Punisher : Zone de guerre

Après le calamiteux film de 2004 où sévissait un Thomas Jane aussi convainquant en Punisher que l’aurait été Arnold Schwarzenneger en Kitty Pryde, un nouveau film a été consacré aux aventures du justicier aux méthodes expéditives. Echaudé par le film précédent et un peu intrigué par une sortie directe en DVD de ce nouvel opus, j’avoue que j’étais assez inquiet du résultat.

Cependant le film n’est pas si mauvais que ça, il est même largement meilleur que son prédécesseur. Ray Stevenson (acteur qui s’est illustré dans Rome) campe un Punisher plus que convaincant et bien que l’histoire soit très basique (le Punisher punit, le méchant est très méchant et les cadavres pleuvent) il s’agit d’un honnête film d’action, très violent et particulièrement sanguinolent.

Lors de sa croisade sanglante contre le crime organisé, le justicier Frank Castle alias Le Punisher défigure et laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russoti. Dès lors, ce dernier fomente une vengeance terrible contre Castle. Sous le nouveau pseudonyme de Jigsaw, le criminel recrute une véritable armée de sbires assoiffés de sang. Le Punisher repart en croisade…

Dangers spoilers LA SUITE DE L’ARTICLE CONTIENT DES REVELATIONS SUR L’INTRIGUE (SPOILERS)

Plutôt que de faire une suite aux aventures loupées de Thomas Jane, les studios ont décidé de jouer la carte du reboot. Heureusement, nous n’avons pas droit à une énième redite des origines du Punisher. Comme pour l’Incroyable Hulk, les bases du personnage sont censées être connues et on entre directement dans le vif du sujet. Personnellement je trouve ça préférable, on gagne du temps et le rythme du film n’est pas alourdi.

Et côté rythme, on est plutôt servi dans ce film. Ca flingue à tout va sans temps morts, les cadavres tombent comme des mouches et on retrouve la morale des aventures du Punisher, à savoir qu’on ne cherche pas de crosses au Punisher. Bon, c’est sûr que c’est vraiment très basique comme intrigue mais c’est comme pour Hulk on n’attend pas du Punisher qu’il se mette à faire dans la poésie 😉 L’univers du Punisher est assez bien rendu, avec notamment la présence de Microship. On a en fait une sorte de mélange entre le Punisher des 90s et celui d’Ennis, mais sans en faire trop comme dans le film précédent.

Cet opus est quand même particulièrement violent, et même sanguinolent. Outre les scéances de canardage, le méchant (Jigsaw) et sa bande pratiquent la mutilation à tout va et c’est parfois un peu gore. Je pense que c’est pour ça qu’en France le film est sorti directement en DVD, alors qu’il est sorti en salle aux Etats Unis.

Du côté du casting, le moins qu’on puisse dire c’est que cette fois c’est impeccable. Dominic West fait un Jigsaw particulièrement convaincant, mais surtout Ray Stevenson EST le Punisher. Physiquement il ressemble beaucoup au Punisher que l’on voit sur les couvertures de la série d’Ennis et son jeu est parfaitement adapté au personnage. On est très loin du charisme de truite de Thomas Jane 😉

Une assez bonne adaptation en somme, meilleure que certaines (qui a dit Elektra ?). Je reste particulièrement attaché au Punisher des 90s avec Dolph Lundgren, mais celui-ci est quand même pas mal du tout, même si on est loin de la qualité d’adaptations comme Spiderman ou Iron Man.