Dylan Dog

Dylan Dog

Dylan Dog (Dylan Dog : Dead of night en VO) est l’adaptation de la BD Italienne du même nom de Tiziano Sclavi. Ce film de Kevin Munroe, qui sortira en DVD au mois de juillet, raconte l’histoire de Dylan Dog, détective privé dont la spécialité est le surnaturel. Il est en effet une sorte d’arbitre pour les différentes factions de créatures surnaturelles que l’on trouve à la Nouvelle Orléans.

Produit avec un budget modeste, Dylan Dog n’a pas la prétention de jouer dans la cour des grands et de rivaliser avec les poids lourds des adaptations de comics. Il a par contre le charme sympathiquement désuet de ces films fantastiques des années 80/90, dont il reprend la plupart des codes (un héros ombrageux, un sidekick rigolo, des méchants très méchants et une histoire bourrine). Pour tout dire, Dylan Dog m’a fait penser à Dark Angel, pas la série mais le film avec Dolph Lundgren.

L’histoire est classique mais plutôt intéressante, avec quelques rebondissements prévisibles et d’autres qui le sont moins. Brandon Routh est plutôt bon en détective du surnaturel, et il y a quelques gags avec son sidekick pour alléger l’ambiance. Les effets spéciaux sont corrects, et ont eux aussi un petit côté ancien qui n’est pas déplaisant.

Un film sympathique, pour passer un bon moment le soir avec une bonne glace.

A la Nouvelle Orléans, les créatures surnaturelles vivent cachées parmi les humains. Dylan Dog, détective et garant de l’équilibre entre les différentes communautés, enquête sur une série de meurtres qui pourrait bien déclencher une guerre entre les monstres.

Dylan Dog

Dangers spoilers LA SUITE DE L’ARTICLE CONTIENT DES REVELATIONS SUR L’INTRIGUE (SPOILERS)

Le pitch de Dylan Dog est plutôt simple, sans être simpliste : les différents types de monstres (zombies, vampires et loup-garous) vivent cachés parmi nous et il faut quelqu’un pour empêcher qu’ils ne se battent entre eux. Au début du film, Dylan Dog ne veut plus occuper cette fonction à cause d’un drame qui nous est graduellement dévoilé, mais il se retrouve rapidement obligé de rempiler.L’histoire est plutôt classique, mais cela n’est pas déplaisant et il y a de bonnes idées comme les vampires en sommeil dans une crypte spéciale, le groupe de soutien des zombies ou la drogue avec du sang de vampire.

Dylan Dog

Dans le rôle titre, nous retrouvons Brandon Routh, connu pour Superman returns et Chuck. L’allure et le jeu de l’acteur correspondent tout à fait à ce qu’on pourrait attendre d’un personnage comme Dylan Dog, à savoir ombrageux et bourrin. Alors qu’il m’avait plutôt déçu en Superman, je l’ai trouvé plutôt bon dans le rôle du détective du surnaturel.

Dylan Dog

Comme dans les films des années 80/90, auxquels Dylan Dog fait furieusement penser, le héros a son acolyte rigolo. Ne pouvant reprendre le sosie de Groucho Marx présent dans la BD pour des raisons légales, il s’agit cette fois d’un ami de Dylan Dog qui est transformé en zombie au début du film. Sam Hutington campe ici cet apprenti zombie, qui apprend à gérer sa nouvelle condition. Son rôle est surtout d’apporter un peu d’humour à l’histoire et de lui donner un ton plus léger.

Dylan Dog

Dans le rôle d’Elizabeth, cliente de Dylan Dog qui le pousse à retrouver le monde du surnaturel, nous retrouvons Anita Briem. L’actrice se débrouille plutôt bien, passant avec crédibilité du rôle de cliente/demoiselle en détresse à celui de vraie méchante du film. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas du tout vu venir ce twist…

Dylan Dog

Dylan Dog

Du côté des créatures surnaturelles, outre les zombies qui veulent surtout subsister tranquillement, il y a des  vampires et des loup-garous dont les chefs sont respectivement incarnés par Taye Diggs et Peter Stormare. On n’échappe pas à quelques clichés du genre, avec à la clef un petit couplet Roméo & Juliette entre une vampire et un loup-garou, mais ça passe plutôt bien.

Dylan Dog

Du côté des effets spéciaux, on sent bien que le budget est serré et que la production n’a pas pu se payer de coûteux effets en image de synthèse. On retrouve donc des effets visuels à l’ancienne, mais c’est loin d’être désagréable car cela donne un cachet sympathique au film, contribuant à donner l’impression qu’il a été tourné il y a vingt ans. Alors que l’équipe de Ghost Rider 2 avait décidé de mettre tout le budget dans l’infographie du Rider, donnant l’impression de voir un téléfilm d’Europe de l’Est tourné dans une carrière, la démarche adoptée ici est l’inverse car l’image est soignée et ne donne pas l’impression d’avoir été tournée avec un camescope… 😉

Loup Garou

On l’aura compris, Dylan Dog n’est pas le film de l’année ni même un grand film qui en met plein les yeux comme Avengers. Mais c’est un film sympathique qui remplit son contrat de divertissement sans prétention et occupera agréablement le spectateur pendant 1h40.

Dylan Dog

Pas de pouls ? Pas de problème…