Legends of tomorrow saison 3

Legends of tomorrow

Les débuts de Legends of tomorrow ont été un peu chaotiques : construite autour d’un casting composé des seconds couteaux des séries Flash et Arrow, la série a notamment souffert d’un manque de budget très perceptible à l’écran. Puis au fil du temps, l’équipe créative a trouvé ses marques et la seconde saison a nettement relevé le niveau question qualité (pas question budget par contre).

Pour cette troisième saison, les scénaristes vont encore plus loin et propulsent Legends of tomorrow dans une direction qui lui convient tout à fait : le grand n’importe quoi. Le côté abracadabrant des intrigues est complètement assumé, ainsi que les ficelles pour faire des économies qui sont même tournées en dérision. Mais surtout les comédiens semblent s’amuser beaucoup pour cette troisième saison, servis par des dialogues remplis de jeux de mots improbables lâchés dans des situations qui ne le sont pas moins.

Cependant ce n’est pas pour autant que la série est devenue une parodie : l’approche choisie est délibérément légère (ce qui contraste avec Arrow et son ambiance dépressive) mais il y a tout de même des moments très touchants, notamment les départs de certains personnages, et il y a une logique dans le délire de cette saison. Côté méchants on est aussi gâtés pour cette troisième saison, avec un personnage qui revient mais on le perçoit sous un jour différent (et son interprète s’amuse beaucoup aussi).

Cette saison 3 de Legends of tomorrow aura été particulièrement agréable à suivre, avec un côté décalé totalement assumé qui donne à cette série une identité qui lui va très bien.

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Jessica Jones Saison 2

Jessica Jones

Après avoir combattu auprès de ses petits camarades de jeu dans Defenders, Jessica Jones est de retour. Cette fois, c’est sur elle-même qu’elle va enquêter, afin de combler les trous de son histoire.

La première saison de Jessica Jones faisant partie du haut du panier des séries Marvel diffusées sur Netflix, il est clair que cette seconde saison était très attendue, d’autant que les bandes-annonces laissaient présager non seulement des révélations sur le passé de Jessica mais également que cette dernière ne s’était pas vraiment calmée et était toujours aussi badass.

Il est donc beaucoup question du passé dans cette saison, avec une surprise de taille même si le spectateur comprendra de quoi il retourne bien plus vite que Jessica. On commence sur les chapeaux de roues, puis le rythme capote vers le milieu de la saison en étant notamment alourdi avec des intrigues secondaires avant de repartir de plus belle jusqu’à la fin. Ce n’est pas forcément très gênant, mais cela donne l’impression que l’intrigue est diluée pour « vendre » plus d’épisodes qu’il n’en est besoin. D’un autre côté, c’est assez ironique que la série mettant en scène l’héroïne de Brian Michael Bendis montre des signes de décompression alors que c’est justement la spécialité de ce dernier !

Cette seconde saison tient tout de même la route, avec un personnage principal haut en couleurs qui est relativement bien entouré (mention spéciale à Malcolm) même si le personnage Jeri Hogarth donne l’impression d’avoir été écrit à la truelle. Mais il faut reconnaître qu’il manque à la série un vrai méchant aussi terrifiant et charismatique que Kilgrave.

Cette seconde saison est réussie, même si elle s’avère moins prenante que la première. Jessica Jones reste attachante et on se prend au jeu malgré quelques soucis de rythme et l’absence d’un méchant à la hauteur de David Tennant.

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Agents of SHIELD – Retour sur l’épisode 100

Agents of SHIELD

C’est la semaine dernière qu’a été diffusé aux Etats Unis ce qu’on pensait ne jamais voir il y a quelques années : le centième épisode de la série Agents of SHIELD, dont la saison 5 est en cours sur ABC.

Agents of SHIELD a en effet connu une période inégale et les audiences qui vont avec, les scénaristes ayant du mal à trouver leurs marques et à construire un univers pour la série en sachant qu’elle se déroule au sein du MCU (Marvel Cinematic Universe) sans que pour autant il ne soit question que les poids lourds des studios Marvel ne viennent pointer le bout de leur nez encapé sur le petit écran. Petit à petit, la série a trouvé son rythme et tout en restant ancrée dans la mythologie issue des films elle a su gagner son identité propre.

La cinquième saison, qui pourrait d’ailleurs être la dernière (en tout cas les showrunners se sont préparés à cette éventualité), est allé très loin en sortant complètement la fine équipe de Phil Coulson de sa zone de confort. Après des intrigues autour des LMD (Life Model Decoy), du Cadre (réalité virtuelle matinée de sorcellerie) et des Inhumains, sans oublier Hydra ou encore Ghost rider, c’est dans l’espace qu’a été planté le décor de cette saison avec un résultat franchement épatant.

Le centième épisode d’une série est le moment où ses auteurs se retournent sur le chemin parcouru, pour célébrer ce cap qui tend à devenir rare de nos jours où les séries qui dépassent la première saison deviennent l’exception plus que la règle. C’est souvent l’occasion pour des comédiens partis de la série en question de revenir se montrer, et d’évoquer des moments forts avec des flashbacks. Le centième épisode de Arrow fin 2016 avait pour sa part utilisé un subterfuge plutôt bien pensé pour célébrer la progression de la série. Je ne détaillerai pas ici le mécanisme employé (j’en reparle un peu après), mais il est bien trouvé et permet donc de fêter dignement cet anniversaire.

Ce centième épisode est en tout cas particulièrement réussi, avec des révélations (allant des plus importantes aux plus légères) et des moments émouvants qui ne peuvent que parler aux spectateurs de la première heure. C’est une belle façon de célébrer ces cent épisodes, et tout comme le film Avengers Infinity War à venir est censé clôturer un cycle, il semble bien que cela soit aussi le cas du côté du SHIELD. Il reste maintenant à voir ce que donnera la fin de la saison, mais en tout cas cet épisode spécial a largement tenu ses promesses.

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Punisher saison 1

Punisher

Après avoir vengé sa femme et ses enfants, Frank Castle se fait discret et tente de retrouver une vie normale. Mais les choses se compliquent et le Punisher n’en a en fait pas terminé avec sa croisade.

Le Punisher était un personnage qui n’était guère gâté par ses adaptations : après une première tentative très ancrée dans les années 80 (et donc un film ayant les qualités et les défauts des films d’action bourrins de cette période), les deux films qui ont suivi dans les années 2000 n’étaient pas folichons non plus. Puis Frank Castle a fait une nouvelle apparition sous les traits de Jon Bernthal dans la saison 2 de Daredevil et là les spectateurs ont enfin pu voir une version aboutie du personnage. Non content d’avoir volé la vedette à ses petits camarades de jeu, le justicier urbain se voit donc offrir son spin-off qui vient compléter le panel de séries Marvel diffusées sur Netflix.

Dès le mois de décembre, treize épisodes composant la saison 1 de Punisher  ont donc été mis en ligne, et le résultat est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Littéralement habité par son personnage, Jon Bernthal livre une interprétation phénoménale de Frank Castle qui tire toute la saison vers le haut. Le reste du casting n’est pas en reste, mais une fois encore le Punisher est magistral.

Contrairement à ce qu’on pouvait penser, cette saison n’est pas une ode à la NRA ou aux amoureux des pétoires (qui en prennent pour leur grade) ni même une incitation à tirer sur son voisin s’il vous regarde de travers. Le Punisher de la série, savant cocktail de différentes versions issues des comics (on reconnait notamment des influences de Garth Ennis et Greg Rucka) est bel et bien une machine à tuer mais davantage présenté comme une solution désespérée aux situations qui ne le sont pas moins.

A l’instar du premier film Rambo (avant que la franchise ne devienne une ode cartoonesque à la violence des années Reagan), Punisher traite également des soldats qui reviennent meurtris du front, dans leur chair et/ou dans leur esprit. Mais ce n’est pas pour autant que la saison est pacifique, au contraire lorsqu’on a le malheur de déclencher sa fureur le Punisher est une implacable machine à tuer que rien ne semble pouvoir arrêter même si le rythme n’est finalement pas aussi nerveux que celui qu’on pouvait attendre.

Les séries Marvel de Netflix ont généralement en commun une grande violence, et dans le domaine Punisher est largement au niveau de Daredevil. Bagarres sauvages, torture, tripes à l’air et hectolitres d’hémoglobine, cette série n’est pas du tout faite pour des yeux larmoyant lorsqu’un personnage se casse un ongle !

Cette première saison est en tout cas agréable à suivre, se situant dans la fourchette haute des séries urbaines de Marvel. Tout n’est pas parfait, avec quelques facilités scénaristiques et une fois encore le personnage de Karen Page est écrit à la truelle. Mais globalement cette première saison se tient bien et le Punisher est tout aussi efficace que lorsqu’il sévissait du côté de Hell’s Kitchen.

Adaptation très réussie du personnage du Punisher, la première saison de la série du même nom est très efficace et surclasse pas mal d’adaptations de comics sur petit écran. Mention spéciale à Jon Bernthal, qui donne vie avec beaucoup de talent à son personnage.

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