Le lundi c’est librairie ! #241

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie ! est de retour avec la chronique de trois albums, dont un en avant-première.

Au programme : Star Wars Classic t4, Lady Killer t1 et Divinity.

Star Wars Classic tome 4
Star Wars Classic t4 - Avril 2016

Delcourt Comics
Collection Contrebande

304 pages – 27.95€
Avril 2016 – Cartonné

Archie Goodwin / Mike W. Barr / Larry Hama
Al Williamson / Carmine Infantino / Walt Simonson / Tom Palmer

La guerre civile fait rage et une alliance de braves combattants de la liberté défie la tyrannie instaurée par l’Empire Galactique. Ces héros de la Rébellion combattent l’Empereur Palpatine, et son exécutant des basses besognes, le Seigneur Noir des Sith, Dark Vador. Luke est parvenu à faire exploser la terrible base spatiale baptisée l’Étoile Noire, les Rebelles ont remporté une victoire, mais ils savent que la guerre qui les oppose à l’Empire sera longue.


S’ouvrant sur l’adaptation en BD de L’Empire contre attaque, ce quatrième tome regroupant les récits de Marvel consacrés à Star Wars continue sur la lancée des précédents. L’univers étendu continue de plus belle, les auteurs exploitant les nouveaux éléments à leur disposition suite au second film de la saga de George Lucas comme la présence de Lando Calrissian, l’absence de Han Solo ou encore le lien entre Luke Skywalker et Dark Vador. La qualité est une nouvelle fois au rendez-vous, avec des histoires originales couvrant des sujets variés comme l’excellent récit sur la lune des machines qui traite de l’horreur de la guerre ou encore Le dernier Jedi, particulièrement touchant. L’adaptation de L’Empire contre attaque est de son côté vraiment réussie, offrant une bonne retranscription du film sur papier. Si vous avez aimé les trois premiers tomes de Star Wars Classic, vous aimerez ce nouvel album qui est encore meilleur et si vous avez connu la série dans les pages de Titans cela vous rappellera de bons souvenirs.

Du côté du dessin, nous avons droit à des planches très réussies signées par différents artistes, et par la même occasion la fin de la prestation de Carmine Infantino sur le titre. Par contre le papier « mange » pas mal certains détails des dessins, ce qui est vraiment dommage.

Un excellent album, passionnant de bout en bout.

 



Lady Killer tome 1
Lady Killer t1 - Juin 2016

Glénat Comics
Collection Comics

144 pages – 15.95€
Juin 2016 – Cartonné

Joelle Jones / Jamie S. Rich

Série en cours
Méfiez-vous des femmes au foyer !
Deux filles blondes comme les blés, un job de vendeuse de cosmétiques à domicile, un mari occupé qui rentre tard du travail… en apparence, Josie Schuller a tout de la mère de famille idéale. Mais elle a un secret : c’est aussi la plus impitoyable des tueuses à gage ! Josie partage son quotidien entre l’entretien de son petit foyer irréprochable et l’exécution d’assassinats de sang-froid pour de dangereux commanditaires. Mais son idée du parfait rêve américain risque bien de se briser lorsque c’est elle qui se retrouve dans la ligne de mire…



Dans ce premier tome, Joelle Jones et Jamie S. Rich posent les bases de l’univers de Josie Schuller, un univers tout en faux-semblant. En effet, celle qui semble n’être qu’une femme au foyer Américaine ordinaire comme il y en avait tant à l’époque est en fait une tueuse redoutable. Menée tambour battant avec une multitude de scène d’actions, l’histoire est vraiment intéressante et met en scène une femme de tête déterminée et qu’il vaut mieux ne pas trop chercher. A la lecture du pitch, je craignais une redite de Jennifer Blood, mais il n’en est rien car les similitudes sont vraiment très peu nombreuses. L’ambiance rétro de l’histoire est également un plus non négligeable, et la reconstitution de l’époque choisie est particulièrement bien fichue. Ce premier tome est une entrée en matière particulièrement bien ficelée, et je suis curieux de voir où la série va nous emmener maintenant que les cartes sont redistribuées.

Du côté du dessin, également signé Joelle Jones, nous avons droit à des planches très soignées. Le style de l’artiste est dynamique, ce qui sied bien aux scènes d’actions, et l’identité visuelle de l’époque est très fidèle à ce qu’on pouvait attendre d’une telle reconstitution.

Un très bon album, qui donne envie d’en lire davantage.

 




Divinity
Divinity - Juin 2016

Bliss Comics
Collection Valiant

128 pages – 13.95€
Juin 2016 – Cartonné

Matt Kindt
Trevor Hairsine

UN NOUVEAU DIEU APPARAÎT SUR TERRE. CE DIEU EST COMMUNISTE.
En pleine guerre froide, l’Union soviétique donne son feu vert à une expédition spatiale extrêmement dangereuse : envoyer un homme aux confins du cosmos, là où jamais personne n’est encore allé. Tout au bout de son voyage interstellaire, Abram Adams rencontre l’indicible. De retour sur Terre, il s’écrase dans le désert australien. Les quelques humains qui le rejoignent le considèrent comme un dieu; une divinité capable de plier à sa volonté la matière, l’espace, et même le temps. Les autorités sont partagées : faut-il faire confiance à l’énigmatique Divinity ? Ou faut-il envoyer les héros de la Terre affronter sa colère ?
Contient Divinity #1-4



Le moins qu’on puisse dire, c’est que le scénario de Matt Kindt est ambitieux : un cosmonaute revenu sur Terre avec des pouvoirs apparemment sans limites après une longue période dans l’espace, voici de quoi se poser des questions. Car on peut se demander comment peut agir un tel être, la psyché humaine ne permettant pas forcément de prendre les bonnes décisions quant à l’usage d’une puissance que l’on peut qualifier de divine (d’où le titre). Cet album est en tout cas captivant de bout en bout, offrant quelques scènes d’action plutôt bien ficelée mettant en scène les héros Valiant mais montrant aussi un homme qui a tout perdu et s’interroge sur l’utilisation de ses énormes pouvoirs. Je n’en dirai pas trop sur l’histoire car cela serait dommage de trop en révéler, mais en tout cas elle est tellement captivante qu’elle se lit d’une traite. Le personnage d’Abram Adams est très bien caractérisé, et l’écriture permet de vraiment ressentir ce par quoi il est passé dans cette expérience hors norme sans toutefois en faire de trop dans le mélo.

La partie graphique, assurée par Trevor Hairsine, est quant à elle très réussie. Les dessins sont joliment réalisés, ce qui nous donne de bien belles planches.

Comme à l’accoutumée, nous avons droit à des bonus particulièrement pertinents qui permettent de mieux appréhender le processus créatif qui a donné naissance à l’album.

Un excellent album, que je vous recommande vivement.


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous prochainement pour une nouvelle chronique.