Du côté de la librairie…

Par manque de temps (mon ordinateur est en train de lâcher), je n’ai pas pu parler plus tôt de mes dernières lectures en librairie. Voyons maintenant ce que je peux vous en dire 😉

  • Transmetropolitan t4 : A partir de ce tome, le ton change quelque peu. Le cynisme reste présent mais l’humour moins visible. Ellis parle de sujets très sérieux comme la prostitution infantile, et même si cela se situe toujours dans le futur un écho est fait aux tristes réalités de notre présent. La maladie et la croisade de Spider Jerusalem contribuent également au changement de ton de la série, mais ce changement de ton ne lui nuit pas, bien au contraire. Du côté du dessin, Robertson est toujours en très grande forme et ses gags visuels permettent de mieux digérer le désespoir ambiant.
  • Transmetropolitan t5 : « Grâce » au découpage Paninien, le tome précédent se terminait sur un cliffhanger ??norme (j’ose à peine imaginer la frustration des lecteurs qui ont attendu entre les deux tomes). L’arc continue sur sa lancée et c’est toujours aussi bon. Ce tome est dans la même veine que le précédent, aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Transmetropolitan est considérée comme une des meilleures séries de Vertigo, et franchement c’est plus que mérité.
  • Batman Hush (VO) : Ca peut paraitre un peu dur à imaginer quand on a lu Ultimatum ou Hulk, mais il fut un temps où Jeph Loeb n’était pas le Max Pecas des comics. Hush est un arc où un nouvel adversaire de Batman a fait son apparition : Hush (Silence en vf). Le scénario tient bien la route et le fin mot de l’histoire ne se devine pas dès la seconde page. Quant au dessin, c’est Jim Lee qui officie et franchement c’est joli. Bien sûr il ne faut pas être allergique à son style, personnellement je trouve qu’il a fait du très bon boulot. Du bon Batman en somme !
  • Les saisons de Superman : Encore un bon récit de Jeph Loeb, associé ici à Tim Sale, son complice de Batman Halloween et Batman Long Halloween. Dans ce récit découpé en quatre parties (une par saison), nous retrouvons un Superman assez proche du Superman « classique » (le graphisme de Tim Sale fait assez penser aux premières aventures de Superman). On y trouve un Superman attachant, par ses relations avec ses parents adoptifs et ses amis de Smallville et par son désir de se sentir accepté. Bien sûr pas de Superman sans Lex Luthor, et ce dernier est à la hauteur de son personnage de méchant mégalo. Un bien bel album qui peut certes décontenancer les lecteurs d’un Superman plus contemporain mais qui ravira les personnes qui sont attachées à l’essence du personnage telle qu’on la percevait notamment dans le premier Superman de Richard Donner.
  • Superman droit du sang : Encore du Superman, et du bon Superman ! Lors de la première Crisis, John Byrne eut la difficile mission de relancer Superman, ce qu’il fit avec beaucoup d’audace (suppression de Superboy) et de talent. Bien des années plus tard, c’est au tour de Mark Waid de faire de même. Le but est clairement de proposer un personnage en phase avec la série Smallville (qui faisait un gros carton à l’époque), ce qui se voit notamment au travers de la relation Clark Kent/Lex Luthor. A part ça les éléments de la « mythologie »de Superman sont toujours présents, avec quelques petits ajustements. C’est un très bon album, intéressant de bout en bout (et il est sacrément épais). Quant au dessin de Leinil Francis Yu, il est très bon et sert très bien l’histoire.

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois je parlerais de Flash et de Criminal (je viens d’acheter le premier tome en suivant vos conseils !), et il y aura peut être un peu de VO si mes achats arrivent en temps et en heure 🙂