Punisher saison 1

Punisher

Après avoir vengé sa femme et ses enfants, Frank Castle se fait discret et tente de retrouver une vie normale. Mais les choses se compliquent et le Punisher n’en a en fait pas terminé avec sa croisade.

Le Punisher était un personnage qui n’était guère gâté par ses adaptations : après une première tentative très ancrée dans les années 80 (et donc un film ayant les qualités et les défauts des films d’action bourrins de cette période), les deux films qui ont suivi dans les années 2000 n’étaient pas folichons non plus. Puis Frank Castle a fait une nouvelle apparition sous les traits de Jon Bernthal dans la saison 2 de Daredevil et là les spectateurs ont enfin pu voir une version aboutie du personnage. Non content d’avoir volé la vedette à ses petits camarades de jeu, le justicier urbain se voit donc offrir son spin-off qui vient compléter le panel de séries Marvel diffusées sur Netflix.

Dès le mois de décembre, treize épisodes composant la saison 1 de Punisher  ont donc été mis en ligne, et le résultat est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Littéralement habité par son personnage, Jon Bernthal livre une interprétation phénoménale de Frank Castle qui tire toute la saison vers le haut. Le reste du casting n’est pas en reste, mais une fois encore le Punisher est magistral.

Contrairement à ce qu’on pouvait penser, cette saison n’est pas une ode à la NRA ou aux amoureux des pétoires (qui en prennent pour leur grade) ni même une incitation à tirer sur son voisin s’il vous regarde de travers. Le Punisher de la série, savant cocktail de différentes versions issues des comics (on reconnait notamment des influences de Garth Ennis et Greg Rucka) est bel et bien une machine à tuer mais davantage présenté comme une solution désespérée aux situations qui ne le sont pas moins.

A l’instar du premier film Rambo (avant que la franchise ne devienne une ode cartoonesque à la violence des années Reagan), Punisher traite également des soldats qui reviennent meurtris du front, dans leur chair et/ou dans leur esprit. Mais ce n’est pas pour autant que la saison est pacifique, au contraire lorsqu’on a le malheur de déclencher sa fureur le Punisher est une implacable machine à tuer que rien ne semble pouvoir arrêter même si le rythme n’est finalement pas aussi nerveux que celui qu’on pouvait attendre.

Les séries Marvel de Netflix ont généralement en commun une grande violence, et dans le domaine Punisher est largement au niveau de Daredevil. Bagarres sauvages, torture, tripes à l’air et hectolitres d’hémoglobine, cette série n’est pas du tout faite pour des yeux larmoyant lorsqu’un personnage se casse un ongle !

Cette première saison est en tout cas agréable à suivre, se situant dans la fourchette haute des séries urbaines de Marvel. Tout n’est pas parfait, avec quelques facilités scénaristiques et une fois encore le personnage de Karen Page est écrit à la truelle. Mais globalement cette première saison se tient bien et le Punisher est tout aussi efficace que lorsqu’il sévissait du côté de Hell’s Kitchen.

Adaptation très réussie du personnage du Punisher, la première saison de la série du même nom est très efficace et surclasse pas mal d’adaptations de comics sur petit écran. Mention spéciale à Jon Bernthal, qui donne vie avec beaucoup de talent à son personnage.

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Inhumans Saison 1

Inhumans

Suite au coup d’état de Maximus, frère du souverain Flèche noire, la famille royale des Inhumains s’échappe de sa cité lunaire Attilan et se retrouve parmi les humains dont ils se méfient et qu’ils vont devoir apprendre à connaître pour survivre.

A l’origine prévue pour le cinéma, l’adaptation des aventures de la famille royale des Inhumains s’est retrouvée convertie en série télévisée lancée en grande pompe avec la diffusion de son début de saison dans des salles IMAX. Il y avait beaucoup d’interrogations au sujet de cette série : fidélité aux personnages d’origine, intégration au MCU (les Inhumains ayant déjà été introduits via la série Agents of SHIELD) et surtout qualité de la série vu que les premiers visuels n’avaient pas forcément réussi à rassurer le public.

Les huit épisodes de la première saison ayant été diffusés aux USA, il est temps de dresser un bilan…et il n’est pas glorieux ! Ratage. Voilà comment on peut résumer la saison en un seul mot en restant poli et en évitant un parallèle scatologique. Mais pas un petit ratage : un échec cuisant, un loupé de proportion cosmique qui a de quoi faire se poser des questions sur le processus de validation qui a permis à cette saison de voir le jour. Voilà ce qu’est Inhumans.

Ca va peut être paraître sévère mais il n’y a rien à sauver : entre les comédiens qui semblent en permanence se demander ce qu’ils font là (et regretter d’être là !), l’histoire à dormir debout et blindée d’incohérences, la réalisation en pilotage automatique, les effets spéciaux aux abonnés absents (à part Gueule d’or, seul petit point positif) et le manque criant de budget qui fait se demander si nous n’assistons pas en fait à une convention de cosplay en plein magasin Ikea ou à un revival de San Ku Kai. En fait c’est même à se demander si la production de la série n’a pas été noyautée par un groupuscule qui vise à réhabiliter la défunte série Mutant X en proposant dix fois pire (si c’est le cas, mission accomplie).

Vous l’aurez compris, la saison 1 de Inhumans est une catastrophe qui est fort heureusement suffisamment déconnectée du reste du MCU pour qu’on puisse essayer de l’oublier.

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Defenders saison 1

Defenders

Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist se rencontrent et unissent leurs forces pour lutter contre la main et l’implacable Alexandra Reid, afin de sauver New York.

Defenders est une série qui était attendue au tournant : elle constitue en effet un projet ambitieux, consistant à faire converger les quatre séries Marvel diffusées sur Netflix dans une histoire commune. On a déjà eu ça au cinéma avec les films Avengers et Avengers 2, donc l’idée n’est pas nouvelle, mais le faire à la télévision n’est pas contre pas très courant. C’est aussi l’occasion de reconstituer le puzzle dont les pièces sont éparpillées dans les 4 séries, même si l’intrigue concerne davantage Daredevil et Iron Fist.

Le résultat est en tout cas plutôt bon : les interactions des personnages sont réussies, chacun ayant son importance dans cette histoire. Jessica Jones se taille d’ailleurs la part du lion, éclipsant ses partenaires avec une présence surprenante qui donne pour le coup une furieuse envie d’avoir la seconde saison de la série qui lui est consacrée. Les personnages secondaires de chaque série jouent également un rôle sans que cela soit gratuit, même si certains s’en tirent mieux que d’autres. Sigourney Weaver par contre déçoit, vu le talent de l’actrice on était en droit d’espérer un personnage dans la veine du magistral Wilson Fisk mais on est loin du compte.

L’histoire tient plutôt la route, malgré quelques incohérences et facilités scénaristiques et quelques ellipses dans la narration qui font qu’on se pose des questions une fois la saison terminée. On peut aussi déplorer une utilisation plus qu’abusive de filtres de couleur dans les premiers épisodes, ce qui rend le visionnage assez pénible à force.

Sans avoir le même impact qu’a pu avoir le premier Avengers, Defenders remplit honorablement son office et fait converger les séries urbaines de Marvel avec une certaine efficacité malgré ses défauts.

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