Le lundi c’est librairie ! #214

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie ! est de retour avec la chronique de trois albums.

Au programme : Aquaman t5, Doomsday .1 et Walking dead 23.

Aquaman tome 5
Aquaman 5

Urban Comics

240 pages – 22.50€
Septembre 2015 – Cartonné

Jeff Parker
Collectif



Après sa victoire sur les monstres de l’Olympe, de nouvelles menaces attendent au tournant le roi de l’Atlantide : Gorilla Grodd et le Limier Martien ! Mais tout ceci n’est rien comparé à une querelle familiale qui s’annonce mouvementée !

C’est la fin d’un cycle qui nous est proposé avec ce cinquième album des aventures d’Aquaman. Jeff Parker met les petits plats dans les grands pour nous offrir des récits particulièrement intéressants et mettant bien en valeur le justicier des mers. L’action est très présente, avec des passages spectaculaires, mais ce n’est pas pour autant que l’émotion est absente notamment avec ce que la 4e de couverture présente comme une querelle familiale (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler). Album après album, Aquaman a été au coeur d’aventures palpitantes et ce cinquième tome ne démérite pas tant il est agréable à lire. Pour le coup, je regrette que ce cycle s’achève car j’aurais bien aimé en lire davantage.

Du côté du dessin, assuré par plusieurs artistes, le niveau est également élevé avec des planches très réussies.

Un excellent album, passionnant de bout en bout.

 




Doomsday .1
Doomsday 1

Panini Comics

96 pages – 13€
Août 2015 – Cartonné

John Byrne



La fin du monde n’a pas eu lieu le 21 décembre 2012 mais un triste événement attend aujourd’hui la planète bleue. À bord de la Station spatiale internationale, sept aventuriers vont assister avec horreur à un cataclysme : une gigantesque éruption solaire ! Ils doivent désormais revenir sur Terre pour découvrir ce qu’il reste de l’humanité…

Avec Doomsday .1, John Byrne nous livre sa vision de l’apocalypse à la suite d’une éruption solaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteur ne fait pas les choses à moitié car il ne reste pas grand chose sur Terre après cette éruption… Après avoir dépeint la catastrophe, l’auteur nous montre ce que deviennent les survivants au fur et à mesure que le temps passe, en laissant passer un peu de temps entre chaque partie du récit. Ce dernier est bien ficelé, et à l’instar de Walking dead montre le danger que représente l’être humain lorsque le vernis de la civilisation a disparu. Il y a également des passages plutôt spectaculaires, notamment avec le sous marin, et les idées de l’auteur sont particulièrement bien exploitées. Ce n’est certes pas son meilleur travail, mais il y a de quoi offrir une réponse intéressante aux personnes qui pensent que John Byrne n’a plus le niveau qu’il a eu par le passé.

Du côté du dessin, John Byrne a toujours en grande forme et les lecteurs qui apprécient son graphisme seront aux anges.

Un très bon album, qui se lit très bien.




Walking dead tome 23
Walking Dead 23

Delcourt Comics

168 pages – 14.95€
Septembre 2015 – Souple

Robert Kirkman
Charlie Adlard



Une autre vie a commencé pour les survivants de la terrible guerre contre Negan. Mais cette nouvelle ère de paix et de prospérité semble déjà être menacée par un nouveau type d’ennemi. Un ennemi qui marche parmi les rôdeurs. Un ennemi qui transforme les murmures en cris. Un ennemi qui rend le futur incertain. Un face à face se prépare, qui risque d’être encore plus violent que les précédents.

Depuis le tome précédent, Robert Kirkman a donné une nouvelle dynamique à la série en faisant un bond en avant de plusieurs années. Les protagonistes ont vieilli, et les enfants ont grandi, à l’image de Carl Grimes qui est désormais le personnage central de la série. C’est en effet autour de lui que s’articule cet album alors que le jeune homme, à la fois populaire et détesté, s’installe dans la structure dirigée par Maggie. Avec son vécu difficile et ses contradictions, Carl s’avère être un personnage intéressant à suivre. Ce nouveau tome est tout aussi intéressant que le précédent, avec une explication bien trouvée pour le mystère introduit dans l’album précédent et de nouveaux dangers redoutables. On retrouve également la trame de la série, à savoir que même dans une civilisation qui se reconstruit le principal danger n’est pas tant la horde de zombies qui attend dehors la moindre occasion pour contaminer les survivants mais bel et bien ces derniers de par leur comportement. Ce bond en avant a vraiment fait beaucoup de bien à la série, en relançant une dynamique intéressante plutôt que de s’embourber dans le schéma certes efficaces mais un rien routinier qui était en place jusque là.

Du côté du dessin, Charlie Adlard est en grande forme et on peut apprécier des planches particulièrement réussies. Dans certains albums précédents, son défaut était de faire certains personnages qui se ressemblaient physiquement mais heureusement ce n’est plus le cas et chaque personnage a sa propre identité graphique.

Un excellent album, qui poursuit la série en beauté.

 





Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous une prochaine fois pour une nouvelle chronique.