John Carter

John Carter

Ayant découvert assez tardivement le personnage de John Carter (comme quoi on apprend à tout âge), j’étais plutôt curieux de voir ce que donnerait le film adapté de ses aventures après avoir vu les bandes-annonces. Ne connaissant pas les récits d’Edgar Rice Burroughs consacrés au personnage, je ne pourrai donc pas juger de la qualité de l’adaptation mais juste du film en lui-même.

John Carter, réalisé par Andrew Stanton (à qui ont doit Wall-E), est un film d’aventures particulièrement épique. Le héros qui donne son nom au film va vivre d’extraordinaires aventures sur la planète Mars, se retrouvant embarqué dans un conflit de grande ampleur dans lequel il hésite à s’impliquer. Le film a l’agréable saveur des récits d’aventure d’antan, oscillant entre science-fiction et heroic fantasy. Il y a également des passages particulièrement amusants, sans que cela ne soit trop lourd.

Les effets spéciaux du film, particulièrement réussis, provoquent un dépaysement immédiat et donnent vie à la planète Barsoom et à son peuple . Les comédiens sont tous très bons, et il y a une alchimie entre Taylor Kitsch et Lynn Collins qui m’a fait penser à celle entre Harrison Ford et Karen Allen.

Un très bon film d’aventures comme on aimerait en voir plus souvent.


L’ancien capitaine John Carter, las de la guerre civile qui ravage les Etats Unis en cette fin de XIXe siècle, se retrouve mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom. Il se laisse entrainer malgré lui dans un terrible conflit entre Tars Tarkas et la fascinante princesse Dejah Thoris. Dans un monde au bord du gouffre, John Carter redécouvre son humanité en prenant conscience que la survie de cette planète et de ses habitants est entre ses mains.

John Carter
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Quand on fait connaissance avec John Carter, on ne sait pas trop quoi penser du personnage qui n’inspire pas vraiment la sympathie avec son histoire de grotte pleine d’or. Puis au fil du temps la noblesse sous-jacente du personnage finit par émerger, tandis qu’on apprend progressivement quel tribut il a payé lors de ses exploits guerriers qui font qu’il est un soldat très convoité. L’interprétation de Taylor Kitsch est par ailleurs impeccable, alternant différentes émotions de façon parfaitement convaincante. L’idée de lui donner des capacités avec son statut de Terrien est logique et bien trouvée, rendant plausibles ses exploits sur Barsoom.

John Carter

Rien à redire non plus sur la prestation de Lynn Collins, qui campe très bien une princesse énergique prête à tout pour sauver son peuple. Tour à tour femme forte et fragile, elle ne fait jamais potiche et est un personnage essentiel du récit au même titre que John Carter.

John Carter

Les relations entre John Carter et la princesse Dejah, qui tiennent le plus souvent de l’amour vache, font vraiment penser à celles d’Indiana Jones et Marion Ravenwood dans Les aventuriers de l’Arche perdue. D’abord comme chien et chat, les deux personnages finiront par se découvrir et tomber amoureux (mais sans mièvrerie heureusement). D’ailleurs pour la petite histoire, les deux comédiens étaient tous les deux présents dans Wolverine Origins (ils jouaient Gambit et Silverfox)…

John Carter

Du côté du reste du casting, les comédiens sont tous épatants, y compris ceux qu’on ne voit pas (comme Willem Dafoe) et qui servent à donner vie à leurs avatars numériques. Ce fut d’ailleurs pour moi l’occasion d’apprécier le jeu de Ciaran Hinds, qui m’avait bien agacé dans Ghost Rider – L ‘esprit de vengeance. Le méchant du film, parfaitement campé par Mark Strong, est inquiétant à souhait.

John Carter

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En tout cas l’histoire est vraiment intéressante, et on ne s’ennuie pas une seconde. Même si on nous donne au fur et à mesure les clefs nous permettant de nous immerger dans l’histoire, on sent bien (particulièrement avec les Therns) qu’il y a des choses qui restent à apprendre pour saisir tous les tenants et aboutissants de l’histoire. Cela fera peut être l’objet d’une suite… Il y a également des passages particulièrement amusants, comme le quiproquo sur le nom de John Carter ou les interactions de ce dernier avec son « chien », permettant d’alléger un peu l’atmosphère.

John Carter

Grâce aux effets spéciaux très réussis, on est tout de suite embarqués dans cette fantastique histoire. Outre les très beaux décors, le design des vaisseaux est très réussi. Les différentes espèces présentes sur Barsoom sont également très bien rendues, et font vraiment très vrai. A aucun moment on ne se dit que Tars Tarkar et son peuple ne sont que des images de synthèse animées par des acteurs.

John Carter

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Les scènes de combat sont également très spectaculaires, que ce soit dans l’arène, lors des affrontements d’armées ou lors du combat désespéré de Carter contre une horde d’adversaires. Il y a un souffle épique sur tout le film qui ne retombe jamais. Les scènes sur Terre après le retour de John, malgré une forte différence d’ambiance (ce qui est normal), sont très réussies et en ce qui me concerne je me suis tout autant fait berner qu’Edgar (même si je me doutais qu’il n’était pas mort). Et puisqu’on parle d’Edgar, je trouve astucieuse l’idée d’inclure ce clin d’oeil à l’auteur en l’associant à l’histoire. Par contre j’ai été surpris que le fameux combat représenté sur l’affiche du film arrive si tardivement…

John Carter

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J’ai vraiment passé un excellent moment en regardant les aventures de John Carter, et cela m’a donné envie de m’intéresser de plus près à ce personnage et à son univers.

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