Du côté de la librairie

Les livres s’accumulent, et le retard aussi. Voici mon avis sur mes dernières lectures en librairie.

  • Incognito t1 : Voici enfin la nouvelle série de Brubaker ! Le concept est original, et Brubaker prend un malin plaisir à nous ballader d’un bout à l’autre de son récit pour enchaîner les révélations et les surprises. On retrouve quelques ingrédients de Sleeper, mais recyclés intelligemment contrairement à certains auteurs qui s’auto-plagient. Du côté du dessin, nous avons droit à un très bon graphisme de Sean Philips, qui colle parfaitement à l’ambiance du récit. Sans être non plus l’album du siècle comme certains l’affirment, Incognito est néanmoins une excellente histoire dont j’espère bien lire la suite (non encore parue en vo).
  • Next Men t2 : Après une très longue attente, le second et dernier omnibus consacré aux Next Men est enfin sorti. John Byrne est en très grande forme dans cette série, et nous offre de très bons récits. Petit à petit les morceaux du puzzle se rassemblent jusqu’à l’incroyable final qui laisse sans voix. C’est juste dommage que cette fin n’en soit pas vraiment une, la véritable fin de Next Men n’ayant jamais été publiée. Mais la fin présente dans cet omnibus, même si elle ne résout pas toutes les intrigues, termine quand même proprement le récit et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Du côté du dessin, John Byrne est toujours aussi inspiré et nous a dessiné de bien jolies planches, encore plus belles en noir et blanc (même si certaines pages sont un peu moins nettes sur l’édition Française). Même s’il se lâche plus que dans ses récits pour Marvel ou DC, John Byrne reste fidèle à son credo de ne pas tomber dans la surabondance de détails crado et de laisser l’imagination du lecteur travailler, et franchement certains auteurs plus jeunes devraient en prendre de la graine. Si vous aimez John Byrne et la SF, je ne peux que vous conseiller de vous procurer ces deux omnibus pour passer un très bon moment de lecture.
  • Y le dernier homme t10 : On le sait, les séries Vertigo ont une fin, ça fait partie du contrat. Et bien on a beau le savoir, ça fait un drôle d’effet quand même. Avec ce tome nous pouvons lire l’épilogue des péripéties de Yorick et sa petite bande. Je n’aurai qu’un seul mot pour décrire cet album : brillant. L’histoire se conclut de fort belle manière, avec beaucoup d’émotion. Quant au dessin, il reste dans la lignée des tomes précédents et pas une fois n’aura démérité tout au long de cette épopée. En tout cas quand j’ai refermé cet album, il y avait comme de l’humidité dans mon regard…
  • Empowered t2 : L’apprentie super-héroïne la plus nulle de l’histoire des comics est de retour, avec son entourage de frappadingues. Ce second tome est tout aussi barré que le premier, mais personnellement j’ai moins ri qu’à la lecture de son prédécesseur. On retrouve en tout cas tous les ingrédients du tome 1 (l’héroïne ligotée en petite tenue, Ninjette, le Sbire, le Démon…) et même si comme je le soulignais j’ai moins ri cela reste une histoire très rafraîchissante, idéale pour chasser un coup de blues, avec des dialogues très drôles (le Démon est toujours excellent). Côté graphisme, c’est strictement identique au premier tome avec un style volontairement manga mais qui colle bien à l’atmosphère délirante d’Empowered.
  • Scalped t1 : Voici un titre que j’avais mis de côté parce que la couverture ne m’inspirait pas (je pensais que c’était du western), mais en lisant des avis ça et là je me suis décidé à le prendre et franchement je ne le regrette pas. Jason Aaron, qui sévit en ce moment sur Wolverine, nous livre un polar âpre et violent se passant dans une réserve Amérindienne. Ca se lit vraiment très bien, et le graphisme de Guerra colle parfaitement à l’atmosphère glauque de cette histoire. Le seul petit (mais vraiment petit) hic, c’est que c’est dommage qu’on réutilise une idée qui a servi de trame à une série bien connue des années 80 (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler). Un léger bémol sur la traduction qui n’est pas non plus toujours au top mais c’est largement mieux que ce dont Panini est capable habituellement.
  • Iron Fist t4 : Avec ce tome nous découvrons la nouvelle équipe créative de la série, qui débute un nouveau cycle des aventures de Danny Rand. Je suis assez mitigé sur le résultat. Le scénario reste très bon (le concept est vraiment bien trouvé) mais le dessin ne m’a pas vraiment emballé. J’ose espérer que ce n’est qu’une période de rodage, en tout cas si cela reste comme ça je ne sais pas si je poursuivrai la collection. A part ça se trouve un épisode dédié à Orson Randall  (l’autre Iron Fist), et là part contre le dessin est aussi bon que le scénario pour cette histoire passionnante.
  • Daredevil t19 : Daredevil continue son petit bonhomme de chemin sous la plume de Brubaker et le crayon de Lark. Cet album se lit très bien, c’est du très bon DD par un auteur qui a parfaitement su capter l’essence du personnage et l’exploiter de façon plus que satisfaisante. De plus le nouveau personnage, Lady Bullseye, est prometteur. Juste un léger reproche : la trame a de très fortes similitudes avec des éléments du run d’Ann Nocenti.
  • Ocean : Ce livre, adaptation Française d’un récit paru en 2004,  est une excellente surprise. On retrouve ici un Warren Ellis en grande forme dans une histoire de science-fiction à mi-chemin entre Abyss et Alien. C’est le Warren Ellis de Ministère de l’espace qu’on retrouve, avec son intérêt pour la conquête de l’espace qui ressort très visiblement. Cette histoire est passionnante de bout en bout, et se savoure comme un bon film de science fiction. Du côté du dessin, c’est Chris Sprouse qui officie et lui aussi a fait de l’excellent travail. Les dessins sont en effet très beaux et servent à merveille cette histoire que je vous recommande vivement.
  • Scott Pilgrim t1 : Cette série est un véritable OVNI, débarquant de façon totalement inattendue dans l’univers des comics. Scott Pilgrim est une série particulièrement farfelue, baladant le lecteur au fil des délires de l’auteur. C’est très agréable à lire, très drôle et comme Epowered c’est un remède idéal contre la déprime. Le dessin est un peu particulier, tirant un peu vers le manga sans être toutefois aussi marqué qu’Empowered dans ce style. J’étais sceptique mais je suis conquis ! (et en plus ce n’est vraiment pas cher)

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois, je parlerai d’albums plus anciens dont j’ai fait l’acquisition récemment.