Avengers Age of Ultron – Focus sur Ultron

Avengers Age of Ultron
A la veille de la sortie du film Avengers, l’ère d’Ultron je vous propose de nous pencher sur ce dernier avec une featurette et surtout une longue interview de James Spader qui l’incarne à l’écran.


Featurette « Focus Ultron »


James SpaderJames Spader rejoint l’Univers Cinématographique Marvel pour jouer un méchant. Il se dit ravi de l’aventure et revient sur ce qui l’a séduit dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON : « Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. »

Il poursuit : « Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde… »

Précisant davantage les capacités d’Ultron, James Spader ajoute : « Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien. »

Ultron est déterminé à détruire tous les Avengers, mais l’un d’entre eux présente pour lui un intérêt particulier. James Spader reprend : « Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème. »
Robert Downey Jr & James Spader

James Spader a déjà joué au cinéma avec Robert Downey Jr., qui reprend ici son rôle de Tony Stark, alias Iron Man, et les deux hommes sont amis depuis des années. Pour James Spader, retrouver Robert Downey Jr. comme partenaire a été « un immense plaisir ». Il explique : « Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes. »

Pour James Spader, tourner AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a représenté de nouveaux défis : il n’avait jamais travaillé avec la capture de mouvements, essentielle à la création de son personnage, mais il était volontaire pour se lancer dans l’inconnu – une expérience qu’il a appréciée, selon ses propres termes. « Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici. »
C’est aussi la première fois que cet acteur chevronné travaille avec le scénariste et réalisateur Joss Whedon. Il confie : « Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable ! »

James Spader confie à propos du film : « C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique. »

Il précise : « Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même. »



Vous jouez l’un des plus célèbres méchants de l’univers Marvel. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. J’ai donc dit que ce projet m’intéressait très en amont, lors d’un rendez-vous avec Kevin Feige.

J’étais en train de tourner une série télé et j’en étais environ à la moitié quand Kevin m’a appelé pour me proposer le rôle d’Ultron. Il se trouvait que j’étais à Los Angeles, je faisais de la promo, et Joss a écrit quelques scènes pour me donner une idée de ce qu’allait être le personnage et voir si j’étais intéressé, si le rôle me parlait. J’ai retrouvé ensuite Kevin et Jeremy Latcham, et là ils ont apporté un dossier complet.

Le dossier contenait des illustrations montrant le personnage et ce à quoi il allait ressembler, et des pistes sur son évolution au cours du film. Ils avaient déjà incorporé des images de moi dans ce personnage. J’ai dit oui tout de suite, dans la pièce même où nous nous trouvions, parce que cela m’a semblé une aventure à la fois excitante et amusante. Et puis Robert Downey Jr. est un très vieil ami que je n’avais pas vu depuis longtemps, nous n’avions pas travaillé ensemble depuis des lustres et je pensais que ce serait plaisant de le retrouver sur un plateau.

Pouvez-vous nous parler de la façon dont vous avez joué un robot, et de la motion capture ?

L’un des points intéressants est que l’on a volontairement incorporé certaines de mes expressions faciales à la structure métallique du personnage – un personnage qui évolue au fil de l’histoire et tente de se définir autrement que comme un être humain ou une créature artificielle. Et pourtant, il adopte des gestes de plus en plus humains, son corps et ses articulations bougent de façon de plus en plus humaine, et ainsi de suite.

UltronL’idée de base est née lors de notre première conversation avec Joss, quand je lui ai demandé quelle serait ma contribution au personnage d’Ultron. Il m’a dit que si je voulais, on pouvait ne pas se contenter de ma voix mais baser entièrement la création du personnage sur moi. Si j’étais prêt à franchir le pas, a-t-il précisé, ce serait formidable, mais le choix m’appartenait. Or, chaque fois que je fais quelque chose, je me donne à fond. C’est pour cela que je ne joue pas à des jeux d’argent ! J’ai répondu à Joss que j’étais partant pour la motion capture. Mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre…

La première fois que je suis arrivé au studio de motion capture, ils m’ont fait enfiler une combinaison et m’ont fait faire toutes sortes de mouvements, des exercices avec des gestes et des postures précises, qu’ils ont enregistrés grâce aux capteurs disposés partout sur ma combinaison et à des caméras placées tout autour de moi. Puis ils ont tout entré sur ordinateur et à peine 10 minutes plus tard, j’avais sous les yeux, sur les écrans, une image brute d’Ultron, mon personnage, et chaque mouvement que je faisais, il le faisait aussi ! Le lendemain, on a tourné en utilisant le processus complet, ce qui était pour moi à la fois intimidant et excitant. Je ne savais pas du tout ce que je faisais, tout me déconcertait, mais c’était génial et très amusant !

Quand je suis revenu un mois plus tard pour tourner, je savais très exactement dans quoi je mettais les pieds, et non seulement je me sentais à l’aise avec le processus, mais j’étais vraiment capable d’intégrer au personnage tout ce que je voulais faire passer, et je pouvais à présent servir de mon mieux la vision de Joss Whedon.

Vous avez pu jouer face à vos partenaires, dans la même pièce, en interaction. Cela a-t-il été une bonne chose pour vous ?

Je ne connais pas d’autre moyen de faire mon métier, je suis donc très reconnaissant que la technologie ait fait autant de progrès et me permette de jouer devant la caméra, sur le plateau, avec mes partenaires. Nous avons pu interagir les uns avec les autres, dans l’échange, je leur donnais tout ce que je pouvais et recevais d’eux tout ce qu’ils me donnaient. Ce que je ressens sur un plateau de cinéma est toujours dicté par le personnage que j’interprète. Mais ici, cela a particulièrement bien fonctionné. Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde…

Tony StarkQu’éprouve Ultron au sujet de Tony Stark ?

Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème.

Vous retrouvez Robert Downey Jr. après avoir tourné avec lui il y a plusieurs années…

Retrouver Robert a été un immense plaisir. Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes.

Comment Ultron tourne-t-il la technologie à son avantage ?

Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien.

Comment s’est déroulé le tournage sous la direction de Joss Whedon ?

Quand Joss est venu me trouver à mon appartement de New York, nous sommes montés nous installer sur le toit et nous avons discuté pendant des heures en dégustant une bouteille de vin. Cela n’a fait que confirmer mon envie très forte de me retrouver sur un plateau avec lui. J’adore ce qu’il écrit. Il était enthousiasmé par l’originalité du personnage ; pas uniquement par ce qu’il peut avoir d’intimidant ou d’agressif, mais par ses incertitudes et ses problèmes – qui sont nombreux. Cela le fascinait, et moi aussi. Joss sentait une profonde dichotomie chez Ultron, et voyait en lui un être en contradiction avec lui-même. Je trouvais cela intéressant, cela s’inscrivait complètement dans la sphère d’influence de ce personnage, qui est très vaste. Sur le plateau, Joss distille cette vision d’ensemble jusque dans les moindres détails, et je trouve cela essentiel dans la relation entre un réalisateur et un acteur. Il est très précis et consacre beaucoup d’attention aux moindres éléments qui peuvent affecter l’ensemble.

Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable !

Pour vous, qu’est-ce qui a été le plus agréable dans le tournage de ce film, et le plus difficile ?

Pour répondre aux deux aspects de la question, c’est sans doute la différence que cela représentait pour moi par rapport à tout ce que j’ai pu faire avant. Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici.

UltronQu’avez-vous le plus envie de voir dans le film, et selon vous, qu’est-ce que le public y trouvera ?

C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique.

Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même.

Source : Disney

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Administrateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

Une réponse à Avengers Age of Ultron – Focus sur Ultron

  1. rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr dit :

    bravo

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