Avengers : Interview de Clark Gregg

Avengers

D’Iron Man à Avengers, le sympathique Agent Coulson a pris de plus en plus d’importance de film en film.

Nous vous proposons aujourd’hui une interview de Clark Gregg, qui incarne l’Agent Coulson.

Agent CoulsonQ : Quel rôle a joué Marvel Comics dans votre jeunesse ?

R : J’étais un fan de Marvel Comics. J’étais un fan de Tony Stark et Iron Man et j’aimais bien Daredevil. Dans les années 1970, pendant le règne de Bruce Lee – ce qui ne me rajeunit pas – j’étais fan d’un type nommé Iron Fist qui était spectaculaire. Et il y en avait un qui était un petit peu plus irréel que tout ce que l’on pouvait voir et qui s’appelait Warlock. J’ai passé beaucoup trop de temps à dessiner ces choses dans mes cahiers alors que j’aurais dû travailler, ce qui est probablement pourquoi je fais ce que je fais actuellement. J’ai donc vraiment eu l’impression de gagner le gros lot quand on m’a appelé pour figurer dans Iron Man.



Q : Est ce que vous avez toujours eu l’impression que vous travailliez sur un très gros film ?

R : Je n’avais pas réalisé que nous étions à CE niveau de budget lorsque nous étions en train de le faire. Les films d’origines étaient un peu plus petits, ils n’étaient pas à ce très haut niveau de films très coûteux et je pense qu’en cela le script de Joss est très humain. De temps en temps je me sentais comme Chekhov en spandex, même si heureusement je n’étais pas en spandex. Les attentes étaient construites sur quatre ou cinq ans et pour les fans de comic books et les geeks cinéphiles fans de cet univers il devenait clair que nous allions vers les Avengers. Alors il se sont donné eux-même une plateforme incroyablement haute pour plonger. Et je pense qu’il est particulièrement miraculeux pour Joss, les gens de Marvel et le casting que le film plonge si parfaitement dans l’eau.



Q : Est-ce facile de jouer dans un film avec autant d’effets spéciaux ?

R : Je n’en ai pas fait beaucoup, principalement dans ces films, et il y avait des choses dans Thor auxquelles je réagissais alors que je ne les voyais pas en réalité. Ce
Lokisont des films où vous réagissez quand quelqu’un vous hurle qu’il s’agit du plus terrifiant extra-terrestre que vous puissiez voir. Oh, ça fait très Orson Welles, c’est horrible ! Mais dans ce film il y avait quand même beaucoup de choses qui étaient vraiment là. Il y avait cet incroyable Héliporteur et Tom Hiddleston est plutôt effrayant quand il porte ses bois de cerf. (rires) Il n’y avait pas autant de choses à imaginer que l’on pourrait croire.



Q : A quel point Joss Whedon travaillait-il en collaboration ?

R : Le script était très spectaculaire. Je pensais en fait que l’Agent Coulson tendrait un sweatshirt à Hulk quand il reprendrai sa taille normale et que cela serait tout ce qu’il aurait à faire. J’étais donc impressionné par l’intégration de chaque personnage – dont l’Agent Coulson – dans le script. Il y a eu une fois au début où j’ai changé quelques mots de dialogue. Je me suis excusé et il m’a dit de ne pas m’en faire car la façon dont je le disais était meilleure.



Q : Vous avez été réalisateur. Aimeriez-vous tenir les rênes d’un film de cette échelle ?

R : Ce qui m’a intéressé concernait des choses sombres, comiques ou dirigé par les personnages. C’est difficile de sauter le pas d’un employé de parc d’attraction obsédé sexuel et colonial du monde de Chuck Palahniuk à un super héros de Marvel. Mais j’en suis venu à ressentir la résonance de ces thèmes. Il y a quelque chose à propos de la nature spectaculaire de tout ceci, ainsi que d’éléments semblant enfantins et d’éléments de science-fiction, qui forme un tout intéressant pour que l’on Veuve noirese regarde sous un angle différent. J’avais commencé à essayer de trouver un moyen de convaincre ces personnes chez Marvel de me faire confiance avec un budget qui représentait un millionième de ce qu’auraient coûté ces autres films. Mais je ne voulais pas brûler les étapes. Cela ne m’aurait pas dérangé de faire un film à propos de Budapest – le personnage de Scarlett parle de cette énorme dette morale qu’elle a à cause de ce qui s’est passé à Budapest. Alors je pense qu’il pourrait y avoir un prequel à propos des gens du SHIELD. Cela serait un crossover entre le plus méchant film d’action de Hong Kong et Men in Black qui m’intéresserait beaucoup. Black Widow – The bad but very sexy years ! (La veuve noire – les années sombres mais très sexy, NDT).



Q : Je suppose que vous ne saurez jamais si vous sauriez gérer les égos sur un film comme celui-ci ?

R : Vous ne le savez jamais, particulièrement quand il y a tant de personnes qui sont habituées à être le centre de l’univers d’un film qui se retrouvent ensemble au même endroit. Mais il y a quelque chose à propos du script de Joss et sa personnalité, ainsi que le le fait que ces gens se sont déjà investis dans ces personnages. Du coup ces personnes mettent leurs uniformes et tout le monde a de nouveau 11 ans. Et il y a la belle version du clash des egos…Wow ! J’ai juste vu ce que vous avez fait ! Je dois essayer de le faire !



Q : Est-ce que c’est étrange d’avoir des poupées Avengers de vos personnages ?

R : Franchement, c’est mon rêve ! (rires) Mais Hasbro n’a pas proposé une figurine de l’Agent Coulson, malgré les demandes passionnées de mes douzaines de fans.



Q : Que faites-vous quand vous ne travaillez pas ?

R : Je joue ridiculement trop au basket pour un homme de mon âge, et je suis littéralement torturé par ma fille que je torture en retour. J’aime bien me mettre à danser en public quand nous sortons – juste pour ce que cela lui fait !



Merci à Way to Blue pour cette interview, traduite en Français par Watchtower Comics.


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