Le lundi c’est librairie ! #200

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie ! fête aujourd’hui sa 200e édition avec la chronique de six titres !

Au programme : Avengers – La promise d’Ultron, Fables t21, Fables – Cendrillon, Thanos – La révélation de l’infini, The sixth gun t3 et X-Men Legacy t3.

Pour célébrer dignement cette deux-centième édition, un concours vous sera dévoilé un peu plus tard dans la journée. 🙂




 

Avengers – La promise d’Ultron
Avengers Promise Ultron

Panini Comics

184 pages – 23.40€
Avril 2015 – Cartonné

Collectif



Le redoutable Ultron souhaite que son mariage avec Jocaste soit marqué par les funérailles des Avengers ! Mais il n’est pas l’unique criminel à vouloir affronter les plus grand héros de la Terre puisque Graviton et le Moissonneur sont également au rendez-vous. Avec la présence des Champions et des Défenseurs.

Dans cet album, nous avons droit à des récits importants de l’histoire des Vengeurs : le combat contre Graviton, celui contre le Compte Nefaria et la création de Jocaste par Ultron. Se situant avant les épisodes publiés dans Marvel Classic 1 (où les origines réelles de Wanda et Pietro sont révélées et dont je vous recommande la lecture), ces récits méritent sans aucun doute l’appellation de classiques du groupe. On retrouve en effet tous les éléments qui constituent l’identité du célèbre groupe et qui ont notamment influencé Kurt Busiek par la suite lors de son run sur la série, dans une suite d’épisodes palpitants avec une bonne dose d’action et de péripéties. En tant que « vieux » lecteur, j’ai apprécié de pouvoir lire des récits dont je n’avais lu que des bribes lors de flashbacks dans des publications postérieures (comme ce qui tourne autour de Graviton). Contrairement à pas mal de récits un peu anciens, ceux-ci ont très bien vieilli et plairont tout autant aux lecteurs de longue date qu’à une nouvelle génération de lecteurs qui risquent toutefois d’être un peu décontenancés par les différences marquées avec la version MCU des personnages.

Du côté du dessin, c’est également un vrai régal avec des planches très réussies signées par l’élite des dessinateurs Marvel de l’époque (bon d’accord, pour Don Heck ça se discute…). A noter que cet album inaugure la collection Marvel Vintage, qui prend la place des Best of Marvel et surtout dispose d’un papier mat qui sied à merveille au graphisme vintage (et en plus la couverture est en vernis sélectif, j’adore le vernis sélectif ;)).

Un excellent album, indispensable pour les lecteurs de l’époque Lug et une belle découverte pour les lecteurs moins âgés.


Fables tome 21
Fables 21

Urban Comics

256 pages – 22.50€
Avril 2015 – Cartonné

Bill Willingham
Mark Buckingham



Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde. Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

Après un tome 20 au dénouement pour le moins tragique, Bill Willingham confronte les Fables aux conséquences de ce qui s’est passé et le moins qu’on puisse dire c’est que tant les personnages que le lecteur ne sont à l’abri des surprises que l’auteur a en réserve. Il y a en effet des rebondissements pour le moins inattendus dans ce vingt et unième tome, et de nouvelles intrigues très intéressantes qui relancent la série dans des directions riches en promesses dont on ne peut qu’espérer qu’elles seront tenues sinon cela serait vraiment dommage. L’interlude présent dans ces pages, qui met en scène des Fables disparus, est particulièrement émouvant et constitue à mon avis le meilleur passage de l’album, dans la lignée des épisodes de ce genre dans le Starman de James Robinson. Tome après tome, j’apprécie toujours autant de voyager en esprit au coeur de l’univers des Fables, et c’est une nouvelle fois avec impatience que je guetterai le prochain album de la série.

Du côté du dessin, les artistes à l’oeuvre rivalisent de talent pour nous offrir de très jolies planches qui habillent joliment les histoires présentes dans cet album.

Un excellent album, qui poursuit en beauté une excellente série.


Fables – Cendrillon
Cendrillon

Urban Comics

288 pages – 22.50€
Décembre 2014 – Cartonné

Chris Roberson
Shawn McManus



L’univers foisonnant de Fables s’offre une nouvelle série dérivée et place son héroïne Cendrillon au coeur d’aventures dignes des meilleurs James Bond. Lorsque de mystérieux artefacts magiques transitent des Royaumes jusqu’au monde des Communs, il revient à Cendrillon, meilleur agent secret en service, d’entrer en action. De Manhattan à Dubaï, la belle infiltre le milieu de Fables exilés et découvre l’implication d’un certain Aladdin.

Ce qu’il y a de bien avec Fables, c’est que la richesse de son univers et la profusion de personnages qui y figurent permettent d’envisager des spin-off intéressant en se focalisant sur une portion de cette univers. Cet album, consacré à Cendrillon, ne fait pas exception et c’est avec beaucoup d’intérêt que l’on suit les aventures de ce personnage décidément bien loin de l’idée qu’on peut s’en faire si on ne suit pas la série. Dans ces deux récits signés Chris Roberson, nous avons droit à un savant mélange d’espionnage et de magie, l’auteur utilisant à merveille l’ambiance de Fables pour nous livrer deux histoires passionnantes. Les aventures de Cendrillon sont palpitantes, avec quelques traits d’humour au passage (notamment sur sa couverture vu que son activité est secrète) et nous avons droit à une bonne dose d’action dans cet album particulièrement divertissant. Si je devais avoir un regret au sujet de ce tome, c’est juste de ne pas avoir eu l’occasion de le lire plus tôt. 😉

Du côté du dessin, le style de Shawn McManus convient à merveille pour donner vie aux aventure de cette espionne redoutable et redoutée et les planches sont vraiment très réussies.

Un excellent album, qui complète parfaitement la série Fables.


Thanos – La révélation de l’infini
Thanos Revelation Infini

Panini Comics

112 pages – 17.50€
Avril 2015 – Cartonné

Jim Starlin



Il y a un déséquilibre dans l’univers. Et depuis son retour; Thanos se sent différent. Suite à un pèlerinage au domaine de la Mort; le titan fou va se lancer dans une nouvelle quête aux côtés d’un de ses ennemis jurés. Sur sa route; il est confronté au Silver Surfer et aux plus grands héros de la galaxie. Une odyssée cosmique signée Jim Starlin.

Jim Starlin et Thanos…Deux noms qui sont étroitement associés au sein de l’univers Marvel, le premier ayant créé et souvent utilisé le second dans ses récits. Dans cette nouvelle histoire, l’auteur lance Thanos dans une nouvelle quête, accompagné par un personnage qui lui est souvent associé sous sa plume. Passionnant de bout en bout, ce récit sert une nouvelle fois à Jim Starlin de moyen pour remettre Thanos et son compagnon dans le cadre qu’il a lui-même créé afin qu’il corresponde à son idée des personnages et non à ce que les autres auteurs en font (ce qui est un peu dommage concernant le travail d’Abnett et Lanning car je ne trouve pas que contrairement à d’autres auteurs ils aient dénaturé Thanos). L’histoire est un peu compliquée par moment, ne serait-ce que par sa nature duale qui est expliquée plus tard après qu’elle ait sans doute décontenancé les lecteurs les plus vigilants, et le Silver Surfer et autres personnages d’envergure cosmique ne sont là que comme faire-valoirs (j’ai beaucoup ri à ce que dit Thanos sur le Surfer) mais en tant que grand amateur de cosmique j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu même si je conviens qu’il ne s’agit pas de ce que Starlin a fait de mieux. Le nouveau départ initié par cette aventure est intriguant et j’espère que cela ne sera pas discrètement passé à la trappe dans de futurs récits mettant en scène Thanos.

Du côté du dessin, nous avons droit à de très jolies planches et surtout des couleurs éclatantes.

Un très bon album, peut être un peu obscur pour les lecteurs qui ne suivent pas régulièrement les aventures de Thanos mais en tout cas très intéressant.


The sixth gun tome 3
Sixth Gun 3

Urban Comics

152 pages – 15€
Février 2015 – Cartonné

Cullen Bunn
Brian Hurtt



Becky et Drake sont en route. Ils ont pour mission d’enterrer le général Hume en Terre Sainte lorsque leur convoi est subitement attaqué par une force maléfique stimulée par un sinistre nécromancien. Au cours de l’attaque, Drake disparaît sans laisser de trace. Seule, Becky doit pourtant poursuivre son voyage jusqu’à une forteresse isolée, où elle découvrira à quel point sa destinée est plus liée au sixième revolver qu’elle ne l’imaginait.

Bien que n’aimant pas vraiment le western, j’avais été séduit cet été par les deux premiers tomes de cette série. C’est avec un brin de retard que j’ai lu le troisième tome, et je ne le regrette pas du tout. En effet, Cullen Bunn livre une nouvelle fois un chapitre passionnant de sa série avec une mythologie parfaitement maîtrisée au service d’un univers cohérent et intéressant à suivre. Ce nouveau tome n’a pas du tout à rougir par rapport à ses prédécesseurs, car il est tout aussi intéressant avec des rebondissements bien trouvés et une dernière partie émouvante. Tout en se déroulant dans un cadre de western, l’histoire n’utilise pas les clichés éculés du genre, ce qui a de quoi réconcilier les lecteurs avec le western. Il semble y avoir encore pas mal de (mauvaises) surprises qui nous attendent dans les tomes à venir, l’auteur semblant avoir encore de bonnes idées sous le coude comme le laissent présager les événements de ce troisième tome.

Du côté du dessin, signé Brian Hurtt, c’est tout aussi réussi que dans les tomes précédents.

Un excellent album, à dévorer sans modération.


X-Men Legacy tome 3
X-Men Legacy 3

Panini Comics

136 pages – 14€
Avril 2015 – Souple

Simon Spurrier
Tan Eng Huat / Paul Davidson / Khoi Pham



David Haller, alias Légion, commence à accepter la mort de son père, le professeur Xavier, sans pour autant pardonner à celui qui l’a assassiné ! David n’a d’autre but que de retrouver Cyclope et compte pour cela utiliser ses prodigieux pouvoirs. Mais est-il vraiment en mesure d’affronter le leader de la révolution mutante ?

Après deux très bons tomes de cette série consacrée au fils de Charles Xavier, nous retrouvons donc le personnage dans de nouvelles aventures où il convient de bien s’accrocher. En effet, Simon Spurrier ne fait pas dans la facilité et suivre les péripéties de Legion tient du voyage dans un roller-coaster particulièrement rapide et riches en reliefs tant les surprises et retournements de situations (dus aussi bien à la vaste palette de ses pouvoirs qu’à sa psyché complexe, sans oublier des personnages insolites) sont nombreux dans cet album. L’ambiance de la série est toujours aussi spéciale, mais elle colle parfaitement au personnage de Legion qui est une fois de plus parfaitement exploité. On ne s’ennuie pas une seconde à la lecture de ces pages, et une fois la lecture terminée l’heure est à la tristesse : il faut en effet encore patienter pour en lire la suite !

Du côté du graphisme, signé par différents artistes, l’ambiance particulière de l’histoire est parfaitement rendue avec des dessins très réussis.

Un excellent album, qui poursuit en beauté une des meilleures séries mutantes du moment.


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Je conclurai cette deux-centième chronique en remerciant les lecteurs et éditeurs pour leur confiance et leur soutien. Le lundi c’est librairie ! est une série de chroniques qui n’est certes pas parfaite mais elle est réalisée avec sincérité pour livrer un avis objectif sur mes lectures, et j’espère que son contenu vous est utile. 🙂

Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous tout à l’heure pour le concours. 🙂