Bilan d’octobre 2012 (3)

Bilans de lecture

Après un second bilan en fin de semaine dernière, il est déjà temps de parler de quatre autres revues du mois d’octobre.

Je vous propose de nous intéresser aujourd’hui à Fear itself – The fearless 5, Marvel Classic 8, Marvel Universe 4 et Spiderman 4.

Fearless 5 (octobre 2012)Fear itself – The fearless 5 : Un bon numéro, surtout pour The Fearless

Comme à l’accoutumée, une double dose du The Fearless de Cullen Bunn ouvre la revue. L’auteur abat ses cartes et montre où il veut en venir avec cette histoire, et en profite pour mettre un coup d’accélérateur. Les deux épisodes sont donc particulièrement rythmés, avec beaucoup d’action et une histoire qui tient bien la route après avoir un peu tiré en longueur (à mon avis il y avait moyen de faire moins long). Il reste donc maintenant à attendre le dénouement de l’histoire ! Du côté du graphisme, on retrouve Paul Pelletier et Mark Bagley qui livrent des planches très réussies.

C’est ensuite Battle Scars que nous retrouvons, où Chris Yost abat ses cartes et nous révèle tout sur le mystérieux Marcus Johnson. L’épisode se lit, du moment où on arrive à faire abstraction de ce qui nous pend au nez avec ces révélations. Là aussi, même constat que pour The Fearless, plus de concision dans le récit aurait été appréciable. Par contre graphiquement il n’y a rien à redire, les planches de Scot Eaton sont fort jolies.

Un bon numéro, même si du côté de Battle Scars l’histoire part un peu dans le décor…

Fear itself – The fearless 5 – Panini Comics – 64 pages – mensuel – 4,30€


Marvel Classic 8 (octobre 2012)Marvel Classic 8 : Pas indispensable mais très sympa

Dans ce numéro de Marvel Classic, nous retrouvons des épisodes des Défenseurs datant des années 70. Roy Thomas et Steve Engleheart se relaient pour nous raconter les origines de ce groupe (ou plutôt de ce non-groupe) puis quelques unes de leurs aventures. Il se dégage de ces page un agréable parfum de comics d’antan, où la magie et le super slip classique se côtoient pour former un cocktail détonnant. Certes, les récits peuvent paraitre un peu simplistes par rapport à d’autres plus contemporains, mais il n’en sont pas moins intéressants (et c’est nettement moins indigeste que la confrontation Avengers/Défenseurs publiée en VF l’année dernière). Il est également bien vu d’avoir associé des fortes têtes de l’univers Marvel, dont le lien est finalement le Docteur Strange qui excelle dans l’art de la diplomatie. Il est juste dommage que même si les épisodes se terminent « proprement » (pas de cliffhanger) un subplot reste non résolu pour le lecteur VF. Mais je pinaille :)

Du côté du dessin, ce sont Ross Andru, Don Heck et Sal Buscema qui officient. J’ai une préférence pour le travail de ce dernier, mais les autres artistes livrent aussi un travail très correct (même si l’encrage du premier épisode est un rien particulier).

Un bon numéro, qui n’est pas indispensable mais qui a un goût fort agréable de Strange Spécial Origines ;)

Marvel Classic 8 – Panini Comics – 128 pages – trimestriel – 5,90€


Marvel Universe 4 (octobre 2012)Marvel Universe 4 : Un excellent numéro même si le graphisme est un peu moins bon

Les Annihilators sont de retour dans ce numéro de Marvel Universe, toujours sous la plume de Dan Abnett et Andy Lanning. L’équipe des poids lourd du cosmique se retrouve confrontée à une menace d’une très grande ampleur, que seuls les siamois du cosmique pouvaient imaginer. Le niveau de ces épisodes est une fois de plus très haut,  avec toujours ce mélange détonnant d’action, de sérieux et d’humour qui est la marque de fabrique des auteurs et juste ce qu’il faut de bigger than life. C’est avec ces épisodes que se termine (pour l’instant du moins) la phase « cosmique » de la revue, mais en tout cas c’est un bouquet final sacrément réussi. Par contre graphiquement je suis un peu déçu. Le travail de Tang Eng Huat est en effet correct, mais il dessine des visages que je trouve plutôt loupés.

Pour finir, nous retrouvons les aventures rocambolesques de Rocket Rackoon et de son acolyte Groot. Dan Abnett et Andy Lanning en profitent pour revisiter les origines de Rocket Racoon et même si c’est du bon gros retcon un brin tiré par les cheveux ça passe tout seul. Les épisodes sont très agréables à lire, et donnent envie de lire plus d’aventures de ce duo improbable. Du côté du dessin, le style cartoony de Timothy Green III dépeint à merveille l’ambiance délirante de cette histoire.

Un excellent numéro, avec du bon gros cosmique qui tâche :)

Marvel Universe 4 – Panini Comics – 128 pages – bimestriel – 5,70 euros


Spiderman 4 (octobre 2012)Spiderman 4 : Difficile de passer derrière Spider Island

Ce mois-ci, on commence par une triple dose d’Amazing Spiderman, avec toujours Dan Slott aux commandes. Les deux premiers épisodes forment un récit complet, tandis que le troisième s’intéresse aux Sinister Six. Les trois épisodes sont très réussis, l’auteur nettoyant (à l’instar de ses personnages) les conséquences de Spider Island, mais on sent quand même une baisse de rythme par rapport à Spider Island. Cela reste quand même très agréable à lire cependant, notamment grâce aux dialogues très réussis de Dan Slott. Du côté du dessin, Giuseppe Caumuncoli et Humberto Ramos font de l’excellent travail sur leur épisodes respectifs, même si j’avoue préférer le travail de Ramos (oui c’est bien moi qui ait dit ça ;)).

On passe ensuite à Avenging Spiderman, et ce mois-ci Zeb Wells se focalise sur les liens entre Spiderman et Captain America. Je suis un peu mitigé sur cet épisode. Il est en effet touchant, en voyant Spiderman tâcher de tisser un lien affectif avec Captain America, mais en même temps je trouve l’histoire un peu pataude. Graphiquement par contre c’est plutôt réussi, grâce au talent de Leinil Francis Yu.

Pour finir, Christopher Yost nous livre un nouvel épisode de Scarlet Spider. Le récit est vraiment intéressant, montrant un personnage complexe qui lutte contre ce qui l’a animé pendant des années pour devenir meilleur sans pour autant être une copie de son « géniteur ». L’histoire se lit vraiment très bien, et en plus les dessins de Ryan Stegman sont très réussis.

Un bon numéro, qui est un cran en dessous des précédents mais qui est tout de même réussi.

Spiderman 4 – Panini Comics – 112 pages – mensuel – 4,80€


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

De nouvelles sorties étant attendues cette semaine, je vous donne rendez-vous dès que possible pour la chronique des quatre revues suivantes du mois d’octobre.

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