Le lundi c’est librairie ! #67

Le lundi c'est librairie !

Comme annoncé la semaine dernière, Le lundi c’est librairie ! est toujours consacré à l’actualité VF.

Je vous propose cette semaine de nous intéresser à Avengers 1959, Ed Brubaker présente Catwoman t1, Spiderman Saison 1 et Vengeance.

Avengers 1959Avengers 1959 : Un album surprenant

A l’origine, j’avais prévu de faire l’impasse sur cet album car je n’avais pas du tout aimé les premières aventures de ces Vengeurs dans les pages de Marvel Icons. Et puis finalement je suis reparti de chez mon libraire avec l’album sous le bras… C’est Howard Chaykin, déjà illustrateur de la première histoire, qui prend le relai de Brian Michael Bendis dans cet album, et franchement il se débrouille bien le bougre. Avengers 1959 est un album plaisant à lire, l’histoire étant bien rythmée et intéressante. L’équipe insolite de Nick Fury fonctionne bien mieux que sous la plume de Bendis, et je ne me suis pas du tout ennuyé à la lecture de cette nouvelle aventure.

Graphiquement, je suis mitigé. Je ne raffole pas trop du style de Howard Chaykin, mais je reconnais qu’il s’en tire bien dans cet album. En fait je n’ai rien de concret à lui reprocher, c’est juste que son style n’est pas ma tasse de thé.

Un album sympathique, qui se lit très bien sans non plus être une lecture indispensable.


Catwoman 1Ed Brubaker présente Catwoman t1 : Un excellent début de run

Au début des années 2000, Catwoman est présumée morte, jusqu’au début du run d’Ed Brubaker. L’auteur se charge d’orchestrer son retour, et dépeint le personnage que l’on connait maintenant avec son costume à lunettes. On retrouve dans cet album une ambiance rétro très agréable, surtout  au début lors de l’enquête de Slam Bradley. Ed Brubaker est parfaitement à l’aise avec la cambrioleuse féline, et nous livre là des épisodes passionnants qui se lisent avec plaisir.

Du point de vue graphique, nous sommes également gâtés avec le duo Darwyn Cooke et Mike Allred, dont les planches sont très belles et contribuent fortement à l’ambiance rétro de ces épisodes. D’autres artistes sont également présents, dont Michael Avon Oeming, et même si c’est un cran en dessous cela reste vraiment très bon.

Un très bon album, dans lequel le run de Brubaker démarre en trombe.


Spiderman Saison 1Spiderman Saison 1 : Une relecture plaisante des origines de Spiderman

Vu l’ancienneté de ses personnages, Marvel publie de temps en temps des récits présentant leurs origines pour que les lecteurs qui n’ont pas lu les épisodes originaux puissent faire connaissance avec les héros. Spiderman Saison 1 est donc un récit qui présente à nouveau les origines de Spiderman, les situant dans un contexte moderne et prenant quelques libertés avec le récit original. Cette histoire, signée Cullen Bunn, est plutôt bien faite. Certes elle n’a que peu d’intérêt pour les lecteurs de longue date qui connaissent sur le bout des doigts les origines du Tisseur, mais pour des lecteurs souhaitant se familiariser avec l’homme araignée c’est un album intéressant. Les quelques libertés prises par rapport à la sacro-sainte continuité sont assez minimes, et on retrouve bien un Spiderman fidèle à lui-même.

Du côté du dessin, par contre c’est vraiment très réussi. Les planches de Neil Edwards sont très réussies et servent parfaitement le récit.

Un album totalement dispensable aux lecteurs de longue date, mais que je recommande aux lecteurs qui veulent découvrir Spiderman.


VengeanceVengeance : Un album complexe mais réussi

Vengeance est un album assez surprenant. En effet, alors que je m’attendais à une histoire classique de vengeance (vu le titre), Joe Casey livre ici une histoire très dense, où il se passe des tonnes de choses et où les vilains présents en couverture sont tous utilisés d’une façon différente de ce qu’on pourrait penser. L’auteur utilise entre autres des personnages provenant de ses anciens travaux, et nous livre ici un récit mené à 100 à l’heure qui nécessite toutefois une seconde lecture pour en saisir toute la saveur car il y a énormément de choses qui s’y déroulent. Le lecteur est constamment mené en bateau par Joe Casey, ce dernier ne laissant pas la possibilité de deviner la fin de l’histoire avant le dénouement.

Du côté du dessin, le style de Nick Dragotta est tout à fait adapté pour mettre en image le scénario de Joe Casey d’où fusent des idées à un rythme effréné.

Un album réussi, mais qu’il faut lire plusieurs fois pour bien l’apprécier.


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Au risque de ne guère paraitre original, c’est une fois de plus d’actualité VF dont il sera question la semaine prochaine, avec des titres du mois d’août.

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