Premier aperçu de la saison 1 de Daredevil

Daredevil

Comme indiqué ce matin, Watchtower Comics a pu assister à la projection des deux premiers épisodes de la saison 1 de Daredevil. Voyons donc de plus près ce qu’il en retourne, et ce sans spoiler.

Aveugle depuis l’enfance mais doté de pouvoirs extraordinaires, Matt Murdock combat pour la justice le jour en tant qu’avocat. La nuit, il devient le super-héros Daredevil, justicier luttant contre l’injustice à New York.

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Lorsque la mise en chantier d’une série Daredevil a été rendue publique, plus d’un lecteur a été inquiet du résultat que l’on pouvait attendre. Il faut dire que le protecteur de Hell’s Kitchen avait été déjà bien abîmé par les tentatives précédentes sous les traits de Rex Smith dans un téléfilm de la série L’incroyable Hulk et de Ben Affleck dans le film Daredevil. En étant honnête, on peut reconnaître que la première tentative était plus honorable que la seconde dont la seule chose à sauver est le fait qu’elle a permis au comédien de fonder une famille.

Dans cette nouvelle série, nous assistons aux débuts de Matt Murdock dans son rôle de justicier et dans celui d’avocat aux côtés de son comparse Foggy Nelson. Les deux collègues commencent en effet leur carrière en tant qu’associés, et la nuit Matt agit avec un déguisement rudimentaire qui n’est pas sans rappeler celui qu’il arbore dans le Men without fear de Miller.

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Une chose qui saute aux yeux d’emblée en visionnant les épisodes, c’est que l’ambiance est radicalement différente des films Marvel Studios et des séries Marvel sur ABC. Nous sommes en effet dans un environnement sombre et violent, avec du sang et des sujets moins grands public que dans ces films et séries. Du coup, même s’il s’agit du même univers (le MCU – Marvel Cinematic Universe), il n’y a pas pour le moment de liens particulièrement visibles avec cet univers (à part un personnage commun et quelques vagues allusions à l’attaque Chitauri dans Avengers) alors que Agents of SHIELD jouait la carte du name dropping dès les premières minutes du premier épisode. En tout cas, les amateurs du Daredevil de Miller et de celui de Bendis se retrouveront en terrain connu avec cette ambiance noire mais dont l’humour n’est cependant pas absent. Comme on pouvait s’y attendre, Foggy est l’élément comique du duo (mais sans en faire de trop non plus) tandis que Matt est plutôt pince sans rire.

Côté interprétation, il n’y a rien à redire. Les comédiens sont convaincants et donnent vie à leurs modèles de papier avec talent.  Les combats, bien sauvages comme on peut l’attendre de combats de rue, sont également réussis. Le ton choisi est très juste également, avec de l’émotion sans en faire de trop.

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Du côté de la fidélité à l’oeuvre d’origine, là aussi nous sommes gâtés. Les éléments importants de la mythologie de Daredevil sont présents et respectés dans ces deux premiers épisodes (à l’exception du personnage de Karen Page, mais franchement cela n’a pas d’importance car cela ne dénature pas le personnage), et les lecteurs de Daredevil retrouveront avec bonheur les personnages qu’ils connaissent et leurs points de repère comme le fameux Josie’s. Le format série permet en outre de poser avec soin les bases de l’univers de Daredevil, dont le passé est dévoilé par petites touches lors de flashbacks très réussis. Il y a quelques clin d’œil ici et là, dont un qui m’a particulièrement amusé et qui a rapport avec une histoire de jumeau si vous voyez ce que je veux dire… 😉

Franchement, ces deux épisodes de Daredevil m’ont épaté et m’ont donné une furieuse envie d’en voir davantage, ce qui ne saurait tarder. Si le niveau se maintient dans les épisodes suivants, il s’agira d’une très bonne série doublée d’une très bonne adaptation. Par contre, compte-tenu de sa violence elle ne sera pas adaptée pour un public jeune qui devra se consoler avec Avengers 2 par exemple.

Je terminerai cette chronique en laissant la parole au jeune Matt Murdock :

Nous sommes des Murdock. Nous prenons des coups. Mais nous nous relevons toujours.