Du côté de la librairie

En plus de mes lectures de fascicules, j’ai eu un peu de temps pour lire des albums librairie…

  • Flash (Les West sauvages) : cet album fait suite à la série où Bart Allen avait joué le rôle de Flash (publiée dans 3 DC Universe HS) et au crossover JLA/JSA « La saga de l’éclair » (publié dans 3 DC Universe). On retrouve donc Wally West, de retour après Infinite Crisis et prêt à reprendre le rôle de Flash. La nouveauté consiste en sa vie de famille, vu que ses enfants ont également des super pouvoirs et souhaitent suivre la tradition familiale dasns le super héroïsme. Cet album est plutôt plaisant à lire, c’est à la fois amusant de voir Wally aux prises avec ses enfants (et dire que je me plains des miens…) et émouvant de voir les angoisses qu’il partage avec sa femme sur le devenir de leur progéniture. Le dessin est plutôt sympa et contribue au plaisir de lecture de cet album.
  • X-Men Noir t1 : Après le réussi Spiderman Noir, j’étais assez impatient de voir ce que cela donnerait pour les X-Men. Et très franchement je n’ai pas été déçu, car je trouve cet album encore meilleur. Spiderman Noir intègre en effet des éléments fantastiques et retranscrit l’histoire de Spiderman dans les années 30, alors que X-Men Noir est un polar à 100% (en reprenant bien sûr les noms des personnages originaux) et propose une histoire originale. Cette dernière est très bien fichue et se lit vraiment très bien. Du côté du dessin, rien à redire : le graphisme sert très bien le récit et restitue parfaitement l’ambiance « noir ».
  • Gotham Central t1 : Achat effectué suite à vos conseils et confirmé par le vendeur de l’Album de Carré Sénart, et grand plaisir de lecture ! Brubacker et Rucka nous dépeignent les coulisses de la ville de Gotham, le quotidien des forces de polices en marge des aventures de Batman. C’est du très bon polar, très bien servi par un excellent graphisme de Michael Lark (que l’on retrouve aussi sur le Daredevil de Brubacker). Cet album se lit d’une traite, et en l’ayant refermé je n’ai eu qu’une envie : lire la suite ! (ce que je vais faire ce midi d’ailleurs).
  • Criminal t1 : Encore un achat pour lequel je ne peux que vous remercier, car j’ai suivi vos avis et je me suis régalé. On retrouve donc Brubacker dans une ambiance qu’il maitrise à la perfection, à savoir le polar. A la différence de Gotham Central, nous sommes ici dans un univers « normal », c’est « simplement » un polar. Comme son titre l’indique, nous nous suivons les péripéties d’un criminel. C’est clairement un album à ne pas recommander aux dépressifs, car c’est très sombre, mais c’est excellent et il est quasiment impossible d’en décrocher avant la fin. Le graphisme, signé Sean Phillips (qui a officié également sur le Sleeper de Brubacker), est excellent et restitue à la perfection l’ambiance sombre du scénario.
  • Identity Crisis (TPB vo) : A force d’hésitations (j’ai eu autant de bons échos de que de mauvais), j’ai fini par prendre cette histoire mais en TPB, ce qui m’a permis de l’avoir pour le tiers du prix de l’édition Française…Que penser alors d’Identity Crisis ? Et bien c’est loin d’être mauvais. Certes, l’auteur en fait un peu trop dans le glauque mais cela reste une histoire intéressante et bien fichue. La thématique abordée dans cet album (la raison de la grande importance d’une identité secrète) constitue à mes yeux un des fondamentaux de la bande dessinée super-héroïque et je trouve que l’auteur se débrouille quand même pas mal avec. Par contre je ne peux pas me prononcer sur le fait que le fin mot de l’histoire se devine avant la fin ou pas, vu que je connaissais déjà les principaux éléments d’Identity Crisis qui sont résumés dans 52 (je ne comptais pas l’acheter à l’époque). Du côté du graphisme par contre, je suis moins enthousiaste. D’une planche à l’autre c’est en effet assez variable, je trouve certains visages loupés (notamment Superman) mais cela reste quand même de bonne facture. En somme une histoire honnête qui ne mérite pas forcément la volée de bois vert qu’elle a reçue mais dont le prix de l’édition Française reste quand même excessif.

C’est tout pour aujourd’hui ! La prochaine fois, je parlerai notamment du second tome de Gotham Central et des TPB Green Lantern/Green Arrow (j’ai commencé le premier et j’adore !).

Du côté de la librairie…

Par manque de temps (mon ordinateur est en train de lâcher), je n’ai pas pu parler plus tôt de mes dernières lectures en librairie. Voyons maintenant ce que je peux vous en dire 😉

  • Transmetropolitan t4 : A partir de ce tome, le ton change quelque peu. Le cynisme reste présent mais l’humour moins visible. Ellis parle de sujets très sérieux comme la prostitution infantile, et même si cela se situe toujours dans le futur un écho est fait aux tristes réalités de notre présent. La maladie et la croisade de Spider Jerusalem contribuent également au changement de ton de la série, mais ce changement de ton ne lui nuit pas, bien au contraire. Du côté du dessin, Robertson est toujours en très grande forme et ses gags visuels permettent de mieux digérer le désespoir ambiant.
  • Transmetropolitan t5 : « Grâce » au découpage Paninien, le tome précédent se terminait sur un cliffhanger ??norme (j’ose à peine imaginer la frustration des lecteurs qui ont attendu entre les deux tomes). L’arc continue sur sa lancée et c’est toujours aussi bon. Ce tome est dans la même veine que le précédent, aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Transmetropolitan est considérée comme une des meilleures séries de Vertigo, et franchement c’est plus que mérité.
  • Batman Hush (VO) : Ca peut paraitre un peu dur à imaginer quand on a lu Ultimatum ou Hulk, mais il fut un temps où Jeph Loeb n’était pas le Max Pecas des comics. Hush est un arc où un nouvel adversaire de Batman a fait son apparition : Hush (Silence en vf). Le scénario tient bien la route et le fin mot de l’histoire ne se devine pas dès la seconde page. Quant au dessin, c’est Jim Lee qui officie et franchement c’est joli. Bien sûr il ne faut pas être allergique à son style, personnellement je trouve qu’il a fait du très bon boulot. Du bon Batman en somme !
  • Les saisons de Superman : Encore un bon récit de Jeph Loeb, associé ici à Tim Sale, son complice de Batman Halloween et Batman Long Halloween. Dans ce récit découpé en quatre parties (une par saison), nous retrouvons un Superman assez proche du Superman « classique » (le graphisme de Tim Sale fait assez penser aux premières aventures de Superman). On y trouve un Superman attachant, par ses relations avec ses parents adoptifs et ses amis de Smallville et par son désir de se sentir accepté. Bien sûr pas de Superman sans Lex Luthor, et ce dernier est à la hauteur de son personnage de méchant mégalo. Un bien bel album qui peut certes décontenancer les lecteurs d’un Superman plus contemporain mais qui ravira les personnes qui sont attachées à l’essence du personnage telle qu’on la percevait notamment dans le premier Superman de Richard Donner.
  • Superman droit du sang : Encore du Superman, et du bon Superman ! Lors de la première Crisis, John Byrne eut la difficile mission de relancer Superman, ce qu’il fit avec beaucoup d’audace (suppression de Superboy) et de talent. Bien des années plus tard, c’est au tour de Mark Waid de faire de même. Le but est clairement de proposer un personnage en phase avec la série Smallville (qui faisait un gros carton à l’époque), ce qui se voit notamment au travers de la relation Clark Kent/Lex Luthor. A part ça les éléments de la « mythologie »de Superman sont toujours présents, avec quelques petits ajustements. C’est un très bon album, intéressant de bout en bout (et il est sacrément épais). Quant au dessin de Leinil Francis Yu, il est très bon et sert très bien l’histoire.

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine fois je parlerais de Flash et de Criminal (je viens d’acheter le premier tome en suivant vos conseils !), et il y aura peut être un peu de VO si mes achats arrivent en temps et en heure 🙂

Du côté de la librairie…

Pas beaucoup de choses cette fois-ci, le temps (et le budget) commençant à manquer pour lire plein de trucs 😉

  • Deluxe Daredevil t3 : Enfin ! Après deux semaines d’attente le 3e Deluxe consacré au run de Bendis sur le Diable Rouge est disponible ! Je me suis littéralement jeté dessus et je ne le regrette pas. On retrouve donc Tête à cornes aux prises avec l’incroyable sac de noeuds qui lui tient lieu de vie depuis le début du run. C’est très bon, Bendis nous dépeignant toujours un Daredevil marchant sur la corde raide entre raison et démence comme Miller l’avait si bien fait avant lui. C’est très bien construit, l’univers particulier de Daredevil est très bien rendu. Quant au dessin de Maleev, il colle très bien à l’atmosphère oppressante de cette histoire. Il serait vraiment criminel de ne pas nous donner la suite de ce run en tout cas, pourvu que Panini ne nous joue pas une sale blague…
  • Transmetropolitan t2 : Suite des aventures de Spider Jerusalem, qui ce coup-ci se trouve en plein coeur d’une campagne électorale Américaine. Le premier tome n’était qu’un simple amuse-gueule par rapport à celui-ci, où l’univers de Spider est complètement posé (avec notamment ses « sordides assistantes). Bien que se passant dans le futur, Ellis nous livre une critique acide des élections pouvant sans peine se transposer de nos jours…Du côté du dessin, Roberston offre un graphisme déjanté qui suit parfaitement les délires d’un Ellis en roue libre. Transmet, ce n’est pas pour tous les yeux mais c’est vraiment très bon ! 🙂
  • Transmetropolitan t3 : Comme Fort Boyard, la devise de cette série doit être « Toujours plus loin ». Alors que le second tome était déjà bien gratiné, le troisième repousse encore les limites et nous offre les aventures emplies de cynisme d’un Spider Jerusalem survolté. Autant certains passages sont tout simplement hilarants, certains font un peu rire jaune car malheureusement très actuels (et surtout dans notre pays, les « Avis D » ne sont pas si science-fictionnesques que ça). Du côté du dessin, Robertson est toujours en forme, et le passage de certains invités pour les parodies de Spider est très bien fichu (saurez-vous reconnaître les artistes sans lire les crédits ?). Du très bon, le seul défaut de ce tome c’est que je n’en ai plus que deux à lire après celui-ci…

C’est tout pour cette fois…La prochaine fois, il y aura du Loeb au programme, mais du bon : Hush (oui j’ai craqué pour la VO) et Les saisons de Superman. Et bien sûr, la suite de ma lecture des tomes de Transmet’…

Du côté de la librairie…

Et voici une nouvelle fournée de livres dont je vais vous parler…

  • Absolute Batman Dak Knight : Après tant d’années d’hésitation, j’ai fini par profiter de l’offre plus qu’alléchante d’Amazon et acheter cette histoire mythique en Absolute, contenant Dark Knight returns (DKR) et Dark Knight strikes back (DKSB). Commençons par DKR. A travers cette histoire, Frank Miller nous montre un Bruce Wayne qui décide de reprendre le rôle de Batman bien après qu’il l’ait abandonné, dans un futur proche sans héros qui n’est pas très réjouissant. DKR est un récit très sombre et pessimiste, mais son histoire redoutablement bien écrite peut sans soucis figurer au panthéon des meilleures histoires de Batman. Quant au dessin, on retrouve le trait caractéristique de Miller bien mis en valeur par Janson (il suffit de jeter un oeil aux crayonnés pour se rendre compte du travail de Janson). Par contre je serai moins enthousiaste sur DKSB. Cette suite, publiée quinze ans plus tard, est largement moins intéressante. Je n’en dirai pas trop car cela gâcherait toute la fin du premier opus, mais certains thèmes de DKR sont abandonnés et c’est dommage (sans compter quelques incohérences sur certains personnages). Du côté du dessin, c’est très moyen, très caricatural. Cela reste quand même très lisible, mais on est loin de la puissance du premier récit. Enfin concernant l’édition elle-même, c’est du bonheur : un très beau livre (bien lourd, il pèse presque 3 kilos) avec des choses très intéressantes dont pas mal de crayonnés.
  • Spiderman Noir : Premier album de cette nouvelle expérience de Marvel, cette réinvention de Spiderman dans les années 30 est une vraie réussite. Certes, on est dans le cadre du « elseworld » tout ce qu’il y a de plus classique (transposition de l’univers du héros, clins d’oeil…) mais c’est très bien fait. Le cadre des années 30 est très bien rendu, et les variations sur les personnages principaux sont bien trouvées (bon par contre il faut reconnaitre que la « naissance » de Spiderman est un peu facile). Du côté du dessin c’est très réussi, l’ambiance est parfaitement restituée. Un très bon album pour une somme plus que raisonnable, je pourrais faire mon George et demander « What else ? » 😉
  • Wildcats 1 : J’ai résisté longtemps, puis j’ai fini par prendre cet album qui marque la reprise de la série par Alan Moore. Assez peu familier de l’univers des Wildcats (j’ai découvert le groupe avec Wildcats 3.0), j’ai eu un peu de mal à entrer dans leur univers particulier mais c’est vraiment très intéressant, et la scission entre les deux mondes (Terre et Khera) est bien trouvée. Cela reste du récit de super héros mainstream, mais avec des petites choses plus profondes qui sont glissées subtilement (on discerne par exemple une critique assez acide des relations entre les Indiens d’Amérique et les colons). Du côté du dessin, c’est du classique de l’époque mais ce n’est pas vilain. Bref, un album certes pas indispensable mais à la lecture particulièrement agréable.
  • Namor Voyage au fond des mers : Même si je m’en défend habituellement, cette fois-ci j’ai acheté cet album uniquement pour le dessinateur, le talentueux Esad Ribic dont j’avais adoré le Silver Surfer Requiem (ainsi que Loki, mais celui-là je ne l’ai pas). Mais outre le dessin, le scénario est vraiment bon et nous avons une histoire où finalement Namor est assez peu présent et où règne une ambiance oppressante qui n’est pas sans rappeler l’excellent Abyss de James Cameron. Un très bon album que je recommande, j’ai passé un excellent moment à sa lecture.
  • Black Summer : On trouve décidemment de très bonnes choses chez Milady Graphics, comme en témoigne ce très bon récit de Warren Ellis. Black Summer est un peu le « What if » de Stormwatch, où on verrait ce que deviennent les super agents créés par le gouvernement une fois qu’il les lâche, avec des éléments d’Authority également. C’est très bon, Ellis se défoule dans ce récit très violent où tout est prétexte à des bastons de grande ampleur. Le concept des « armes » est également bien pensé, et le récit réserve quelques surprises. Du côté du dessin, c’est pas mal du tout, très détaillé malgré quelques confusions lors de quelques scènes de bagarre où on a du mal à voir du premier coup d’oeil ce qui est en train de se passer. Un très bon album pour pas très cher, encore une occasion de s’amuser avec le « What else ? »  Clonneysque 😉
  • Les Exilés t1 : Ca fait des années que je dis du mal des derniers travaux de Chris Claremont, faisant remonter mon immense déception quant au « déclin » du scénariste qui m’a fait aimer la BD de super héros à travers ses X-Men dont les sagas restent indétrônables dans mon panthéon des meilleures histoires que j’ai pu lire. J’ai donc beaucoup hésité à me procurer ce monster, car bien que j’aime beaucoup les Exilés j’avais peur d’être terriblement déçu. Et finalement j’ai sauté le pas et j’ai bien fait. Sans avoir non plus retrouvé l’éclat de son glorieux passé, Claremont a parfaitement capté l’esprit de la série (ce qu’il n’a pas su faire dans ses FF par exemple) et tout en intégrant les Exilés dans son univers de prédilection (les X-Men) il nous livre des récits qui se lisent vraiment très bien. Le seul hic de cet album vient des choix éditoriaux de Panini, qui ont zappé « Die by the sword » et donc rendent la transition entre deux partie de l’album particulièrement difficile. Du côté du dessin, c’est très bon et cela contribue au plaisir de lecture. Encore un album qui sans être indispensable reste une lecture très agréable (et à cause de lui j’ai envie de lire X-Men Forever maintenant, c’est malin).
  • Transmetropolitan t1 : Ca y’est, je l’ai fait, j’ai plongé tête la première dans l’univers de Transmetropolitan et j’adore ça. Grand amateur de Cyberpunk (j’ai presque tous les livres de William Gibson), l’ambiance particulière de cet univers m’a immédiatement accroché. Warren Ellis est en roue libre dans cette série bien barrée avec un personnage absolument génial dont on adore suivre les péripéties. C’est très cynique (à côté de Spider Jerusalem, le Dr House est un bisounours), et bourré d’humour noir. Quant au dessin de Darrick Robertson, il est absolument excellent et colle parfaitement à l’ambiance particulière du récit. Quand j’ai refermé ce tome, j’ai dû me faire violence pour ne pas lire les 4 suivants dans la foulée (bon il était tard aussi). A ne pas mettre entre toutes les mains, mais j’ai tendance à penser que les lecteurs qui aiment le Preacher d’Ennis aiment aussi Transmetropolitan, et vice-versa.

C’est tout pour cette fois, la prochaine fois je reparlerai sûrement de Transmetropolitan et j’espère aussi du nouveau Deluxe de Daredevil.

Du côté de la librairie

Voyons un peu ce que m’inspirent mes dernières lectures…

  • La Ligue des Gentlemen extraordinaires t1 : Après l’avoir lu à la sortie du film il y a quelques années – et après avoir patiemment attendu qu’une version sans défauts soit disponibles – j’ai enfin pu lire cet album d’Alan Moore. Ce premier volume est tout simplement excellent. Moore maitrise à la perfection cet univers particulier – l’Angleterre Victorienne – et nous livre une histoire dont il est difficile de s’éloigner avant d’en avoir lu la dernière page. Quant au dessin de Kevin O’Neill, il est particulier (assez caricatural) mais sert très bien le récit en apportant une atmosphère particulière à l’histoire. Les amateurs de bonus seront aux anges avec plein de choses à se mettre sous la dent, y compris une histoire sous forme de roman illustré. Et pour ceux qui se posent la question : oui le livre est bien meilleur que le film 😉
  • La Ligue des Gentlemen extraordinaires t2 : On retrouve là la drôle d’équipe d’Alan Moore dans de nouvelles aventures, cette fois situées dans l’univers d’HG Welles. Cela reste absolument excellent, même si l’ambiance générale est plus glauque que dans le premier tome qui reste un poil meilleur. Quant au dessin, la caricature est un peu moins prononcée mais le style est toujours aussi aisément reconnaissable et sert toujours aussi bien le récit. Comme dans le premier tome, il y a plein de bonus à se mettre sous la dent dont un jeu de l’oie assez particulier et un almanach du voyageur.
  • The Boys t4 : Les Garçons sont de retour ! Alors que le niveau de la série était en baisse (notamment à cause du remplacement de Robertson à la moitié du tome précédent), on retrouve ici la série en pleine forme. Ennis est totalement déchainé et ne recule devant aucun outrage du moment que c’est drôle (mention spéciale au calendrier, amis de la poésie bonjour ;)). Au dessin, on retrouve donc avec bonheur Robertson en grande forme. Si comme moi vous avez aimé les 2 premiers albums et un peu moins le 3e, donnez sa chance à ce 4e album qui vous fera passer un excellent moment.
  • Daredevil 18 : Après un dénouement explosif le mois dernier, Tête à cornes continue à nous passionner avec ce nouveau 100%. Brubacker, assisté de Rucka, continue de montrer sa grande maitrise du personnage et sa connaissance de son histoire. C’est simple, on dirait du Miller tellement c’est bon ! On retrouve donc notre DD accompagné de vieux visages qu’on a plaisir à retrouver; Côté dessin, le début est un peu en dessous du niveau habituel, mais par la suite on retrouve le style des albums précédents. Du très bon Daredevil, à consommer sans modération.

Bon maintenant je vais m’attaquer à Dark Knight, après avoir fait un peu de muscu pour soulever le livre 😉

Du côté de la librairie

En attendant de trouver le temps de vous livrer le premier bilan du mois de novembre, voici ce que m’ont inspiré mes dernières lectures en librairie.

  • Supreme tome 1 : Alors là, ça fait un moment que je voulais le lire celui-là. L’occasion s’est présentée et je ne le regrette pas. S’appropriant une création de Rob Liedfield, Alan Moore redéfinit totalement le personnage pour nous livrer sa propre vision de Superman. On peut dire du coup que le meilleur Superman actuel est le Supreme de Moore ! Ce premier tome, très justement intitulé L’âge d’or, est à la fois une réflexion sur les révisions de continuité vues par un personnage de comics et un homme aux aventures de Superman pendant l’Age d’or. Du coup il y a plusieurs styles graphiques, ce qui assez proche de ce qui a été fait ensuite sur Sentry, et on retrouve tout ce qui fait l’archétype de Superman pendant l’Age d’or (je ne donne pas de d??tails pour ne pas gâcher la lecture). Assurément une très bonne lecture, qui m’a littéralement captivé.
  • Supreme tome 2 : Une fois le premier tome fini, j’avais une forte envie de lire la suite ! Ce second volume est davantage axé sur le présent du personnage, les passages dessinés dans le style de l’Age d’or sont donc plus rares. Mais ça reste toujours aussi bon, j’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures de ce « sosie » de Superman.
  • Les enquêtes de Sam & Twitch 1 : Outre les volumes disponibles en Semic Books, Delcourt propose des enquêtes du célèbre duo de policiers sous forme d’albums en noir & blanc. On reste dans le domaine du glauque, Sam & Twitch écopant rarement de cas reluisants. Même si Bendis n’est plus au scénario, cet album est vraiment très bon et l’enquête est captivante. La seconde histoire, assez courte, est quant à elle très émouvante.
  • Les enquêtes de Sam & Twitch 2 : Autant je connaissais le premier tome depuis quelques temps (un prêt de mon frère), j’ai appris avec surprise l’existence de ce second tome assez récemment. Il est tout aussi bon que le premier, avec encore une enquête totalement captivante.
  • X-Men Magneto Testament : On m’en avait parlé, j’avais relégué cet album en liste de réserve (on ne peut pas tout acheter) et finalement j’ai eu l’occasion de le trouver en brocante à moitié prix et en excellent état. Cet album est pas mal, même s’il est un peu trompeur. On retrouve en effet des éléments de la mythologie de Magneto, mais ce dernier n’est qu’un prétexte pour faire un récit traitant de l’horreur de l’Holocauste. Ca reste une histoire prenante et qui se lit très bien, mais c’est plutôt un récit historique qu’une histoire sur sur les origines d’un super vilain.

Voilà, c’est tout pour cette fois. Et c’est le tout premier article écrit avec mon joli netbook tout neuf 🙂

Mes dernières lectures du côté de la librairie…

Voyons un petit peu ce que m’inspirent mes dernières lectures 🙂

  • Tellos (t1 à t3) : encore un achat de livres à 3 euros (et pour une fois la colle a tenu !), surtout pour le dessinateur de l’histoire principale (le regretté Mike Wierengo, qui m’avait absolument emballé sur Fantastic Four). Je ne dirai qu’une chose : j’ai adoré ! Cette histoire fantastique, à la frontière entre Lanfeust de Troy (sans l’humour « caca prout ») et Pirate Kitty, est magnifiquement racontée. La fin m’a surpris mais n’a fait que renforcer la force du récit. si vous aimez les histoires d’aventure sur fond de Fantasy cette série est faite pour vous (d’autant qu’à ce prix…). Des petits récits annexes pour présenter les personnages sont inclus dans les albums, dessinés par d’autres artistes (dont l’excellent Mauricet) mais aussi bons que l’histoire principale.
  • Stryke Force : Après la déconvenue de The Agency, j’étais super inquiet en commençant la lecture de cet album. Et finalement j’ai été emballé. Certes le trait de Tyler Kirkham est parfois un peu limite (pour mémoire c’est lui qui a sévi sur Ultimate Fantastic Four) mais ça passe assez bien. L’histoire est sympa, sans être non plus la BD du siècle (c’est quand même assez bourrin).
  • Losers t1 : J’ai lu cette histoire juste après Stryke Force et je me suis dit « tiens c’est Stryke Force avec des gens normaux ». Losers raconte la quête de rédemption d’un commando lâché par la CIA et poursuivi à tort. C’est vraiment pas mal du tout, cet album s’apprécie comme s’apprécierait un petit film d’action sans prétention, avec une ambiance parano à souhait. Le seul truc vraiment dommage, c’est que ce n’est que le début de l’histoire (6 épisodes sur les 32) mais même sans connaitre la fin de l’histoire cet album peut se lire tout seul (pas de cliffhanger à la Lost). A noter que si vous avez ce livre et voulez lire la suite, le Semic Book a la structure du premier TPB, donc vous pouvez enchainer sur la suite en VO sans doublon (4 TPB font suite à cet album). Ou sinon il suffit d’attendre la réédition de Panini début 2010 (merci JN de me l’avoir rappelé !).
  • Star Trek – Compte à rebours : Pour faire court, si vous avez aimé le film de JJ Abrams vous aimerez le livre, et si vous n’avez pas aimé le film vous n’aimerez pas le livre. Ce qui est logique, vu que les mêmes scénaristes sont à l’oeuvre. Cet album « prequel » a pour objectif de solidement attacher le film à l’univers de Star Trek pré-Abrams, et détaille de façon précise tout ce qui a précédé le film. C’est vraiment bien, on apprécie de retrouver des têtes connues de l’univers Star Trek (par fanboyisme assumé des auteurs) et le dessin est très correct.
  • Punisher – Cercle de sang : présent sur ma liste de réserve depuis pas mal de temps, cet album a trouvé le chemin de ma bibliothèque grâce à une brocante (10 euros au lieu de 20, état quasi neuf). Et finalement je suis content de ne pas l’avoir payé 20 euros. Ce n’est pas que cet album soit mauvais, bien au contraire, mais je trouve que son graphisme a vieilli. Pourtant j’aime  bien Mike Zeck (Secret Wars quand même !), mais là il y a un je ne sais quoi qui me titille au fil des planches de l’album. Ca reste cependant une lecture fort agréable (amusant de retrouver le Punisher avec ses petites bottes blanches et son collant), mais ça m’aurait fait mal au coeur de le payer plein pot. Par contre je ne peux pas le conseiller aux amateurs du Punisher d’Ennis, c’est vraiment très différent.

C’est tout pour ce coup-ci, la prochaine fois je vous parle de Supreme 🙂

Un bon et un mauvais…

Ces deux derniers jours, j’ai continué mes lectures de livres en promotion et voici ce qu’il en ressort.

  • Kin : Cette histoire est particulièrement intéressante et bien dessinée (décidemment j’adore le trait de Gary Frank). Le résumé m’avait particulièrement séduit, et je n’ai pas du tout été déçu par le traitement de cette idée. Cette mini-série ravira les amateurs de complots 😉
  • The Agency : Là par contre, c’est une énorme déception. Grand amateur de romans de William Gibson (Neuromancien), je me régalais à l’idée de lire une histoire se passant dans un univers cyberpunk. Malheureusement, cette mini-série n’est qu’une histoire mal fichue regorgeant de violence et de gore gratuits. C’et bien la première fois que Paul Jenkins m’aura déçu.

Bon bin c’est pas le tout, mais j’arrive au bout de ma cargaison de comics destockés moi 😉 Prochaine étape : Tellos ! 🙂

Mes dernières lectures

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces derniers temps je lis beaucoup 😉

Voyons un peu ce que m’inspirent mes dernières lectures…

  • 303 (2 tomes) : Ecrit par Garth Ennis, 303 est un récit âpre et sans une once d’humour, ce qui peut surprendre quand on est habitués à des délires comme The Boys ou Punisher. Dans cette histoire Ennis dénonce la barbarie des guerres et de ceux qui les livrent en mettant en avant le « 303 », fusil de guerre au passé meurtrier. C’est une lecture dont on ne sort pas indemne, mais c’est captivant de bout en bout et le dessin de Burrows est vraiment bon.
  • Sarcophage : Pour mon second achat en Semic Noir (le premier étant Queen & Country) je n’ai encore une fois pas été déçu. Cette histoire de scientifique défiant la mort est absolument excellente. Certains passages sont particulièrement angoissants (dont la visite des Enfers), le dessin restituant particulièrement l’atmosphère oppressante du récit (le noir et blanc y est pour beaucoup).
  • Starman : Serait-ce sombrer dans la facilité que de dire que cette série mérite sa réputation de série mythique ? C’est pourtant le cas en effet ! La notion d’héritage si chère à DC est ici exploitée de façon magistrale par James Robinson à travers un récit tout simplement excellent. Quant au dessin, même si au début Tony Harris se cherche un peu (il n’a pas encore son trait d’Ex Machina) il est vraiment très bon. Même les fills-ins présents pour permettre à Harris de livrer ses planches (il a eu du mal à suivre la cadence) sont bons. Un excellent achat que je ne regrette absolument pas 🙂
  • Talent : Ce petit album contient une histoire fort intéressante et très bien fichue. Ce récit mêlant fantastique et thriller se lit très bien, même si on peut regretter qu’il n’y ait pas de suite à cette mini-série. En tout cas vu les promos actuelles sur la collection Angle ce serait vraiment dommage de passer à côté.
  • Umbrella Academy 1 : J’ai mis beaucoup de temps à me procurer cet album, principalement pour des raisons financières (j’avais toujours autre chose à acheter), mais ça y’est, je m’y suis mis ! Et franchement je ne le regrette pas. L’histoire est à mi-chemin entre Rising Stars et les X-Men des origines, et c’est vraiment très bon. Ce n’est pas toujours évident à suivre, mais ça vaut le coup de s’accrocher. Quant au dessin, il est très cartoon (comme Powers) mais il est vraiment pas mal du tout et colle bien au récit. A noter qu’outre le récit « principal » (qui donne son titre à l’album) on a aussi des petites histoires courtes dans ce livre, qui permettent de mieux saisir l’univers de cette série et de se familiariser avec les membres de cette Académie. Ces histoires sont tout aussi intéressantes et bien construites que La suite Apocalyptique. Bref, un bon album dont j’espère bien pouvoir lire la suite.

C’est tout pour cette fois, j’ai encore plein de choses à lire dont je vous parlerai bientôt 🙂

Mes dernières lectures…

Les sorties librairie étant très chargées ces temps-ci (en nouveautés et en soldes), j’ai eu beaucoup de choses à lire, et je ne vais pas m’en plaindre 🙂

Voyons un peu ce qu’il ressort de mes dernières lectures…

  • Y le dernier homme t9 : on approche de la fin (10 tomes en tout), et la qualité est toujours au rendez-vous. Des révélations très importantes sont au programme de ce tome, les personnages sont toujours aussi bien dépeints et le graphisme fait encore une fois honneur à l’excellent scénario. Bref, un régal.
  • Authority – Kev : nous avons dans cet album deux histoires (Kev & More Kev) au ton totalement irrévérencieux, un peu gore et avec un humour le plus souvent en dessous de la ceinture (un peu comme The Boys mais encore mieux). Bon par contre les fans purs et durs d’Authority n’aimeront peut être pas voir leur équipe se faire malmener par ce sale gosse d’Ennis (personnellement je suis fan d’Authority et j’ai fini cet album plié en deux de rire). Quant au dessin de Fabry, il est vraiment très bon. Incontestablement un des meilleurs albums de l’année.
  • Fierce : encore une découverte grâce à la liquidation Angle Comics. Cette histoire est vraiment très bonne, le fantastique étant habilement mêlé au thriller. On ne s’ennuie pas du début à la fin (même si quelques ficelles sont un peu grosses) et le dessin très dynamique sert très bien cette histoire. Franchement il y a de la matière pour faire un film sympa.
  • Superman jour de deuil : zappé initialement pour cause d’allergie à Scienkenwicz, je me suis laissé convaincre par d’autres lecteurs qui avaient aimé La mort de Superman (comme quoi je ne suis pas le seul quoiqu’en disent certaines personnes) et je ne le regrette pas. Ce retour sur cet évènement est particulièrement bien fait, et confronte Superman aux conséquences de ses combats. Un très bon album, et à ce prix là ça ne se refuse pas.

Donc voilà, sinon je suis toujours en train de savourer mon Starman (environ la moitié, une méchante fièvre a un peu ralenti mon rythme de lecture) et pour l’instant c’est du bonheur. Mais j’en reparlerai 🙂