Spécial Strange 30

Comme quand j'étais môme

Après un second Spécial Strange chroniqué la semaine dernière, cela m’a donné envie de poursuivre les relectures de cette époque.

Spécial Strange 30 a été édité en décembre 1982 par Lug et contient plusieurs récits signés Chris Claremont & John Byrne, Ralph Macchio & John Byrne et Mark Gruenwald, Ralph Macchio et John Byrne.

Spécial Strange 30

Décembre 1982…Là ça y’est, à cette époque j’avais vraiment bien avancé dans mon voyage au pays des comics et je m’intéressais de plus en plus à ce que je lisais. Après un numéro estival fort réussi, c’est avec une certaine impatience que j’attendais ce numéro et j’ai été tout simplement captivé par son contenu. Que ce soit avec les X-Men (oh la la ce cliffhanger), Spiderman ou La Chose (encore un cliffhanger), tout m’a beaucoup plu. J’avais juste un peu de mal à concilier les deux époques des X-Men, lues en parallèle dans Spécial Strange et Spidey, mais à force je m’y suis fait… ;) En tout cas, encore maintenant je m’estime particulièrement chanceux d’avoir découvert les comics à cette époque où les contenus étaient de très grande qualité.

Les étranges X-Men : On les nomme les damnés (Chris Claremont/John Byrne)

Avec cet épisode, Chris Claremont rentre vraiment dans le vif du sujet en ce qui concerne l’affrontement entre les X-Men et le Club des Damnés. Les enfants de l’atome montent une véritable opération commando pour en savoir plus sur leurs adversaires, mais l’auteur en profite pour prendre le lecteur complètement au dépourvu (tout en ayant semé des indices subtils auparavant) avec un retournement de situation complètement incroyable. Il n’y a rien à jeter, cet épisode est passionnant et se relit avec plaisir.

Du côté du dessin, John Byrne nous propose une nouvelle fois des planches de toute beauté.

Les étranges X-Men : A Serval de faire (Chris Claremont/John Byrne)

La mission des X-Men étant un peu beaucoup partie dans le mur, c’est à Wolverine (Serval à l’époque) de tenter de renverser la vapeur. Encore une fois Chris Claremont joue avec nos nerfs, en montrant comment les X-Men se débrouillent sur deux niveaux pour tenter d’échapper à leurs ennemis (sur le plan physique avec Wolverine et sur le plan psychique avec Cyclope). Au risque de me répéter, l’épisode est brillant et l’auteur ne laisse aucun répit au lecteur dont il malmène les nerfs régulièrement (surtout avec le cliffhanger).

Graphiquement, c’est encore une réussite avec un John Byrne très en forme.

L’Araignée et Luke Cage ensemble : Pas de fumée sans feu (Ralph Macchio/John Byrne)

Alors que les Team-up de Spiderman sont généralement un peu léger, nous avons droit cette fois-ci à un épisode plus sombre et plus adulte. Ralph Macchio fait se rencontrer le Tisseur et Luke Cage, luttant contre un gang. C’est l’occasion pour les deux héros de se connaitre davantage, et pour l’auteur de livrer un hommage fort réussi aux pompiers New Yorkais. A travers une déclaration de Spiderman, il nous rappelle en effet que les véritables héros ne sont pas forcément ces super héros qui nous font rêver avec leurs pouvoirs mais bel et bien des hommes et des femmes comme vous et moi qui font preuve d’un grand courage pour risquer leurs vies pour autrui.

Du côté du dessin, on retrouve John Byrne qui est un peu moins en forme que dans le reste de la revue mais cela reste très réussi.

La Chose et Quasar ensemble : Projet Pegasus – Guerre intestine (Mark Gruenwald & Ralph Macchio / John Byrne)

Après le prologue des deux numéros précédents, c’est dans cet épisode que commence la monumentale saga du Projet Pegasus. Mark Gruenwald et Ralph Macchio mettent en place le cadre des aventures de Ben Grimm au projet Pegasus, et ré-introduit le personnage de Marvel Boy qui s’appelle désormais Quasar (et il a fait son chemin depuis…). L’épisode est vraiment excellent, avec des dialogues très bien écrits (on retrouve l’humour particulier de Ben Grimm) et un cliffhanger propre à faire frissonner le lecteur en attendant la suite (et en plus en France il fallait attendre plusieurs mois !).

Du côté du dessin, John Byrne est omniprésent dans la revue et livre encore une fois des planches très agréables à regarder.

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