Le lundi c’est librairie ! #70

Le lundi c'est librairie !

Après une brève interruption, Le lundi c’est librairie ! est de retour avec la chronique de quatre albums en VO.

Je vous propose aujourd’hui de nous intéresser à Captain America & The Falcon – Nomad, Deathlok the demolisher, New Warriors Classic t1 et Starman t4.

Captain America NomadCaptain America & The Falcon – Nomad : Classique mais efficace

Comme vous avez pu le constater avec certaines chroniques de Comme quand j’étais môme, j’aime beaucoup les épisodes de Captain America des années 1970. Ayant trouvé par hasard ce TPB qui parlait d’une période de la vie de Steve Rogers que je souhaitais lire depuis pas mal de temps, à savoir son abandon du costume de Captain America pour prendre l’identité de Nomad, je n’ai pas hésité longtemps avant de partir avec l’album sous le bras…Ce TPB couvre donc toute la période où Steve Rogers a abandonné le rôle de Captain America, avec ses hésitations jusqu’à la création de l’identité de Nomad puis son retour dans son costume tricolore. Steve Engleheart nous montre donc comment le personnage a été traumatisé par les évènements qui l’ont amené à abandonner son costume (la version Marvel du Watergate), tout en restant un héros au fond de lui. Les véritables origines du Faucon sont également dévoilées, ce qui n’est plus trop surprenant après coup mais cela a dû faire un drôle d’effet aux lecteurs à l’époque ! Les différents récits sont on ne peut plus classiques, mais la mayonnaise prend très bien et on ne s’ennuie pas à la lecture de ces épisodes.

Du côté du dessin, par contre c’est moins joyeux. Les épisodes illustrés par Sal Buscema sont très soignés, mais ceux signés par Frank Springer piquent sacrément les yeux !

Un bon TPB, qui ravira les amateurs de récits à l’ambiance seventies.


DeathlokDeathlok the demolisher : Une relecture bien pensée de Deathlok

Deathlok est un personnage qui a connu pas mal de versions depuis sa création dans les années 1970. Qu’il vienne du futur ou du présent, le cyborg a été dépeint de plusieurs façons par les auteurs qui ont travaillé dessus. Dans cet album, Charlie Huston livre une version particulièrement bien fichue se situant dans un avenir proche où la guerre est devenue un spectacle télévisé. A la suite de la mort de la vedette de cette émission, Deathlok est créé pour des raisons purement mercantiles à partir des restes de cette vedette et de son officier supérieur, Luther Manning. L’approche de Charlie Huston est originale à plus d’un titre, car en fait son Deathlok ressemble à un remake de Robocop mêlé à une ambiance évoquant Starship Troopers et à une critique acide des médias du divertissement. De plus, la psyché du cyborg est présentée sous un jour qui à ma connaissance n’avait pas encore été exploré, avec de très bonnes idées. Il y a juste la fin qui m’a un peu décontenancé, mais cela ne retire rien aux qualités du reste du récit.

Du côté du dessin, les planches de Lan Medina restituent à merveille l’ambiance de cette histoire. Il y a des passages bien dégueu, ce qui fait que cet album n’est pas pour tous les yeux.

Un très bon album, pris sur un coup de tête mais qui fut au final une très bonne surprise.


New Warriors Classic 1New Warriors Classic t1 : Un TPB sympathique

Lors de mes petites rechutes dans les années 90 (où j’avais lâché les comics), j’avais découvert le premier épisode des New Warriors dans un numéro de Spécial Strange, mais je n’avais pas été plus loin et même si j’ai par la suite retrouvé ces personnages je n’avais pas eu l’occasion d’en lire plus sur leurs débuts. Avec ce TPB, j’ai donc retrouvé ce fameux premier épisode, ainsi que les débuts des New Warriors dans les pages de Thor. Signés Tom De Falco (Thor) et Fabian Nicieza, ces épisodes sont assez datés mais sympathiques à lire. Les différents personnages sont complémentaires et interagissent bien ensemble, dans des histoires qui n’ont pas marqué l’histoire des comics mais se laissent lire. Je ne sais pas encore si je prendrai d’autres TPB des New Warriors, mais en tout cas ma lecture ne m’a pas déplu.

Du côté du dessin, signé Ron Frenz (Thor) et Mark Bagley, c’est là encore un peu daté mais plutôt agréable à regarder.

Un album sympathique, qui se lit bien mais qui n’est pas non plus un album indispensable.


Starman 4Starman t4 : Un album excellent de bout en bout

Après avoir dévoré les trois premiers tomes de l’excellente série Starman chez Panini, je m’étais acheté les trois suivants en VO pour avoir la suite et fin de la série de James Robinson. Avec ce quatrième tome, que j’ai enfin trouvé le temps de lire, l’auteur atteint encore une fois des sommets. Cet album est tout simplement captivant et malgré son épaisseur respectable il se lit vraiment tout seul. En plus du personnage principal de sa série, James Robinson dépeint en profondeur tout son univers avec des personnages parfaitement caractérisés. Les différents arcs, où on retrouve deux crossovers (un avec Shazam et un avec Batman & Hellboy), sont très bien écrits et vraiment passionnants.

Du côté du dessin, outre le dessinateur régulier de la série (Tony Harris) on retrouve d’autres artistes à l’oeuvre pour un résultat global vraiment très bon. Et bien que d’habitude je ne suis pas forcément attiré par le graphisme de Mike Mignola là je dois dire que son travail m’a littéralement scotché.

Un excellent album, dont je recommande particulièrement la lecture aux orphelins de la version Française.


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

La semaine prochaine, Le lundi c’est librairie ! sera consacré à Urban Comics avec la chronique de quatre albums de l’éditeur parus pendant le mois d’août.

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