Du côté de la librairie

Cette fois-ci, j’essaie de ne pas être trop en retard, en parlant de mes lectures qui sont encore dans l’actualité et d’autres plus anciennes.

  • The Boys t6 : C’est reparti pour une nouvelle aventure bien délire des p’tit gars d’Ennis et Robertson. Cette fois-ci, c’est sur les X-Men (rebaptisés G Men) que l’auteur se défoule, en se moquant ouvertement de la prolifération des équipes mutantes. Comme d’habitude, Ennis tape en dessous de la ceinture avec son humour particulier. Cet album est dans la lignée des précédents, donc ceux qui aiment la série aimeront cet album et ceux qui ne supportent pas The Boys n’ont aucune raison d’espérer qu’Ennis se soit calmé (personnellement j’ai beaucoup ri :)). Du côté du dessin, c’est un peu en dessous de ce qu’on a pu avoir dans la série (ça pêche au niveau de la colorisation) mais ça reste bon (on est loin du désastre du tome 3).
  • Wolverine noir t1 : Après Spiderman et les X-Men, c’est au tour de Wolverine d’avoir ses aventures dans une ambiance de polar noir. Pour le moment, c’est à mon avis le meilleur album de la collection. Tout comme X-Men avait surpassé Spiderman (ce dernier, tout sympathique qu’il était, était trop calqué sur la version d’origine), Wolverine surpasse X-Men pour une enquête vraiment passionnante (même si j’ai un peu anticipé le fin mot de l’histoire). L’ambiance est parfaitement rendue, le dessin sert parfaitement le récit (j’aime beaucoup la façon de montrer progressivement Mariko au début). Les personnages de l’univers de Wolverine sont parfaitement employés, sans tomber dans la redite stérile. Quant à Wolverine, purgé de son bagage de super héros, il colle à merveille à cet univers.
  • The Authority t1 : Dans le monde des super-héros, on peut dire qu’il y a un avant et un après Authority. Bâtie sur les cendres de Stormwatch, la super équipe d’Ellis dépoussière le genre avec ses héros qui ne font pas dans la dentelle. Cet album contient le run d’Ellis et Hitch, donc les débuts d’Authority. C’est absolument excellent, avec une recette qui marche très bien (face à une grosse menace, Authority tape tout ce qui bouge et casse tout ce qui ne bouge pas). Ellis est en grande forme, et outre des dialogues percutants on trouve des concepts intéressants comme le Porteur ou une version homosexuelle à peine voilée de Batman et Superman. Du côté du dessin, c’est splendide. Hitch est en grande forme et livre des planches absolument magnifiques. Concernant l’édition en elle-même, on peut dire que le format sied très bien à cette série, les planches étant largement plus belles que dans des fascicules et la traduction bien meilleure que celle de la version Soleil. Par contre une fois encore Panini joue la carte de l’arnaque : la 4e de couverture annonce que le livre « regorge de bonus », ce qui est loin d’être le cas (un texte de Hitch et quelque couvertures). Pour un livre vendu sous blister, je trouve le procédé malhonnête malgré tout le bien que je pense de cet album.
  • Irrécupérable t1 : Dans cet album, on trouve une série de Mark Waid (Fantastic Four, Captain America) au pitch prometteur. En effet, que se passerait-il si le plus grand des super héros décidait de devenir le plus grand des super vilains ? Imaginez-vous Superman ou Supreme pétant un câble et tuant en masse ? Et bien c’est ce que Waid nous propose d’explorer dans sa série. J’ai été très emballé par cet album, qui m’a captivé de bout en bout. Tout au long du récit l’auteur alterne la narration du temps présent et des éléments de passés pour poser les bases de son univers, le lecteur apprend donc ce qu’il a besoin de savoir au fur et à mesure de sa lecture. Du côté du dessin, c’est très bon également, grâce à un Peter Krause très en forme. On notera que même si une certaine violence est présente, le récit ne sombre jamais dans le gore gratuit, ce qui devrait servir de leçon à d’autres auteurs amateurs de buzz autour du gore. Cet album se classe sans problème parmi mes meilleures lectures de l’année.
  • Invincible t4 : Quatre ans…il aura fallu quatre ans pour que Delcourt publie enfin la suite d’Invincible, mise en pause pour cause de ventes insuffisantes (c’est sûr que c’est pas du Star Wars édité au kilomètre). Misant sur la popularité de Robert Kirkman (comme l’atteste le macaron sur Walking dead), l’éditeur relance donc le titre, en espérant qu’on aura la fin avant la retraite. Nous retrouvons donc notre héros, fraîchement sorti du lycée et essayant avec plus ou moins de bonheur de concilier vie privée et activités de super héros. Le concept est très proche de Spiderman, même si les personnages sont très différents. Cela reste très bon, même si on pourra remarquer un ton un peu plus sérieux. Du côté du dessin, le style un peu esquissé des premiers tomes est un peu plus détaillé ici, ce qui est particulièrement visible sur les visages, et ce n’est pas plus mal.
  • Powers t7 : Cette fois-ci, nous avons droit à un gros pavé, consacré à l’énigmatique Christian Walker. Cette histoire, qui tranche avec l’ambiance d’enquête policière du reste de la série, réussit à permettre de mieux connaître Walker tout en lui laissant une grande part de mystère. C’est particulièrement bien fait, le premier épisode étant d’ailleurs très surprenant (j’espère que le traducteur n’est pas payé au mot !). Du côté du dessin, c’est toujours très cartoon avec cette identité visuelle permettant d’identifier la série d’un seul regard. Je regrette juste certains passages un peu trop gore (c’est la mode en ce moment ?), même si Powers n’a jamais fait dans le subtil là je trouve que c’est un peu trop.
  • Veuve noire t1 : D’habitude je suis méfiant sur mes achats compulsifs. Quand je n’ai pas le moral (ce qui arrive assez souvent), j’ai tendance à acheter puis à réfléchir après. C’est le cas avec cet album, dont je me suis dit dès mon retour en voiture « Mais pourquoi je l’ai pris ? ». Et pourtant j’ai vraiment bien fait.  Là où on pouvait craindre une exploitation bâclée du personnage pour cause d’actualité cinématographique, on a en fait une histoire vraiment pas mal fichue. Le personnage de la Veuve Noire est dépoussiéré afin de faire coller tous les éléments la concernant (le run de Brubacker sur Captain America posant notamment des soucis de cohérence sur son âge) sans faire de reboot violent en gommant son passé (on retrouve ainsi des allusions à ses hauts faits au cours de sa longue carrière). Certes le procédé employé n’est pas des plus subtils mais il est efficace. L’intrigue est sinon assez simple (encore une fin devinée) mais plaisante à lire. Du côté du dessin, c’est joli comme tout. Il est juste dommage qu’au détour d’une planche ou deux le dessina