Le lundi c’est librairie ! #50

Le lundi c'est librairie

Comme annoncé la semaine dernière, Le lundi c’est librairie ! reste au coeur de l’actualité pour sa cinquantième édition.

Cette semaine, je vous propose de nous intéresser à 100 Bullets t15, Wolverine/Black cat, Deadpool Max t1 et Mass Effect Evolution.


100 Bullets 15100 Bullets t15 : Tout simplement passionnant

Pour ce premier album aux couleurs d’Urban Comics (particulièrement épais d’ailleurs !), nous retrouvons donc les protagonistes de l’excellente série de Brian Azzarello dans de nouveaux épisodes. A mesure que l’histoire progresse, des réponses sont apportées, mais l’auteur en profite pour glisser d’autres questions. Les allégeances se font et se défont, et les morts se succèdent sur la route de l’implacable Agent Graves. Tout comme les tomes précédents, ce quinzième tome est passionnant de bout en bout. L’auteur arrive parfaitement à doser les révélations, suffisamment pour ne pas frustrer le lecteur mais pas trop pour ne pas tout dévoiler d’un coup. L’histoire est très bien écrite et donne envie d’en lire plus (personnellement j’ai lu l’album d’une traite).

Du côté du dessin, Eduardo Risso livre des planches superbes, avec des effets très recherchés pour la composition de ses planches. C’est un vrai régal pour les yeux, et parfaitement adapté à l’ambiance de la série.

D’album en album, 100 Bullets reste une série majeure de Vertigo, que je ne peux que recommander vivement aux amateurs de polars.


Wolverine/Black CatWolverine/Black cat : Divertissant mais dispensable

Dans cet album se trouvent deux mini-séries mettant en scène un duo complètement improbable : Wolverine et la Chatte noire. Les deux personnages se retrouvent embarqués dans une aventure loufoque, où ils doivent faire équipe pour faire face à leurs adversaires. D’un premier abord, on pouvait imaginer un récit très sérieux et bien sanglant, vu que les personnes qui ont le malheur de chercher des poux à Wolverine finissent généralement en pièces détachées (et Felicia n’est guère pacifique quand on l’embête), mais Jimmy Palmiotti et Justin Gray ont choisi de faire vivre des aventures loufoques aux deux protagonistes. Nous ne sommes pas totalement dans une parodie, mais dans une aventure amusante où personne ne se prend au sérieux et où tout est prétexte à ridiculiser les « méchants ». Le résultat est plutôt fun, avec des passages très drôles et des dialogues qui font mouche, mais ce n’est pas non plus l’histoire du siècle.

Du côté du dessin, le graphisme de Joseph Michael Linser, qui est un peu cartoony, correspond tout à fait à ce qu’on pouvait attendre pour illustrer ce type de récit.

Au final, nous avons un album sympa, mais néanmoins dispensable et dont le contenu aurait davantage eu sa place en kiosque qu’en librairie.


Deadpool Max 1Deadpool Max t1 : Tout simplement excellent

La semaine dernière, je vous parlais de la série Deadpool Corps, complètement barrée mais néanmoins souffrant d’une contrainte : ne pas sortir du cadre du mainstream. Cette contrainte, Deadpool Max ne la connait pas puisque comme son nom l’indique cette série se déroule dans la collection Max. Du coup David Lapham peut aller beaucoup plus loin que Victor Gischler et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’en prive pas. Cet album est en effet non seulement complètement barré lui aussi, mais aussi très trash et ce dès le début. L’auteur s’amuse comme un petit fou à réinventer l’univers de Deadpool et ne recule devant rien pour proposer des rebondissements rocambolesques. On rit beaucoup en lisant cet album, véritable concentré d’humour noir (très noir même) avec toutefois une histoire qui tient debout.

Du côté du graphisme, le style de Kyle Baker peut certainement rebuter certains lecteurs mais je trouve personnellement qu’il colle parfaitement à l’ambiance de folie qui se dégage de ces pages. La colorisation est en outre particulièrement jolie, ce qui nous fait des pages agréables à regarder.

Cet album est une excellente entrée en matière pour la série, qui montre une fois de plus que bien exploité le personnage de Deadpool a un potentiel comique énorme (ce que Daniel Way a du mal à exploiter…).


Mass Effect EvolutionMass Effect Evolution : Un récit accessible pour les non-joueurs

Alors que Mass Effect 3 est sorti sur consoles de jeu, Mac Walter – scénariste du jeu – et John Jackson Miller proposent un récit pour détailler les origines d’un personnage important de la série. Ne connaissant pas du tout le jeu et son univers, j’ai abordé cet album comme un récit de science fiction et même en n’y connaissant rien j’ai pu me plonger assez facilement dans l’histoire. Le récit est bien fichu, et suffisamment bien écrit pour permettre à un novice complet de profiter de l’histoire, mais je me doute qu’en ne connaissant pas la série on rate quand même pas mal de choses. Cette histoire s’avère intéressante et je ne me suis pas du tout ennuyé lors de sa lecture. Cela m’a même donné envie de me pencher sur la série de jeux, dont l’univers me semble bien fichu. Par contre les deux courts récits qui la suivent sont quant à eux assez opaques pour les lecteurs non initiés.

Du côté du graphisme, signé Omar Francia et Manuel Silva, c’est plutôt pas mal et cela sert bien l’histoire.

Un album destiné en priorité aux afficionados de la série, même si les lecteurs occasionnels peuvent aussi profiter de l’histoire.


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

La semaine prochaine, Le lundi c’est librairie ! restera dans l’actualité avec quatre autres albums récents.

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