Ghost rider

Ghost Rider

Vendredi soir, j’ai enfin pu aller voir Ghost Rider. Ca fait longtemps que j’avais hâte de le voir (la bande annonce donnait envie !) et en attendant Spiderman 3, cela fait toujours quelques aventures de super héros pour patienter 🙂

Je n’ai pas été déçu par ce film, que j’ai trouvé bon. Ca ne vaut certes pas un Spiderman, mais n’est pas Sam Raimi qui veut 🙂

C’est un bon divertissement et les effets spéciaux sont très bons. Par contre un petit bémol sur la fidélité de l’adaptation, qui mélange plusieurs « Ghost Riders » en un seul.

MAJ : Ayant revu le film depuis cette critique, je suis moins dithyrambique qu’à l’époque. J’aime bien le film, mais il a tout de même pas mal de défauts.

Pour sauver son père de son cancer, Johnny Blaze vend son âme au diable. Quand vient l’heure de payer sa dette, Johnny devient Ghost Rider, l’exécuteur de l’Enfer au crâne de feu. Tout en essayant d’accepter ce qu’il est devenu, Johnny devra affronter Blackheart le fils du Diable, et peut être retrouver son âme…

Ghost Rider

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Jusqu’où peut-on aller pour sauver ceux que l’on aime ? Johnny Blaze connait la réponse à cette question, lui qui est devenu une créature de l’Enfer pour sauver la vie de son père (qui mourra de toutes façons, Méphisto n’est pas vraiment digne de confiance). Tout au long du film, il n’aura de cesse de protéger Roxanne, son amour de jeunesse, de ses ennemis et surtout de lui même, tout en essayant de se racheter pour ses erreurs passées.

Cette adaptation du comics est plaisante, Nicholas Cage étant très crédible en motard rongé par le remords devenu une créature surnaturelle. Par contre, même si elle est mignonne, Eva Mendes est plutôt là pour décorer (mais elle le fait bien ! ;-)). L’histoire tient debout, malgré quelques scènes un peu téléphonées (on devine très tôt que le fossoyeur est Carter Slade par exemple). Parmi les rôles secondaires, Carter Slade est justement extraordinaire (Sam Elliott fidèle à lui même), et la scène où il se transforme à son tour pour une ultime chevauchée est très bien rendue.

Les effets spéciaux sont très bons, le rendu du crâne du Rider faisant froid dans le dos. Par contre l’effet sonore sur sa voix, très impressionnant, la rend parfois un peu dure à comprendre et c’est un peu dommage. Les quelques notes d’humour sont bienvenues, allégeant un peu l’ambiance du film.

Bref, en tant que film en lui même, Ghost Rider est un bon film. Pas un chef d’oeuvre, mais pas un navet non plus.

Un petit détail : j’aurais adoré que « Highway to Hell » soit dans la BO, mais bon on ne peut pas tout avoir…

Par contre en tant qu’adaptation, il y a quand même quelques trucs qui coincent un peu.

  • Johnny Blaze est blond à l’origine ! Bon d’accord c’est un détail, et Nicholas Cage en blond ça ferait drôle, mais bon c’est comme si Wolverine était roux, ça ferait drôle.
  • Dans le film, Mephisto vient solliciter Johnny pour lui faire signer son pacte. Dans le comics, c’est Johnny qui l’invoque au cours d’une scéance occulte. J’en conviens, il aurait été maladroit de faire figurer telle quelle cette scéance dans le film (vu la malléabilité de certains publics…). Mais cela change un peu la donne quant au personnage : au lieu de payer pour une bétise commise de son plein gré, il paie en fait pour s’être fait avoir en beauté sans avoir rien demandé.
  • Dans le film, Johnny vend son âme pour sauver son père. Dans le comics, c’est pour sauver son beau-père (et père de Roxanne) qui l’a recueilli après la mort de son père lors d’un accident au cours d’un spectacle. On y voit aussi sa mère qui meurt après l’explosion d’une moto et lui fait promettre de ne jamais suivre les traces de son père. Le personnage est simplifié pour le passage au grand écran, même si ça affaiblit un peu son côté « poissard ».
  • Le Ghost Rider du film est en fait un mélange de 2 Ghost Riders de Marvel : Johnny Blaze (le 1er, années 70) et Dan Ketch (le 2e, années 90). En effet, ce Rider possède pas mal de traits du 2e Ghost Rider : la moto (pas exactement la même mais elle lui ressemble), le look (cuir+pointes), la chaîne et le regard expiateur.
  • Dans le comics, Roxanne est un peu moins cruche que dans le film, vu que c’est elle qui a retardé la transformation de Johnny en Ghost Rider. Mais vu que l’aspect « scéance occulte » a été retiré, il a bien fallu s’adapter. Et là aussi, une petite transformation physique a eu lieu (en bien ;-))
  • Le personnage du Fossoyeur (Caretaker en VO), montre un peu l’aspect « mélange » du scénario : Carter Slade n’a jamais été Ghost Rider mais Phantom Rider. Enfin si on joue sur les mots, au début il s’appelait Ghost Rider, mais a changé de nom lors de la création de Johnny Blaze. Toujours est-il qu’il s’agissait d’un humain ordinaire habillé en fantôme (utilisation d’effets spéciaux de l’époque pour le faire croire), et pas d’un motard à cheval.
  • L’aspect le plus voyant de l’adapation est le Rider lui-même. Dans le film, il s’agit toujours de Johnny Blaze, avec ou sans le crâne en feu. Dans le comics, Blaze est lié à un démon (Zarathos), et de fait il s’agit de 2 personnes différentes (le Rider étant souvent méprisant envers les actions de Blaze). Ca donne un petit côté « Jeckyll et Hyde » à Ghost Rider, ce qui n’apparait pas dans le film. De plus cette métamorphose uniquement nocturne est un pur produit de l’imagination du scénariste (je pense aussi que Blaze ne pouvait pas faire de « transformation partielle »).

Mais bon, en dehors de ces « soucis d’adaptation », Ghost Rider reste un bon film. Pas une bonne adaptation, mais un bon film.

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