Spécial Strange 31

Comme quand j'étais môme

Après avoir parlé de Spécial Strange 30 la semaine dernière, continuons sur notre lancée avec le numéro suivant.

Spécial Strange 31 a été édité en mars 1983 par Lug, et contient plusieurs récits signés Chris Claremont & John Byrne, Bill Kunkel & Don Perlin et Mark Gruenwald, Ralph Maccio & John Byrne.

Spécial Strange 31

Mars 1983…après le final de l’épisode des X-Men en janvier, inutile de dire que j’étais hautement impatient de lire la suite des aventures des enfants de l’atome ! C’est avec fébrilité qu’à peine sorti de chez la libraire où j’achetais mes revues je feuilletais le précieux numéro en quête de la réponse à cette question angoissante : est-ce que Cyclope est mort ? (oui j’étais encore très naïf à cette époque) J’ai littéralement dévoré les deux épisodes des X-Men, encore plus saisi que trois mois plus tôt par l’implacable cliffhanger qui les concluait. J’ai un peu moins accroché à l’épisode de Spiderman (je ne connaissais pas Wonder Man donc une partie des références me passait au-dessus de la tête) mais par contre l’épisode de la Chose m’a beaucoup plu (et là aussi je ne connaissais pas Deathlok mais ça m’a donné envie de m’y intéresser). Un très bon numéro une fois de plus, dont j’ai attendu la suite avec une impatience encore plus grande que celle dont j’avais fait preuve en attendant celui-ci.

Les étranges X-Men – Une mesure de retard (Chris Claremont / John Byrne)

Dès le début, Chris Claremont dissipe les craintes des lecteurs vis à vis de Cyclope suite au cliffhanger de l’épisode précédent. L’auteur embraie ensuite sur un spectaculaire retournement de situation, où les X-Men règlent leurs comptes avec le Club des Damnés et où le mystère de « Jason Wynegarde » est enfin expliqué. Cependant ce n’est que le début des ennuis de nos mutants préférés, l’auteur ayant encore monté d’un bon cran sur l’échelle des menaces que subit l’équipe. L’épisode est excellent et se lit très bien,  sa spectaculaire conclusion donnant une furieuse envie de lire la suite.

Du côté du dessin, on retrouve un John Byrne en très grande forme qui nous livre là des planches magnifiques.

Les étranges X-Men – Le Phénix noir (Chris Claremont / John Byrne)

Après toute cette montée en puissance, nous y sommes : les X-Men affrontent Phenix. Forcément, vu la puissance de leur amie, les mutants s’en prennent plein la tête. Mais Chris Claremont en s’arrête pas en si bon chemin et change le registre de la menace représentée par la jeune femme en l’emmenant faire un tour dans le cosmos. Même si la saga du Phénix noir était déjà commencée avec les épisodes précédents, c’est avec la prodigieuse démesure de cet épisode qu’elle prend véritablement son envol et on ne peut que rester bouche bée devant les idées de l’auteur.

Du côté du dessin, le talent de John Byrne permet de se régaler avec des planches superbes, qui servent admirablement le scénario.

L’Araignée et Wonder Man ensemble – Dans les griffes du Griffon (Bill Kunkel / Don Perlin)

Après les deux épisodes des X-Men, la marche est haute quand on retrouve du team-up classique et même plan-plan. Sous la plume de Bill Kunkel, Spiderman fait équipe avec Wonder Man pour affronter le Griffon. L’épisode se lit plutôt bien, mais il ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Wonder Man y est même dépeint d’une façon un peu ennuyeuse, son traumatisme face à sa propre mort étant extériorisé avec un certain côté pleurnichard.

Du côté du graphisme, c’est correct avec des dessins réussis de Don Perlin.

La Chose et Deathlok ensemble – Projet Pegasus, La Chose et le cyborg (Mark Gruenwald, Ralph Maccio / John Byrne)

Tout comme le sort de Cyclope, celui de la Chose était source d’inquiétudes à la fin de l’épisode précédent. Mais Mark Gruenwald et Ralph Macchio n’avaient pas l’intention de régler son compte à la tête de turc du Gang de Yancy Street, et au contraire orchestrent un affrontement très réussi avec le cyborg Deathlok (quoiqu’il s’agit ici d’une copie 100% robotique). L’épisode est une fois de plus passionnant, et se dévore littéralement.

Graphiquement, on retrouve un John Byrne en grande forme qui nous offre là des planches de toute beauté.

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