Le lundi c’est librairie ! #232

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie ! est de retour avec la chronique de quatre albums.

Au programme : The Bunker t1, Heart in a box, Ragnarok t1 et Walking dead t25.

The Bunker tome 1
The Bunker t1 - Mars 2016

Glénat Comics
Collection Comics

128 pages – 14.95€
Mars 2016 – Cartonné

Joshua Hale Fialkov
Joe Infurnari

Série en cours
Et si vous étiez responsables de la fin du monde ?
Alors qu’ils sont en train d’enterrer leur « capsule temporelle » au fond d’un bois, cinq adolescents découvrent un mystérieux bunker métallique enfoui sous la terre. À l’intérieur, cinq lettres venues du futur adressées à chacun d’entre eux… et écrites par eux-mêmes ! Alertés sur la fin du monde imminente dont ils seraient les responsables, les cinq inséparables commencent à se diviser. Leur amitié va-t-elle résister à cette terrible révélation ? Car si l’on sait à l’avance les choix à ne pas faire, le futur peut changer. Mais en meilleur ou en pire ?



Le pitch de l’histoire de Joshua Hale Fialkov est de prime abord intéressant : qui n’a jamais rêvé de se retrouver face aux indications de son double du futur pour savoir comment affronter le lendemain ? Le seul hic, c’est que l’intérêt se limite au pitch… En effet, l’histoire par très rapidement dans tous les sens, complexifiée par le fait que ces messages du futur sont adressés à différentes personnes qu’il faut alors traiter et le fait est que le traitement en question est plutôt brouillon. L’idée est pourtant très bonne, et le fait que les protagonistes soient ni plus ni moins responsables de la fin du monde donne au récit un cachet de film catastrophe qui est loin d’être désagréable, mais l’histoire est trop confuse pour rester intéressante et je dois avouer que j’ai même eu du mal à finir ce premier tome, ce qui est assez mauvais signe en ce qui me concerne.

Du côté du dessin, signé Joe Infurnari, là aussi ce n’est pas une grande réussite. L’artiste nous propose des planches dont le contenu fait assez sommaire, et au final j’ai plus eu l’impression d’un livre d’esquisses que d’un produit fini.

Un album décevant, dont pour le coup je ne lirai pas la suite.

 




Heart in a box
Heart in a box - Mars 2016

Glénat Comics
Collection Comics

160 pages – 15.95€
Mars 2016 – Cartonné

Kelly Thompson
Meredith McClaren

One shot
Voilà ce qu’on appelle une rupture douloureuse…
Emma a le cœur brisé. Littéralement. Désespérée à la suite de sa rupture avec l’Homme Sans Nom, elle a souhaité que son cœur disparaisse… et son vœu a été exaucé ! Privée de cet organe, la tristesse s’évanouit, mais les autres émotions aussi. Et Emma se rend vite compte que le vide est pire que le chagrin : elle va devoir récupérer les sept pièces de son cœur, disséminées aux quatre coins du pays. Son voyage la forcera à se confronter à sa propre histoire, et la mènera face à l’Homme Sans Nom lui-même…



Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’histoire de Kelly Thompson est insolite. C’est en effet assez peu courant de traiter la thématique du chagrin d’amour sur le mode fantastique, avec un pacte Faustien à la clef. Mais il faut reconnaître que même si le concept est inhabituel, l’histoire est quant à elle très bien ficelée. On le dit souvent, pour comprendre ce qu’on peut traverser dans ces moments là il faut l’avoir vécu, et franchement il n’y a aucune fausse note dans ce récit. La parabole du coeur brisé dont il faut retrouver les morceaux fonctionne très bien, et le personnage d’Emma est sommes toutes attachant. Au cours de sa quête, Emma va évoluer et grandir, et c’est sans aucune trace d’ennui que le lecteur s’attache à ses pas pour assister à cette évolution. Il est juste dommage que certaines questions restent sans réponse, mais après tout ce n’est pas non plus le sujet central de cette histoire pas comme les autres qui traite avec beaucoup de finesse un sujet qui est loin d’être facile, à écrire certes mais surtout à vivre.

Graphiquement par contre, ce n’est pas vraiment la fête. Les planches de Méredith McClaren sont en effet correctes mais sans plus, dans un style qui ne colle pas vraiment à l’ambiance du récit. Je ne peux que vous conseiller un feuilletage avant achat pour vous assurer que cela ne vous rebutera pas.

Un bon album, dont l’histoire est excellente mais dont le graphisme est assez quelconque.

 




Ragnarok tome 1
Ragnarok t1 - Mars 2016

Glénat Comics
Collection Comics

176 pages – 16.95€
Mars 2016 – Cartonné

Walter Simonson

Série en cours
La fin des temps annonce le début d’une vengeance…
Ragnarök… Le Crépuscule des Dieux dans la mythologie nordique. La Destruction des neuf mondes. Et à présent, 300 plus tard, la naissance d’une vengeance. Sa femme et ses enfants sont morts. Ses frères et sœurs sont morts. Ses parents sont morts. Et leurs assassins vivent encore… Mais sur les os brisés des siens, il en fait le serment : ils ne vivront pas éternellement. Car il deviendra… la tempête.



Quand on évoque le nom de Walt Simonson, généralement son travail sur Thor chez Marvel vient en tête assez vite car ce run fait véritablement office de référence sur le sujet. Du coup, voir l’auteur s’intéresser de nouveau à la mythologie nordique mais sans être prisonnier du carcan de l’univers Marvel ne peut que susciter la curiosité…et cette curiosité est tout à fait justifiée car ce premier album est véritablement excellent. Walt Simonson montre une nouvelle fois sa très grande maîtrise des thématiques liées à la mythologie nordique, et nous offre un récit passionnant sans aucun temps mort. Le fait de ne pas avoir de compte à rendre sur les Dieux nordiques donne à l’auteur une grande liberté pour en faire ce qu’il veut, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’en prive pas. Il souffle en tout cas un grand vent d’épique sur ces pages, et on se prend vite au jeu en suivant les aventures de ce personnage qui évolue alors que le crépuscule des Dieux a eu lieu et que tout son univers a disparu. J’attendais beaucoup de cet album, pour les raisons que j’ai données plus haut, et franchement je n’ai pas été déçu.

Du côté du dessin, nous retrouvons le style inimitable de Walt Simonson, toujours en très grande forme pour des planches vraiment splendides. L’artiste n’a rien perdu de son talent, et son trait colle parfaitement à l’ambiance de cette histoire.

Un excellent album, qui exploite à merveille l’univers de la mythologie nordique.




Walking Dead tome 25
Walking Dead t25 - Mars 2016

Delcourt Comics
Collection Contrebande

152 pages – 14.95€
Mars 2016 – Souple

Robert Kirkman
Charlie Adlard / Stefano Gaudiano

Olivia. Josh. Carson. Tammy. Luke. Erin. Ken. Amber. Louie. Oscar. Rosita. Ezekiel. Ce sont les noms de ceux qui ont été massacrés par les Chuchoteurs. Leurs têtes ont été disposées, plantées sur des piques. Afin de délimiter leur territoire, de maintenir les autres communautés à distance, et de lancer un menaçant et terrifiant avertissement à Rick. La réaction risque cependant de ne pas se faire attendre.


Avec un final aussi choquant que celui du tome précédent, il était difficile de prévoir ce que Robert Kirkman allait nous proposer pour passer derrière ces images terribles. On aurait pu supposer que l’on allait immédiatement repartir dans un cycle basique action/réaction maintes fois utilisé dans la série (un peu trop d’ailleurs avec le recul), mais l’auteur a été plus avisé et la direction qu’il a prise est très bien trouvée. Le temps a passé, les personnages ont changé et du coup leurs agissements ne sont plus les mêmes, ce qui offre un petit coup de neuf assez bien venu dans la série. Les personnages sont très bien caractérisés, notamment Carl qui est vraiment le coeur de ce nouveau cycle de la série. Il est assez intéressant de constater que les zombies, qui sont tout de même à la base le moteur de la série vu que c’est leur apparition qui a tout déclenché, deviennent de plus en plus secondaires tandis que l’histoire s’oriente de plus en plus vers le récit du maintien de la nouvelle société mise en place par les survivants (c’était déjà le cas avant, mais cela devient de plus en plus prédominant). Là aussi, vu la fin de l’album je suis vraiment curieux de voir ce que va donner la suite de la série, d’autant que j’ai l’impression qu’un certain personnage va avoir un rôle à jouer qui va être loin d’être négligeable.

Du côté du dessin, signé Charlie Adlard et Stefano Gaudiano, la qualité est toujours au rendez-vous. Les planches sont soignées, et au fil du temps il est vraiment appréciable que certains défauts des premiers tomes (comme des visages pas assez différenciés entre les personnages) se sont estompés.

Un excellent tome, qui ne démérite pas par rapport à ses prédécesseurs.

 




Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous une prochaine fois pour une nouvelle chronique.

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A propos mdata

Administrateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

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