Du côté de la librairie…

Le mois de juillet devait être plutôt calme côté librairie, mais finalement j’ai fait pas mal d’achats. Voici mon avis sur ce que j’ai eu le temps de lire…

  • Freakangels t1 : Freakangels est à l’origine un webcomic, publié de façon hebdomadaire. Cette série est publié sous forme papier par Avatar Press, et c’est Le Lombard qui s’occupe de la version Française. Ecrite par Warren Ellis, Freakangels se situe dans un avenir post-apocalyptique. Douze enfants (connus désormais sous le nom de Freakangels) sont nés au même moment 23 ans avant le début du récit, et le monde a ensuite connu un destin tragique 18 ans plus tard. Dans ce premier tome (sur 6), on se pose beaucoup plus de questions que l’on obtient de réponses. C’est en effet une construction dans le même genre de celle de la série Lost, où les réponses ne font qu’amener d’autres questions. On fait progressivement connaissance avec ces Freakangels, qui semblent tous dotés de capacités hors du commun, et leur univers en plein coeur d’un Londres dévasté par une catastrophe. L’un d’entre eux a été exclu de leur bande et semble leur en vouloir particulièrement. La lecture de ce premier tome donne un sacré goût de trop peu et donne furieusement envie de lire la suite. C’est en effet un Ellis en grande forme qui officie, et il sait tenir son lectorat en haleine le bougre ! Du côté du dessin, c’est Paul Duffield qui est au crayon et ses planches au style épuré servent très bien le récit.
  • Superman – Le monde selon Atlas : Dans cet album, James Robinson nous montre le combat entre Superman et Atlas, un être surpuissant créé il y a bien longtemps par Jack Kirby. Mais ce récit n’est pas un vulgaire fritage entre Superman et un gros vilain costaud. L’histoire est plus complexe qu’elle n’en a l’air, et il y a de nombreuses choses qui seront expliquées dans des histoires à venir (du moins j’espère). Et de plus le récit de Robinson s’attarde largement sur l’entourage de Superman, notamment Lois qui voit revenir ainsi son pire cauchemar (la mort de Superman des mains de Doomsday) ou Krypto le « super chien ». Ce dernier, tombé en désuétude depuis Crisis on Infinite Earths et Man of Steel, se voit ici offrir une place de choix dans l’histoire et c’est même assez émouvant de voir la force du lien entre Superman et son chien. Du coté du dessin, c’est Renato Guedes qui officie. C’est un dessin très classique, mais très correct sans non plus être exceptionnel.
  • Darkness t2 : Environ un an après nous avoir mis l’eau à la bouche en rééditant les premières aventures de Darkness, Delcourt remet le couvert en nous proposant un gros tome contenant la suite des aventures de cet anti héros. Nous retrouvons donc Jackie Estacado, tueur à gages maffieux doté d’un pouvoir « maléfique » et auquel beaucoup de monde veut du mal. Après une introduction (fort bien faite d’ailleurs) pour rafraîchir la  mémoire du lecteur, on plonge dans le vif du sujet avec un récit bien ficelé signé Garth Ennis (créateur du personnage). On retrouve ici du Ennis comme on l’aime, plus sage que dans Preacher mais distillant quand même son humour noir entre deux scènes d’action. Ennis laisse ensuite la plume à Malachy Coney pour la suite de l’album. Du côté du dessin, on retrouve Marc Silvestri (partie Ennis) et Joe Benitez (la suite). En ce qui me concerne, j’ai vraiment beaucoup aimé cet album. Jackie est un personnage intéressant, tout comme son univers, et les pointes d’humour allègent l’atmosphère du récit. On est clairement en dehors d’un schéma manichéen classique, vu que les méthodes des « gentils » pour neutraliser le « méchant » sont très discutables (et finalement les rôles ne sont pas si clairs que ça). Du côté du dessin, c’est pas mal du tout, même si une partie « codessinée » par Finch est un bon cran en dessous du reste. Une excellente lecture, qui là aussi donne envie de lire la suite.
  • Essential Miss Marvel t1 : Voici un achat totalement inattendu, que j’ai pu faire grâce à Guillaume lors de Comic Con. Dans ce pavé fort volumineux, on retrouve donc les premières aventures de Miss Marvel, de ses débuts à la perte de ses pouvoirs face à Malicia. Sur un plan personnel, j’ai apprécié de pouvoir lire ce qui s’est passé entre sa première et sa dernière aventure, lues toutes les deux dans Strange Spécial Origines (près de 30 ans pour lire la suite d’une histoire !). Les deux premiers épisodes sont écrits par Gerry Conway, ensuite c’est Chris Claremont qui prend la suite. C’est pas mal, le récit est très daté 70s (girl power !) mais ça se lit assez bien. Claremont fait ici preuve de certains de ses « tics » d’écriture, dont la manie de lancer son héroïne dans d’interminables rêveries servant à raconter ce qui a précédé, et ce n’importe quand (personnellement je ne revis pas toute ma scolarité quand je vais acheter mon pain ;)). Du côté du dessin (en noir et blanc), c’est assez inégal. Plusieurs artistes se sont succédés, j’ai personnellement beaucoup de mal avec les épisodes dessinés par Carmine Infantino.
  • Tech Jacket : Lors de la vente à petit prix des comics Angle l’année dernière, j’avais loupé cet album qui est parti relativement vite. Grâce à JN, j’ai une seconde chance ! 😉 . On suit les aventures de Zach Thompson, qui récupère un costume extra-terrestre surpuissant et se verra ensuite mêlé à un conflit galactique tandis que son père a de graves problèmes avec des truands. Tech Jacket est un récit de Robert Kirman, qui ressemble à un croisement entre Invincible (pour le côté « super héros adolescent ») et Nova (pour le côté « j’ai eu des pouvoirs de l’espace et je fais une guerre cosmique »), lorgnant quand même pas mal du côté du film « The last Starfighter ». C’est pas mal du tout, ça se lit vraiment très bien et les personnages sont attachants. Côté dessin, c’est EJ Su qui s’occupe du graphisme et c’est pas mal du tout (le style du dessinateur colle très bien au récit).

Voilà, c’est tout pour cette fois. La prochaine fois, je vous parlerai de mes achats « anticipés » du mois d’août, de ClanDestine et de mes autres achats Semic.