Le lundi c’est librairie ! #340

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie ! vous propose aujourd’hui la chronique de trois albums édités par Panini Comics.

Au programme : Nick Fury, Daredevil par Brubaker t4 et Daredevil t5.

Nick Fury
Nick Fury - Avril 2018

Panini Comics
Collection 100% Marvel

144 pages – 15€
Avril 2018 – Cartonné

James Robinson
ACO / Hugo Petrus

Son nom est Fury. Nick Fury. Le meilleur agent du S.H.I.E.L.D. Il est de toutes les missions, même des plus impossibles. Mais il ne se contente pas de les réussir, il doit les remplir avec classe. Un one-shot par le scénariste de Cable et Squadron Supreme.
(Contient les épisodes US Nick Fury (2017) 1-6, inédits)

Depuis que le Nick Fury d’origine a été remplacé par son fils histoire de coller à la version cinématographique, ce dernier n’avait pas eu les honneurs de sa propre série. C’est maintenant chose faite avec cet album.

James Robinson, dont on connait le talent pour s’approprier des univers tout en respectant leurs codes, nous livre donc une série d’histoires sur Nick Fury Jr. Il s’agit d’une succession de missions de l’agent du SHIELD, dans le style de James Bond : classe, gadgets, complots… le tout dans l’univers Marvel.

On pense forcément au Nick Fury de Steranko, ce qui n’est guère surprenant sous la plume de James Robinson. En tout cas ce dernier livre une partition impeccable de bout en bout, le fils de Nick Fury n’ayant jamais été aussi intéressant depuis son introduction aux forceps dans l’univers Marvel.

Les différents récits qui composent cet album sont intéressants, avec une ambiance d’espionnage high tech très agréable. Le personnage de Nick Fury Jr est bien caractérisé, dans un cadre qui lui convient parfaitement et sans volonté de se calquer sur la version cinématographique. Ironiquement, ces histoires donnent même envie d’une version live sous forme de série !

Du côté du dessin, assuré par ACO et Hugo Petrus, la qualité est également au rendez-vous. C’est très coloré, dans une ambiance quasi psychédélique avec beaucoup d’inventivité dans le graphisme.

Un excellent album, où le personnage de Nick Fury Jr est enfin exploité correctement.


Daredevil par Brubaker tome 4
Daredevil par Brubaker t4 - Juillet 2018

Panini Comics
Collection Marvel Deluxe

144 pages – 18€
Juillet 2018 – Cartonné

Ed Brubaker
Michael Lark / David Aja

Tome 4 sur 4
De retour à New York, le Caïd propose à Daredevil une alliance pour débarrasser Hell’s Kitchen de la Main et de Lady Bullseye. Mais Matt Murdock peut-il faire confiance à Wilson Fisk ? Par Ed Brubaker
(Secret Avengers, Captain America). (Contient les épisodes US Daredevil (1998) 116-119 et 500, publiés précédemment dans les albums 100% MARVEL : DAREDEVIL 20-21)

Avec cet album s’achève le run d’Ed Brubaker sur Daredevil, et le moins qu’on puisse dire c’est que l’auteur n’a pas fait les choses à moitié.

Le run d’Ed Brubaker ne figure pas parmi les préférés des lecteurs, principalement car il se situe tellement dans la lignée de celui de Brian Michael Bendis qu’on se focalise souvent sur leur similarités.

Avec ce dernier tome, nous assistons au retour de Wilson Fisk, mais avec une approche assez surprenante qui renverse les rôles par rapport à Born again où Daredevil avait tout perdu à cause de son ennemi. Puis l’intrigue se complexifie, en se montrant plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Ed Brubaker est un spécialiste des histoires de polar, et montre en effet une nouvelle fois son talent pour concocter une intrigue à tiroirs où on ne sait jamais très bien qui est vraiment dans le camp de qui. C’est le cas ici, avec des revirements plus ou moins surprenants qui font que quand on atteint la dernière page on est presque surpris qu’une nouvelle couche ne soit pas encore ajoutée.

L’album est vraiment très réussi, avec une première partie saisissante (quoique faisant écho à une vieille histoire de Frank Miller sur Wilson Fisk, ce qui est probablement volontaire pour accentuer l’aspect ineluctable de tout ce qui lui arrive) et une suite vraiment bien pensée. Daredevil apparaît comme un personnage pas forcément sympathique, ce qui est dans la lignée des derniers épisodes le mettant en vedette. Il est en tout cas dommage que cette histoire, avec une conclusion bien trouvée, ait ensuite été suivie par le catastrophique Shadowland !

Du côté du graphisme, nous avons droit à des fort jolies planches signées Michael Lark et David Aja. Leurs styles sont tout à fait appropriés pour dessiner Daredevil et son entourage, avec une représentation très efficace des scènes d’action.

Un excellent album, qui achève en beauté un run sous-estimé.


Daredevil tome 5
Daredevil t5 - Août 2018

Panini Comics
Collection 100% Marvel

176 pages – 19€
Août 2018 – Cartonné

Charles Soule
Ron Garney / Goran Sudzuka / Alec Morgan

Daredevil élabore le plan le plus ambitieux de sa carrière. Matt Murdock va se présenter face à la plus haute instance juridique des États-Unis : la Cour Suprême ! S’il échoue, tous les super-héros seront en péril.
(Contient les épisodes US Daredevil (2016) 21-28, inédits)

Dans ce cinquième tome, Charles Soule aborde un sujet important pour les super-héros et rend ainsi un bel hommage au personnage de Daredevil.

On a parfois tendance à l’oublier : Daredevil ce n’est pas juste un super-héros qui tabasse ses adversaires en gagnant sa vie comme avocat. Matt Murdock est en effet un avocat redoutablement efficace doublé d’un stratège rusé, ce que l’auteur exploite parfaitement dans la première partie de l’album. Cette partie est palpitante, avec une montée en tension de page en page. Charles Soule est avocat, et cela se sent dans cette partie particulièrement ambitieuse.

La seconde partie est par contre un cran en-dessous de la première : l’auteur repart à la suite d’une intrigue précédente et emmène son personnage dans un voyage étrange. Ce n’est pas mauvais, loin de là, mais l’ambiance est vraiment bizarre et tranche radicalement avec le reste de l’album. La résolution de l’intrigue est aussi un peu facile, au point qu’on se dit « Tout ça pour ça ». Ca se lit cependant assez bien, mais forcément cette partie souffre de la comparaison avec la précédente.

La partie graphique de cet album est quant à elle signée de trois artistes : Ron Garney, Alex Morgan et Goran Sudzuka. Leur travail est très efficace, avec des planches très réussies qui servent parfaitement les parties du récit concernées. Qu’il s’agisse du cadre urbain ou de l’atmosphère étrange de la seconde partie, il n’y a rien à redire sur des dessins joliment exécutés qui restituent parfaitement les ambiances des histoires de l’album.

Un très bon album, dont la seconde partie est un cran en dessous de l’excellente première partie.


C’est tout pour aujourd’hui !

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Administrateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

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