Spécial Strange 28

Comme quand j'étais môme

Après le dénouement de la trilogie des Brood, Comme quand j’étais môme va remonter un peu plus le temps avec une revue plus ancienne.

Spécial Strange 28 a été édité en juin 1982 par Lug et contient 4 récits signés Chris Claremont & John Byrne,Bill Kunkel & Dave Wenzel et Ralph Maccio & Sal Buscema.


Special Strange 28

Juin 1982…ou plutôt juillet, pendant les grandes vacances…Ce numéro de Spécial Strange fait partie de mes premiers comics, achetés en vacances. Attiré par la présence de Spiderman et Captain America sur la couverture, j’ai donc opté pour ce magazine et…j’ai très vite été séduit par les X-Men (même si je n’ai pas tout saisi du premier coup), Spiderman et La Chose. J’ai eu un petit peu de mal au départ, d’une part parce que je ne comprenais pas pourquoi Jean Grey avait un prénom de garçon (j’avais 8 ans, et je prononçais Jean à la Française) et d’autre part parce que j’avais du mal à comprendre comment les X-Men étaient aussi différents dans Spécial Strange et Spidey… ;) J’ai néanmoins adoré ce que j’ai lu, et j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à relire ce premier Spécial Strange qui a contribué à ma passion des comics.

Les Etranges X-Men – Un coup de maître ! (Chris Claremont / John Byrne)

Dans cet épisode, Chris Claremont conclut la saga de Proteus (Protée dans cette traduction). L’épisode ronronne gentiment, mêlant le combat des X-Men contre un ennemi redoutable et leurs préoccupations plus personnelles (dont le fameux triangle Wolverine/Phénix/Cyclope, encore d’actualité bien des années plus tard). Ce n’est pas le meilleur épisode des X-Men mais on est clairement dans la fourchette haute de ce que Chris Claremont a écrit sur les Enfants de l’Atome.

Graphiquement, c’est une grande réussite avec un John Byrne très en forme.

Les Etranges X-Men – Lorsque l’enfant parait… (Chris Claremont / John Byrne)

Dans cet épisode, Chris Claremont nous présente un nouvel adversaire fort redoutable pour les X-Men : Emma Frost. Quelques décennies avant qu’il ne vienne à Grant Morrison l’idée saugrenue de la mettre dans le lit de Cyclope (désolé, je n’ai pas pu m’en empêcher ;)), la Reine Blanche fait ici des débuts fracassants en essayant de ravir aux X-Men une jeune recrue potentielle : Kitty Pryde. L’épisode est particulièrement réussi, commençant ici la route vers le spectaculaire arc du Club des Damnés, qui amènera la fameuse Saga du Phénix Noir. Kitty y est particulièrement attachante, et le conflit « père/fils » de Xavier et Cyclope très bien traité.

Du côté du dessin, on retrouve John Byrne toujours très inspiré.

L’Araignée et le Faucon ensemble – L’Eden maléfique (Bill Kenkel / Dave Wenzel)

Dans cet épisode, Spiderman et le Faucon font équipe pour tenter de sauver Captain America, qui se retrouve mystérieusement mourant. Le scénario de Bill Kenkel est très classique, respectant le cahier des charges des Team-Ups. Le Faucon est un rien arrogant, ce qui tranche un peu de ses caractérisations habituelles, mais rien de choquant. Pas de quoi hurler au génie dans cet épisode qui est honnête, mais sans plus.

Graphiquement là aussi c’est correct, mais sans plus.

La Chose et Captain America ensemble – Entropie, Entropie (Ralph Maccio / Sal Buscema)

Dans cet épisode, Ralph Maccio pose les bases de l’histoire qui sera connue plus tard sous le nom de Saga du Projet Pegasus. On retrouve donc Ben Grimm et Captain America, aux prises avec un mystérieux saboteur. L’épisode est vraiment intéressant, avec un Ben Grimm bougon mais très soucieux du sort de son protégé Wundar. L’épisode se termine sur un cliffhanger intriguant, qui donne envie d’en lire plus.

Les dessins de Sal Buscema sont de leur côté très réussis, le style inimitable de l’artiste collant parfaitement à l’histoire.

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