyens à son élève : en l’énervant. En tout cas, le jeune fermier de Tatooine en a fait du chemin et se voit offrir une belle sortie en se sacrifiant pour les autres.

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Leia, incarnée par la regrettée Carrie Fisher (à qui le film est dédié), tient également un rôle central dans l’intrigue sans pourtant que son temps de présence à l’écran ne soit non plus très élevé. Elle symbolise une fois encore l’essence de la Résistance, celle dont la légitimité est indiscutable. Face à l’épouvantable nouvelle du décès de l’interprète de l’inoubliable princesse, les scénaristes n’ont pas abrégé son rôle en la faisant disparaitre à l’écran car elle avait tourné toutes ses scènes. Il va sans dire que vu qu’une ellipse semble prévue entre ce film et le suivant, Leia disparaitra « hors écran »… En tout cas le personnage est égal à lui même, avec toujours cette présence empreinte de majesté qui est sa marque depuis le premier film Star Wars. Mais personnellement la séquence spatiale façon « Mary Poppins de l’espace » m’a plus dérangé que séduit, j’ai trouvé ça assez malhabile et je pense que plus d’un spectateur a pensé que ce serait l’occasion de faire mourir Leia.

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Les autres « anciens » de la trilogie ont quant à eux un rôle assez réduit, Chewbacca servant même de faire-valoir aux Porgs (nouvelle trouvaille redoutable du service marketing). On sent vraiment qu’entre Luke qui livre son dernier combat, Leia qui est importante mais peu présente, l’amiral Ackbar qui disparait tragiquement et les autres anciens qui sont à la limite du cameo la priorité est mise sur les nouveaux personnages, ce qui est légitime.

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Et puisqu’on parle des nouveaux, Rey (Daisy Ridley) était au coeur de toutes les attentes. Alors, qui est-elle ? La fille de Luke ? Celle d’Obi-Wan ? La nièce du beau-frère du cousin par alliance de l’amiral Piett ? Perdu ! Les fans se sont monté le bourrichon pendant deux ans sur ses supposées origines, qui sont démontées en une ligne de dialogue lorsque Kylo Ren lui annonce que ses parents ne sont « personne ». Cela permet de casser le schéma de l’élu de la Force, comme Luke était lui-même le fils de celui qui devait accomplir la prophétie. Rey suit en tout cas une évolution bien pensée, sa relation particulière avec Kylo Ren prenant de l’importance.

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Kylo Ren, parlons en justement. Dans le rôle du fils de Han et Leia, Adam Driver n’avait pas forcément convaincu tout le monde en campant ce qui ressemblait surtout à un ado en colère qui tuait son père pour devenir l’égal de son grand père. Le personnage gagne en épaisseur dans ce film, avec une évolution surprenante lorsqu’il terrasse Snoke. Il est d’ailleurs assez ironique de constater que ce qui fait basculer Ben Solo du côté obscur n’est autre que la simple pensée que son oncle voulait le tuer, comme quoi ce dernier finit par provoquer ce qu’il voulait éviter. Mais Kylo Ren, s’il devient un personnage plus efficace dans l’Episode VIII manque encore de charisme et ses crises de colère sont assez pénibles. Par contre ses interactions avec Rey sont particulièrement soignées, qu’ils combattent ensemble ou communiquent à distance. Les deux personnages semblent décidément avoir beaucoup de choses en commun, même si Rey s’en défend.

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Toujours incarné par John Boyega, Finn prend de l’assurance dans ce film. S’affranchissant de plus en plus de son côté « standardisé » dû à son ancien rôle de stormtrooper, le personnage n’hésite pas à s’imposer et même à tenter de se sacrifier pour la Résistance. L’évolution du personnage est plutôt bien pensée, et sa romance avec Rose plutôt touchante. On appréciera aussi que Finn devienne autre chose que le pote de Poe Dameron qui soupire tout le temps en pensant à Rey.

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Poe Dameron par contre évolue assez peu dans le film, Oscar Isaac campe toujours une tête brûlée impulsive qui n’en fait qu’à sa tête, au risque même de mettre la Résistance en danger. Certes, au fil du temps il semble prendre conscience qu’il est au service de quelque chose de plus grand que sa petite personne, mais le personnage a encore du chemin à faire. Et tant pis pour son magnifique chasseur X-Wing !

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Puisqu’on parle d’autorité bafouée, difficile de passer à côté de la vice-amirale Holdo (Laura Dern) à la chevelure d’une bien curieuse couleur (c’est une tradition dans l’univers Star Wars que les chefs soient des sinistrés capillaires ?). Le personnage est assez ambivalent le long du film, on a tour à tour envie de la détester car on la croit assez couarde avant de réaliser qu’elle est courageuse au point de faire le sacrifice ultime, dans une manoeuvre d’une audace jamais vue (faire encore pire que Kirk qui passe en warp dans l’atmosphère d’une planète dans l’univers Star Trek, il fallait oser).

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Et encore une fois pour parler d’autorité, que penser du général Hux (Domhnall Gleason) ? Et bien pas grand chose, car le personnage n’en impose pas vraiment en tant que chef militaire et s’avère particulièrement peu intéressant. Outre la séquence où il se fait ridiculiser par Poe, il se retrouve ensuite souvent à glisser ou encore balancé contre une paroi… D’un autre côté, quand on repense à la trilogie classique les officiers impériaux étaient rarement montrés à leur avantage en dehors du grand Moff Tarkin ou de l’Amiral Piett, donc là aussi on est plutôt raccord…

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Rose, dont je parlais plus haut, ne se limite cependant pas au rôle de « love interest » de Finn (ni même à celui de la « soeur d’un personnage qui s’est sacrifié » comme on aurait pu le redouter). Kelly Marie Tran campe un personnage au caractère bien trempé, qui a un rôle important dans l’évolution des personnages qu’elle côtoie, qu’il s’agisse de Finn qu’elle a remis dans le droit chemin alors qu’il allait se débiner (et pour qui elle risque sa vie, histoire de lui montrer que la Résistance passe au-dessus des individualités) ou encore des jeunes enfants sur la planète du casino. Comme quoi les personnages qui sont capables d’inspirer les autres ne sont pas forcément des princesses…

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S’il est un personnage qui a bien fait parler les fans depuis son apparition, c’est bel et bien Phasma (Gwendoline Christie). Beaucoup de monde attendait le personnage au tournant dans cet épisode, car elle avait eu assez peu de présence dans l’Episode VII… et bien là aussi on ne la voit pas beaucoup et on ne risque pas de la revoir ! (et tintin pour le spin-off) En somme, Phasma est un peu comme Boba Fett : un personnage qu’on voit assez peu, visuellement impressionnant et qui disparait de façon très abrupte. Peut être que la géante en armure connaîtra un rôle plus déterminant dans l’univers étendu, comme Boba Fett ?

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Par contre le personnage de DJ, campé par Benicio Del Toro, n’est pas vraiment intéressant. Certes il sort les héros de la Résistance de la panade, mais pour les y replonger presque aussitôt. En fait il semble faire écho à Han Solo dans l’Episode IV pour son côté mercantile, sauf que lui ne s’amende pas. Et ce qui n’aide pas à apprécier le personnage, c’est l’interprétation du comédien qui a mis à fond le curseur du cabotinage.

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Pour terminer, parlons un peu de Snoke (avec une performance de Andy Serkis, le stakhanoviste de la motion capture). Alors, qui est-il ? Un nouveau Sith ? Dark Plagueis ? Et bien en fait rien de tout ça, et on n’en sait rien. Snoke, en fait de grand vilain de cette nouvelle trilogie, n’est en fait qu’un pion scénaristique pour faire progresser le personnage de Kylo Ren qui ne trouve rien de mieux à faire que de le couper en deux. Du coup son importance en devient plutôt moindre, déjà que son design n’est pas forcément très heureux (franchement avec son espèce de peignoir doré on dirait un mélange improbable entre Palpatine et Hugh Heffner).

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Le film en général

Dès le début du film, ce qui dérange quelque peu est un humour un peu trop appuyé : sans aller jusqu’à rejoindre les hordes qui conspuent « l’humour à la Marvel » je trouve cependant que le sketch entre Poe et Hux n’a pas forcément sa place dans le film car c’est vraiment très lourd. Après il ne faut pas oublier qu’il y a souvent eu des touches d’humour dans les films Star Wars, mais c’était généralement mieux dosé et moins lourd. Heureusement ça s’arrange assez vite, même si par contre les scènes avec BB8 sont parfois un peu exagérées (un R2D2 sous amphétamines en fait !).

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Côté effets spéciaux, un film Star Wars n’a pas le droit à l’erreur vu que c’est la saga qui a inauguré toute une nouvelle façons de filmer les univers imaginaires. Le défi est relevé avec brio dans l’Episode VIII avec des séquences très spectaculaires, des combats de vaisseaux dans tous les sens et bien sûr un nouveau morceau de bravoure pour le Faucon Millenium. Curieusement par contre le Yoda en marionnette ne rend pas super bien…

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On pourra aussi apprécier des paysages tout simplement superbes, notamment sur la planète où se cache Luke Skywalker. Ca fait du bien de s’affranchir de la prélogie et de ses fonds verts à gogo ! Ces séquences en mettent vraiment plein les yeux, et le fait de savoir qu’il s’agit de paysages réels (en Irlande) donne une furieuse envie d’aller voir ça « en vrai », chose qui est difficile avec des décors de synthèse !

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La dernière partie du film, sur la planète recouverte de sel (et non de neige, joli pied de nez aux fans grognons face au trailer du film), est également une petite merveille avec ses véhicules impressionnants et ces décors très réussis. Sans oublier les fameux animaux en cristal !

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En conclusion…

Prise de risque qui a divisé le public, Les derniers Jedi est néanmoins un film réussi qui s’affranchit de l’hommage appuyé de son prédécesseur à la trilogie classique pour oser des choses. Quitte à vexer les fans…

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Administrateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

8 réponses à Star Wars Episode VIII : Les derniers Jedi

  1. Phil dit :

    Les Porgs m’ont fait penser aux Tribules de Star Trek quand ils envahissent le Faucon.

  2. JN dit :

    J’en sors donc c’est un avis à chaud que je te balance !

    Certaines scènes sont jouissives (l’alliance Rey/……) ou le vol d’Holdo entre autres…. D’autres sont complément WTF (Leïa au moins par deux fois) ou inutiles (le casino) mais le résultat final est plutôt positif même si certains raccords sont étranges (pas bien compris comment Rey se retrouve dans le Faucon ??)

    Je pense qu’un second visionnage sera nécessaire mais je n’ai pas compris la réaction assez extrême de certains fans après visionnage.

    • mdata dit :

      Merci pour ton avis 🙂 On est globalement d’accord, je pense qu’ici et là on peut ressentir la demi-heure de film qui est restée sur le sol de la salle de montage.

      Après pour la réaction des fans, tu as trouvé le mot juste : extrême. Il semblerait que George Lucas s’est débarrassé de sa société parce qu’il n’en pouvait plus des fans (bon pour un gros chèque aussi), quand je vois certaines réactions je le comprends. Je ne dis pas que tout le monde doit aimer, mais bon là ça atteint des sommets assez effrayants. D’un autre côté, on vit dans une société où le spectateur est tellement mis en avant (la mode des vidéos où on filme ses réactions à tel ou tel trailer…) qu’à force de lui donner trop de pouvoir, il s’en sert.

  3. JN dit :

    « un mélange improbable entre Palpatine et Hugh Heffner »

    J’aurais dit DSK et Voldemort 🙂 mais ça marche aussi

  4. Laurent dit :

    Très bon avis, bravo.
    Je trouve également que le film est bon. Nous avons une continuité plus originale et moins cul-cul que le vii.
    L’interaction entre les 2 jeunes parfaite. Le rôle de Luke est très bien. Il reste détaché du debut à la fin, sans d’un seul coup vouloir sauver l’univers à tout prix. Les personnages principeux jouent sur les 2 côtés, ce qu’on a aimé avec Dark Vador (méchant mais pas que).
    Le scénario est mieux ficelé et moins basique que le 7.
    Niveau humour ça pouvait aller. Même le ridicule du commandand de flotte, c’était cool.
    Par contre les 2 parties vraiment nazes « le vol planné » et la « poussière sur l’épaule de Luc ». Il n’est pas là pour le plaisir !
    Le périple au casino est un peu trop simple, ou facile.
    Je n’avais pas envie de voir la suite du 7, j’ai maintenant envie de voir la suite du 8.

    • mdata dit :

      Merci 🙂 Alors sans faire de spoiler, pour la partie « la poussière sur l’épaule » je trouve que ça fait sens (outre le plaisir un peu coupable de voir le personnage jouer les gros bras) : il connait suffisamment son adversaire pour savoir que l’énerver est le meilleur moyen de le voir faire n’importe quoi, et donc il y va à fond dans cette direction.
      Par contre pour la suite (donc le 9), retour à JJ Abrams donc j’ai peur de retrouver quelque chose de proche du 7 (que je ne déteste pas, loin de là, mais le 8 est nettement meilleur)

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